• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsCercle des Ingénieurs Economistes

Areva démantelé : quel nouveau Yalta du nucléaire ?

Photo de Philippe Mabille

Christian Stoffaës

Publié le 09 juin 2015 à 15:33 - Mis à jour le 09 juin 2015 à 15:55

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La future plus grande centrale thermique du Burkina Faso obtient un soutien de 52 millions d'euros

  • 2

    Pourquoi Xavier Niel continue d’étendre son empire télécom dans le monde

  • 3

    Pourquoi l’industrie automobile française procède à une saignée sociale chez ses ingénieurs

  • 4

    Carole Delga : « Je préfère un TGV qu’une Micheline sur les rails »

  • 5

    Énergie : l'exécutif songe à s'attaquer au « tarif agent » des salariés d'EDF et Engie

  • 6

    Déficit de la Sécu : Macron missionne quatre experts pour repenser le financement de notre modèle social

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Les lourdes pertes d’Areva enfin constatées obligent le groupe nucléaire à se recapitaliser et à céder des actifs. EPR, Finlande, Uramin, grands contrats manqués : un champ de ruines, alors qu’étaient réunies toutes les conditions de continuation du succès du nucléaire français. Comment en est-on arrivé là ? Quelles pistes pour un nouveau Yalta du nucléaire avec EDF ?

L'Etat étant actionnaire commun (à hauteur de quelque 85%) d'EDF et d'Areva, la crise actuelle du spécialiste du nucléaire offre l'occasion de redistribuer son portefeuille et d'y tracer de nouvelles lignes de démarcation, l'Etat souhaitant confier à EDF la reprise de l'activité réacteurs nucléaires. EDF est reconnu leader dans ce domaine. Cette opération est un démantèlement d'Areva, groupe industriel fondé il y a quinze ans par la fusion de Framatome et de Cogema.

Ce n'est pas simplement un retour au statu quo mais un nouvel épisode qui s'ouvre. Il faudra restructurer les équipes d'ingénieurs, reconstituer le catalogue, etc. Il restera ensuite à connaitre le futur de l'aval du cycle et de la filière plutonium, qui faisaient partie intégrante du Yalta EDF-CEA de 1969.

On a tout dit des ambitions excessives d'Areva et de la témérité de s'affronter à son principal client. Mais pour comprendre, un éclairage historique s'impose. Dans électronucléaire on trouve les deux vocables - électricité et nucléaire : dès lors la question depuis l'origine est de savoir où tracer la frontière entre les deux superpuissances EDF et CEA.

La France a remarquablement réussi : 58 réacteurs, du même modèle, permettant de conséquentes économies d'échelle, harmonieusement répartis sur 19 sites interconnectés à haute tension ; l'électricité la moins chère du monde, pour un pays pourtant cruellement dépourvu de ressources énergétiques ; un bilan écologique sans carbone ; un atout décisif pour notre pays.

Ce succès a reposé sur une organisation industrielle assurant la coopération efficace entre le pôle électricité et le pôle atomique français. La répartition des rôles alloués à chacun - le « trépied » Framatome-Direction de l'Equipement d'EDF- CEA- fonctionnera un quart de siècle pour assurer ce remarquable succès.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Après la fin du programme d'équipement national (la dernière centrale, Civaux, est mise en service en 1997), les ambitions concurrentes, portant notamment sur le leadership à l'exportation, briseront l'harmonie au sein de "l'équipe de France du nucléaire". Les filiales industrielles du CEA Framatome et Cogema sont fusionnées en 1999 pour créer un groupe intégré fort. Le secteur privé, Alcatel, successeur lointain d'Empain se retire. Le nouveau modèle de réacteur EPR, issu de la coopération avec Siemens plus sophistiqué que nos bons vieux REPs, se révèle plus coûteux et difficile à construire comme en témoignent la dérive des coûts et des délais du projet en Finlande, et même à Flamanville pourtant situé sur territoire français. Les disputes incessantes entravent la conquête des marchés étrangers prometteurs, et ce alors qu'EDF et Framatome avaient remarquablement réussi ensemble la construction de Daya Bay en Chine, ou de Koeberg en Afrique du Sud.

La frontière des monopoles stratégiques

Les dispositions d'origine, fixées à la Libération, instituent des monopoles d'Etat dans deux secteurs stratégiques. Selon l'ordonnance du 30 octobre 1945 le Commissariat à l'énergie atomique se voit conféré le monopole des questions nucléaires et doté d'un statut exceptionnel "mêlé au Gouvernement et cependant doté d'une grande liberté d'action", stipule le texte. Plus qu'un organisme de recherches le CEA est l'Etat lui-même : il est notamment chargé de "réaliser à l'échelle industrielle les dispositifs générateurs d'énergie d'origine atomique".

La loi du 8 avril 1946 nationalisant les 1450 entreprises d'électricité en confie le monopole à Electricité de France. De ces textes fondateurs résultera la compétition pour le leadership dans l'électronucléaire. Quelle technologie faut-il choisir entre toutes celles qui s'affrontent aux premiers âges de l'énergie atomique ? La guerre des filières opposera pendant une décennie les deux organismes, chacun s'appuyant sur un puissant corps social : la CGT, le PCF, l'idéologie du service public et de la Reconstruction d'un côté ; les Gaullistes, la Défense nationale, l'indépendance stratégique de l'autre- ceux-là mêmes qui avaient convergé à la Libération. Au moment où l'énergie nucléaire bénéficie d'un puissant élan (Atoms for Peace aux Etats-Unis ; Euratom en Europe), le CEA, se considérant comme le prescripteur, le constructeur, et l'exploitant des centrales nucléaires (comme son homologue soviétique l'est resté) vise à imposer la filière graphite-gaz (UNGG). L'intérêt de cette technologie est d'utiliser de l'uranium naturel, la France ne disposant pas alors la capacité de production d'uranium enrichi et qu'elle permet de produire par le retraitement des combustibles irradiés le plutonium, matière dont on fabrique la bombe atomique. Plusieurs centrales graphite-gaz seront construites - Chinon, Saint-Laurent des Eaux, Bugey.

EDF préfère quant à elle la technologie de l'eau légère pressurisée (REP), la jugeant plus compétitive : les faits lui donneront raison puisque c'est celle qui a gagné dans le monde. Mais elle requiert de l'uranium enrichi comme combustible et la technologie est américaine, les brevets du PWR étant détenus par Westinghouse et son licencié en Europe le groupe belge Empain. Pour la tester, EDF, en association avec la compagnie électrique belge ce qui lui permet de parer aux accusations de trahir l'intérêt national, construit Chooz A dans les Ardennes, centrale souterraine située exactement sur la frontière.

Le 17 octobre 1969 l'accident ayant entraîné la fusion du coeur du réacteur de Saint-Laurent des Eaux va permettre au gouvernement d'imposer son arbitrage. Le terrain est libre pour définir de nouveaux choix. De Gaulle est parti en avril ; André Decelle, inlassable adversaire du graphite gaz, a démissionné de la direction générale d'EDF, à qui succède Marcel Boiteux ; l'administrateur général du CEA Robert Hirsch est remplacé par André Giraud ; la commission PEON tranche en faveur du REP.
La nouvelle répartition des rôles est fixée : le CEA renonce au rôle de maître d'oeuvre des chantiers et d'exploitant des centrales ; la licence PWR est francisée au profit de Framatome, dont sont partenaires le CEA et Creusot- Loire, héritier d'Empain-Schneider ; le CEA filialise ses activités industrielles.

En contrepartie, EDF accepte d'adhérer au schéma du cycle intégré du combustible, de la mine à l'enrichissement, au retraitement et au surgénérateur. Et surtout d'y contribuer financièrement. Car l'usine de Tricastin de production d'uranium enrichi, basée sur la diffusion gazeuse ; l'usine de La Hague de production de plutonium, prolongement de Marcoule ; le prototype de surgénérateur de Creys-Malville, le combustible MOX, c'est-à-dire les justificatifs civils de la filière plutonium, coûtent cher. Le budget de l'Etat et du CEA avaient besoin des contributions du consommateur d'électricité pour y pourvoir, comme aujourd'hui pour la recapitalisation d'Areva.

À lire également

  • Macron assure que le rachat d'Areva n'aura pas d'incidence sur les tarifs EDF
  • Areva : l'Etat favorable à la cession des réacteurs nucléaires à EDF
  • La guerre EDF/ Areva sera-t-elle relancée dans le démantèlement des réacteurs nucléaires?

Le « Yalta du nucléaire » consécutif à l'accident technique de Saint Laurent des Eaux ouvrira la voie à la mise en oeuvre du programme électronucléaire français : d'abord dés 1970, le REP se substitue au projet UNGG de Fessenheim, en coopération avec les Allemands et les Suisses; le programme Messmer, décidé dans l'émotion nationale du choc pétrolier de 1973 ; puis la success story que l'on connaît. Excédé des disputes, l'Etat vient de fixer de nouvelles feuilles de route : de « l'accident financier » d'Areva émerge un nouveau Yalta, qui devrait permettre de valoriser pleinement l'atout nucléaire français, dont on attend la suite.

Christian Stoffaës

Sur le même sujet

Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
Jean-Christian Kipp

OPINION. « Révolte iranienne : il eût suffi qu’un uniforme change de camp »

La révolution iranienne n’a pas eu lieu. Des importantes manifestations qui ont embrasé le pays depuis le 28 décembre 2025 et de l’intervention militaire israélo-américaine déclenchée le 28 février 2026, résultent non pas l’effondrement du régime des Mollah mais son renforcement et une répression durcie. Ce constat brutal mérite que l’on s’y arrête, sans complaisance.

Idées & Débats
François Rousseau

OPINION. « Et si l'un des meilleurs choix d'avenir pour les jeunes était l'industrie ? »

Alors que l’année scolaire vient de se terminer, des milliers d'étudiants s'apprêtent à franchir une étape décisive, qu'il s'agisse de trouver un stage ou de décrocher leur premier emploi. C'est un moment charnière, souvent anxiogène, où les choix d'orientation se cristallisent, et où les préjugés peuvent peser lourd.

Idées & Débats
Ruchir Budhwar

OPINION. « Aérospatial : l’IA au cœur d’une nouvelle trajectoire industrielle »

Idées & Débats
Guillaume Chiche

OPINION. « Investissements étrangers : après l’attractivité, l’exécution »

Les annonces d’investissements étrangers constituent une excellente nouvelle pour la France. Mais être choisie ne suffit plus.  Elle a besoin que les décisions d’investissement deviennent des projets livrés, des emplois créés et de nouvelles infrastructures qui contribuent durablement au développement des territoires.

Idées & Débats
Serge Hanoca

OPINION. « Business France, l’illusion d’une reconquête sans moyens »

Réarmement économique ou désarmement budgétaire ? Un droit de réponse de Serge Hanoca, Collaborateur de Business France et secrétaire du CSE (*)

Idées & Débats
Hamid Enayat

OPINION. « La véritable peur de l'Iran n'est pas la guerre... C'est la paix »

Idées & Débats
Charles Cuvelliez

OPINION. « Les drones ont ouvert un nouveau chapitre de la guerre hybride  »

D’après l’IISS, l’International Institute for Strategic Studies, un think tank basé à Londres spécialisé dans l’analyse des questions de sécurité internationale, de défense et de géopolitique, qui s’est livré à une véritable enquête policière, le Kremlin a bien orchestré une campagne de drones au-dessus de l’Europe.

Idées & Débats