Avenir d’EDF : bras de fer final entre le gouvernement français et Bruxelles
Juliette Raynal
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CHARLES PLATIAU
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"Une affaire de semaines". Le gouvernement français se donne encore quelques semaines pour décrocher un accord avec la Commission européenne sur l'avenir d'EDF, après de longs mois de négociations techniques et politiques. L'exécutif estime désormais être dans "la dernière ligne droite pour aboutir, ou non, à un accord" autour du projet de réorganisation Hercule. Raison pour laquelle les ministères de l'Economie et de la Transition écologique ont organisé, hier et aujourd'hui, une rencontre avec les représentants syndicaux d'EDF, demandée par ces derniers depuis de nombreuses semaines.
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Le projet Hercule consiste à réorganiser EDF pour lui donner les moyens de financer ses investissements dans le nucléaire et les énergies renouvelables où il accuse un certain retard. Il est directement lié à la réforme de l'Arenh (le mécanisme qui fixe le prix de l'électricité nucléaire que revend EDF à ses concurrents), souhaitée par EDF et le gouvernement, qui le considèrent comme un handicap, car ne couvrant pas la totalité des coûts de production. Jean-Bernard Lévy, le directeur général d'EDF, l'a ainsi qualifié à plusieurs reprises de "poison". De son côté, la Commission européenne veut, elle, s'assurer que la hausse du prix du nucléaire régulé en France (qui permettrait donc à EDF d'accroître ses revenus) ne porte pas préjudice à ses concurrents.
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