Avenir d’EDF : peu de chances de voir la réorganisation aboutir avant l'élection présidentielle
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Le grand projet de réorganisation d'EDF est-il au point mort ? A l'occasion d'une assemblée générale de l'énergéticien, qui se déroulait ce jeudi 22 juillet, Jean-Bernard Lévy, le PDG du groupe, a assuré que les discussions se poursuivaient entre l'Etat français et Bruxelles.
Initialement baptisé "Hercule", le projet "Grand EDF" vise à réorganiser le groupe en trois entités (EDF Bleu, EDF vert et EDF azur) pour lui permettre d'investir massivement. Endettée à hauteur d'une quarantaine de milliards d'euros, l'entreprise doit développer à marche forcée les énergies renouvelables, où elle accuse un certain retard face à ses grands concurrents européens que sont l'italien Enel et l'espagnol Iberdrola. En parallèle, EDF doit continuer à investir dans le nucléaire pour maintenir son parc vieillissant et éventuellement relancer un nouveau programme.
Le bras de fer entre Paris et Bruxelles se joue sur le degré de relation entre les futures entités d'EDF. L'Etat français exige que le groupe reste intégré avec une stratégie unique. L'exécutif défend notamment la libre circulation des personnes (pour permettre, par exemple, qu'un dirigeant venant du nucléaire soit nommé à la direction des énergies renouvelables) et des flux financiers au sein des différentes entités. Objectif : pouvoir transférer les bénéfices d'une entité à une autre qui en aurait besoin.
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Cette vision est très éloignée de celle voulue par la Commission européenne qui voulait "l'éclatement d'EDF", selon Jean-Bernard Lévy. Depuis le début des négociations, cette dernière se positionne, en effet, pour une mise en concurrence libre et absolue entre l'hydroélectrique, le nucléaire et les énergies renouvelables, avec une étanchéité totale entre les différentes entités du groupe.
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