EDF serait prêt à racheter Efinor pour étoffer ses compétences en tuyauterie
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Cyrille-Dupont
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Au fur et à mesure que son carnet de commandes s'étoffe, l'opérateur historique veut renforcer ses compétences. Et notamment en matière de tuyauterie, alors que les problèmes de soudure de ses réacteurs nucléaires ont régulièrement défrayé la chronique. Pour l'EPR de Flamanville (Manche), c'était par exemple un défaut des piquages, c'est-à-dire des raccordements de tuyaux, qui avait alerté le régulateur et ralenti un peu plus le chantier, toujours en cours après dix ans de retard. Même sur le parc existant, une minuscule fissuration identifiée sur les circuits secondaires de trois centrales - Civaux, Chooz et Penly -, oblige aujourd'hui EDF à analyser l'ensemble des installations, et à en mettre à l'arrêt une partie.
Face à ce constat, et à l'heure où Emmanuel Macron lui demande de prolonger le parc au maximum, mais aussi de construire six nouveaux EPR sur le territoire, EDF lorgnerait sur l'entreprise de métallurgie Efinor, selon les informations du quotidien La Lettre A. Plus précisément, ce serait sa filiale Framatome, spécialisée dans la chaudronnerie, « qui devrait en faire rapidement l'acquisition », peut-on lire dans la publication numérique. Contacté par La Tribune, EDF n'a pas souhaité faire de commentaires.
De fait, un tel rachat ferait sens, puisqu'Efinor possède déjà une forte culture du nucléaire, avec un savoir-faire éprouvé sur les projets EPR, de Taishan (Chine) à Flamanville 3, en passant par celui d'Hinkley Point, au Royaume-Uni. Pour ce dernier, l'ETI normande avait même signé un contrat de 115 millions d'euros afin de réaliser, entre autres, les grandes piscines en inox destinées à recevoir le combustible, ainsi que la salle de commande.