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Energie : porté par la flambée des cours, Engie rehausse ses prévisions annuelles

latribune.fr

Publié le 17 mai 2022 à 08:32 - Mis à jour le 17 mai 2022 à 13:38

Engie vise une hausse reguliere de ses resultats de 2022 a 2024

Au premier trimestre 2022, le groupe a vu son résultat d'exploitation bondir de 74% à 3,5 milliards d'euros.

Stephane Mahe

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Déjà largement bénéficiaire en 2021, le groupe français s'attend à un résultat net pour 2022 situé entre 3,8 et 4,4 milliards d'euros, contre 3,1 à 3,3 milliards auparavant, notamment grâce à l'explosion des prix de l'énergie. Mais ce contexte instable pourrait finir par lui peser, alors que plane le risque d'une rupture d'approvisionnement en gaz russe .

Sans surprise, Engie continue d'être porté par l'envolée des prix de l'énergie. Alors que ce contexte favorable lui a déjà permis de dégager de confortables bénéfices en 2021, avec un résultat d'exploitation en augmentation de plus de 40 % par rapport à l'année précédente, le géant français revoit encore à la hausse ses prévisions pour 2022. Et table désormais sur un résultat net situé entre 3,8 et 4,4 milliards d'euros, contre 3,1 à 3,3 milliards auparavant, a-t-il fait savoir ce mardi 17 mai.

Au premier trimestre, le groupe a ainsi vu son résultat d'exploitation (Ebit) bondir de 74%, à 3,5 milliards d'euros. Son chiffre d'affaires s'est quant à lui élevé à 25,6 milliards d'euros, en hausse de 85% (en brut) par rapport à la même période un an plus tôt.

« Le marché européen du gaz est fortement impacté par la guerre en Ukraine, ce qui se traduit par un niveau de volatilité exceptionnel et des prix très élevés », a précisé l'entreprise.

Manque de visibilité sur les paiements à Gazprom

Reste que cette situation pour le moins instable pourrait bien finir par peser sur l'entreprise. Car à cette flambée des cours « s'ajoute le risque permanent de rupture des approvisionnements en gaz en provenance de Russie », ajoute-t-on dans ses rangs.

De fait, alors que le gaz russe représente toujours près de 20% de ses approvisionnements, le groupe tricolore a « besoin de clarté » de la part de l'Union européenne concernant le cadre d'un éventuel paiement en roubles du gaz russe, exigé par Poutine mais refusé par Bruxelles, avait souligné début mai sa directrice générale, Catherine MacGregor. Et pour cause, il devra honorer plusieurs paiements dans le cadre de contrats à long terme avec Gazprom aux alentours du 20 mai.

A cet égard, Engie a précisé ce mardi être « en discussion avec Gazprom » et a assuré avoir « pris les mesures nécessaires pour être prêt à exécuter ses obligations de paiement, pour autant que cela soit conforme au cadre des sanctions européennes et ne modifie pas l'équilibre des risques ».

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«Nous avons suivi le processus que d'autres acteurs dans l'énergie suivent et c'est un processus qui maintenant est assez bien jalonné et nous permet surtout de ne pas prendre une exposition devises», a indiqué Catherine MacGregor à des journalistes.

Concrètement, les entreprises peuvent payer sur un compte de Gazprombank en euros ou dollars avant une conversion en roubles sur un second compte ouvert auprès du même établissement. Le mécanisme a été suivi dans plusieurs Etats européens, mais la position de la Commission européenne reste floue, et celle-ci pourrait estimer qu'il d'agit d'un contournement des sanctions de l'UE.

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Cap sur le GNL américain

Sur le plus long terme, « le groupe se mobilise pour réduire sa dépendance à la Russie », avait par ailleurs fait valoir Catherine MacGregor lors de l'Assemblée générale des actionnaires du groupe, le 21 avril dernier. Notamment par la diversification de son portefeuille d'achats de gaz, en se tournant par exemple vers la Norvège ou l'Algérie.

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Mais surtout vers les Etats-Unis, en acheminant massivement du gaz de schiste originaire d'outre-Atlantique, dont les importations en France crèvent actuellement le plafond. Une stratégie déjà bien entamée, puisque le groupe a annoncé début mai la signature d'un contrat avec l'américain NextDecade pour importer 1,75 million de tonnes par an de gaz naturel liquéfié (GNL) de 2026 à 2041.

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