Éolien offshore : la France à la croisée des chemins

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A trop tergiverser, la France prend le risque de rater le coche de l'éolien offshore
A trop tergiverser, la France prend le risque de rater le coche de l'éolien offshore (Crédits : Reuters)
Entravés par de nombreux recours, aucun des parcs éoliens offshore français attribués en 2012 et 2014 n'a de chance d'émerger avant 2020. En outre, ils présentent d’importants surcoûts par rapport aux lauréats des récents appels d’offres en mer du Nord. L’État et les développeurs se sont accordés sur un partage de l’éventuelle surperformance, qui doit être notifié à Bruxelles. La France doit désormais faire vite, au risque de laisser passer sa chance de jouer un rôle sur un marché qui pourrait peser 700 milliards de dollars en 2030.

Isabelle Kocher avait prévenu : un rejet du parc éolien offshore du Tréport, remporté en 2014 par le consortium regroupant Engie, le développeur d'origine portugaise EDPR et CDC Infrastructures, aurait un impact très négatif sur l'ensemble de la filière française.

C'est finalement un avis favorable avec réserve qu'a rendu le 20 février l'Agence française de biodiversité (AFB), qui gère une partie de la zone concernée.

Il faut dire que la France, qui bénéficie d'une des meilleures ressources en Europe, est très en retard par rapport à ses voisins danois, allemand, britannique, belge ou néerlandais. Malgré de premiers appels d'offres lancés dès 2011, aucune chance de voir émerger une éolienne des eaux françaises avant 2021 au plus tôt. L'État ne souhaite sans doute pas charger encore plus la barque.

Tarifs confidentiels

Entretemps, la technologie a évidemment progressé et les coûts ont chuté. Alors que les tarifs - confidentiels - octroyés aux attributaires français en 2012 et 2014 sont estimés autour de 200 euros le mégawattheure (MWh), l'on a pu voir des enchères remportées par des projets de l'allemand EnBW (Energie Baden-Württemberg AG) et du danois Ørsted (nouveau nom de Dong, pour Dansk Olie og Naturgas A/S) sans aucune subvention (mais sans raccordement).

« Les acteurs qui ont remporté les appels d'offres sans subvention à l'automne 2017 parient sur une évolution favorable des coûts et du contexte politique et réglementaire européen », estime Emmanuel Nazarenko, directeur associé senior du BCG, qui vient de publier une étude consacrée au potentiel européen et au rôle de ses industriels sur le marché mondial.

Quoi qu'il en soit, on mise aujourd'hui sur des coûts en-dessous des 50 dollars le MWh à l'horizon 2020.

Financer une filière industrielle nationale

A l'époque, ces tarifs avaient été accordés en échange de la construction d'une filière industrielle sur le territoire français, dont l'implantation d'usines à Saint-Nazaire et au Havre. Pour cette raison, le prix ne pesait que 40% de la note accordée aux projets. Mais cette politique n'a pas eu l'effet escompté.

« Malgré la volonté de protectionnisme conduisant à accorder un poids significatif au contenu local, on a  assisté en France à une dispersion des efforts de l'écosystème, contrairement à ce qu'il s'est passé en Allemagne, car on a péché par excès de prudence, ce qui a abouti à une base industrielle trop fragmentée », observe Emmanuel Nazarenko.

En outre, les fabricants français sont soit passés sous pavillon étranger (Alstom Energie racheté par General Electric), soit ont purement et simplement cessé de fabriquer des turbines (Areva absorbé par Gamesa marié à Siemens).

Pourtant, GE honore les promesses d'Alstom et assemble bien ses turbines Haliade de 6 MW à Saint-Nazaire. GE Renewable Energy vient même d'annoncer un investissement de quelque 270 millions d'euros pour  déveloper en France la turbine la plus puissante au monde, dont 60 millions pour la modernisation du site de Saint-Nazaire où les nacelles seront produites, et près de 100 millions à l'usine LM Wind Power de Cherbourg, qui doit fabriquer les pales à partir de 2018. Baptisée "Haliade-X 12 MW", elle produira 45% d'énergie supplémentaire par rapport aux turbines actuelles et sera livrée d'ici à 2021. 550 emplois directs et 2.000 emplois indirects devraient être créés.

Quant à Siemens, numéro un de l'éolien offshore, suite à la décision rendue le 20 février par l'AFB pour le Tréport, il a confirmé son usine d'assemblage de nacelles au Havre ainsi qu'une usine de fabrication de pales, destinées à fournir également le parc de Yeu-Noirmoutier (consortium Engie) et celui de Saint-Brieux (Iberdrola).

Mais, à en croire l'étude du BCG, il n'y aura pas de place pour tout le monde.

Aujourd'hui, quatre développeurs, Ørsted (ex-Dong, un temps allié à EDF EN), le suédois Vattenfall ainsi que les allemands E.ON et RWE trustent les premières places. Le hollandais Shell et le norvégien Statoil ont également montré de l'intérêt pour ce marché, qui pourrait atteindre 700 milliards de dollars en 2030.

Brouillard au-delà de 2020

Selon les dernières statistiques publiées par l'association Wind Europe, 3,1 gigawatts (GW) ont été ajoutés en 2017 dans les eaux européennes, une progression de 25% qui porte la capacité installée totale à 15,8 GW. Cette puissance correspond à quelque 4.000 éoliennes réparties en treize parcs dans onze pays, dont 98% au Royaume-Uni, en Allemagne, au Danemark, en Hollande et en Belgique. Selon l'association, la puissance installée devrait atteindre 25 GW en 2020.

Les choses sont moins claires au-delà de cet horizon. Aujourd'hui, l'Europe représente 90% du marché mondial. Si celui-ci se développait au maximum de ses capacités, cette part pourrait à terme s'établir à 40%. Mais selon les experts du BCG, l'Europe a un rôle d'entraînement à jouer dans le développement global du marché.

Deux scénarios, très divergents sur le nombre d'acteurs impliqués

Le cabinet voit deux scénarios se dessiner : soit le Vieux Continent démontre sa volonté de sortir l'éolien offshore de la niche où il est aujourd'hui cantonné, soit il se contente de poursuivre un développement modéré.

Dans le premier cas, la croissance annuelle du parc européen s'élève à 16% en moyenne, soit 7 à 8 GW ajoutés chaque année, et une capacité installée dans les eaux européennes de 100 GW en 2030.

Dans ce scénario, deux turbiniers et trois à cinq fabricants de fondations se partageraient entre 600 et 700 éoliennes par an, qui seraient mises à l'eau par deux ou trois installateurs équipés de puissants navires spécialisés. Grâce aux économies d'échelle, les coûts d'interconnexion (qui pèsent aujourd'hui entre 12 et 20 euros par MWh) diminueraient de 66%.

Cette croissance européenne génèrerait un développement plus rapide encore (de 42% par an) dans le reste du monde, permettant d'atteindre 170 GW installés hors d'Europe en 2030, avec de nombreuses créations d'emplois à la clé.

Mais, pour que le marché européen (et donc, mondial) se développe à ce rythme, le BCG préconise un certain nombre de mesures : des enchères plus performantes, des investissements massifs dans les réseaux électriques, des politiques incitatives et une modification du fonctionnement des marchés électriques. Le temps écoulé entre les appels d'offres et la construction des parcs devra être raccourci, et les entreprises qui ne vont pas jusqu'au bout de leurs projets devraient être exclues.

« Le développement de contrats BtoB passés de gré à gré ou sur des marchés organisés permet également de valoriser l'énergie », évoque notamment Emmanuel Nazarenko.

Dans un scénario plus « business as usual », la croissance annuelle moyenne se maintiendrait en Europe au rythme annuel de 11%, soit de 2 à 3 GW installés chaque année et une capacité globale de 50 GW en 2030. 400 turbines par an seraient fabriquées, le marché se composant essentiellement du renouvellement de parcs existants. Ce qui ne serait pas suffisant pour faire vivre deux développeurs. Les acteurs européens iraient chercher la croissance ailleurs, selon un scénario similaire à celui du solaire depuis une décennie.

« EDF EN a d'ores et déjà réalisé ou exploite d'autres parcs éoliens offshore à l'étranger, à savoir au Royaume-Uni, en Belgique et en Allemagne, et compte le faire dans d'autres pays stratégiques pour le Groupe, rappelle Antoine Cahuzac, son directeur général. La France est au cœur de la stratégie, et, à ce titre, y développer cette activité est fondamental pour nous », ajoute-t-il.

Quelles chances pour les développeurs français ?

« Deux questions se posent pour les acteurs impliqués dans les parcs français, observe Emmanuel Nazarenko : d'une part, comment rentabiliser les parcs déjà attribués dans les conditions contractuelles, et par ailleurs, quelles sont leurs chances dans des appels d'offres face à des acteurs aux portefeuilles plus fournis. »

En effet, les développeurs qui comptent déjà plusieurs parcs éoliens offshore à leur actif se sont assuré ainsi des positions fortes face aux fournisseurs, et ont accumulé une expérience précieuse dans ces projets, très différents de la plupart des autres projets d'énergies renouvelables.

Les acteurs français estiment que les tarifs qui leur avaient été accordés sont pleinement justifiés. Ils s'expliqueraient notamment par des conditions de vent moins favorables et des fonds plus compliqués qu'en mer du Nord.

« Il n'est pas trop tard »

En principe, il était jusqu'à présent impossible de modifier les caractéristiques d'un projet en aval de l'appel d'offres. Mais en 2015, Ailes Marines (Iberdrola, RES, Caisse des dépôts) a obtenu l'autorisation de remplacer 100 éoliennes Areva de 5 MW par 62 machines Siemens de 8 MW sur le parc de Saint-Brieuc. Une évolution qui a très probablement amélioré l'équation financière du projet malgré les dénégations d'Ailes Marines. EDF EN en revanche conserve l'Haliade de 6 MW initialement prévue.

Quoi qu'il en soit, l'Etat a souhaité trouver un accord avec les trois consortiums lauréats des premiers rounds sur un partage des surperformances qu'enregistreraient les projets. Considéré comme une modification d'une aide d'Etat, cet accord, dont les modalités sont restées confidentielles, doit maintenant être notifié à la Commission européenne, qui devrait y répondre d'ici à l'été.

« Le savoir-faire des sous-traitants a beaucoup évolué ces dernières années dans les pays où l'éolien offshore se développe, reconnaît Antoine Cahuzac. En France, la filière reste à créer, mais il n'est pas trop tard. »

Plusieurs mesures du plan de libéralisation des énergies renouvelables sont de nature à simplifier et accélérer l'élaboration des projets. Mais, dans l'immédiat, l'Etat doit trancher entre un déblocage rapide des projets à un prix sans doute un peu plus élevé que ce qu'il pourrait obtenir aujourd'hui, et un report de la décision qui pourrait priver la France de sa part d'un gâteau tout juste émergent.

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a écrit le 02/03/2018 à 9:54 :
On en est encore au stade où la plupart des français croient que l'électricité vient de la prise électrique.
Un jour le réveil sera dur.
Réponse de le 02/03/2018 à 10:57 :
"On en est encore au stade où la plupart des français croient que l'électricité vient de la prise électrique."

Alors qu'il est bien connu qu'elle vient de la conduite à gaz...
a écrit le 02/03/2018 à 8:42 :
Record d'importation de gaz naturel en Allemagne en 2017.

Les importations de gaz naturel ont augmenté de 15% pa rapport à 2016,
a écrit le 02/03/2018 à 8:00 :
En dehors de faire du business sur le dos des consommateurs, quelqu'un ici pourrait-il m'expliquer à quoi sert l'éolien en général, et l'éolien en particulier?
a écrit le 02/03/2018 à 6:18 :
Il faut dire que l'equoition est simple, si la France investis massivement dans les éoliens Marine, cela donnera du travail au Americain ou au allemands..... Car ne pas oublier que le gouvernement haulland a laisser çe faire une OPA sur Alstom ( par faute de commande nationale) et que nous ne somme plus capable de construire des génératrice électrique de forte puissance .... Mais tous vas bien ....
a écrit le 02/03/2018 à 5:40 :
Notre pays est champion du monde dans beaucoup de domaines: les surcoûts des infrastructures, les délais liés à la bureaucratisation et aux pouvoirs attribués aux minorités-bloquantes-par-principe-plus-que-par-raison-, l'indigence en connaissance économique de nos élus de tous niveaux, le manque de vision de nos dirigeants nationaux. Résultats nous sommes en retard en matière de réalisme économique et création de chômage de masse alors que le travail productif est nécessaire au pays.
Réponse de le 02/03/2018 à 17:58 :
Nous sommes aussi champions mondiaux toute catégorie du pessimisme. Pourtant notre pays ne s’effondre pas économiquement, au contraire.
a écrit le 01/03/2018 à 22:04 :
Avec 22 lauréats dans huit régions françaises, le premier appel d'offres concurrentiel de l'éolien terrestre a rempli son objectif : faire baisser les coûts de près de 10 %. Une preuve de la compétitivité des solutions selon le ministère de la Transition écologique et solidaire et le Syndicat des énergies renouvelables. La moyenne de prix sur l'ensemble des dossiers retenus s'établie à 65,4 €/MWh. Ca va dans le bon sens car il est essentiel que nos prix de l'énergie soient les plus compétitifs possibles.
Réponse de le 02/03/2018 à 9:08 :
Un premier pas, mais c’est encore 4 fois le prix de vente au détail ! D’où la CSPE...
Réponse de le 02/03/2018 à 13:41 :
Vos sources ?
Aujourd'hui l'EPEX Spot est à 80 € / MWh et en moyenne à 40.
Pour vous donc 4*40 = 65,4 ?
Réponse de le 02/03/2018 à 17:50 :
@ Mines Paristech, qui utilise toujours abusivement le nom d’une école comme pseudo :

En l’absence de solution massive de stockage, le PV est installé en plus et non en remplacement de centrales pilotables nucléaires ou fossiles. Et vu que l’essentiel de ce parc est constitué de nucléaire et d’hydraulique à forts coûts fixes et faibles coûts variables, ces nouvelles installations coûtent cher en subventions et ne permettent pas d’économiser grand chose.

Tant que les coûts complets du PV/éolien seront supérieurs aux coûts variables du nucléaire (~10€/MWh), ces énergies ne pourront pas être considérées comme rentables. Et encore moins si elles continuent d’être subventionnées à hauteur de 4G€/an.
a écrit le 01/03/2018 à 20:58 :
@ Bachoubouzouc:

Les gros parcs éoliens off-shore récemment attribués en Europe (et qui bénéficierons des Haliade-X par exemple) ne sont pas subventionnés.

Mais bon, pourquoi fabriquer des éoliennes chez nous, quand on peut acheter de l'uranium au Nigeria...
Réponse de le 02/03/2018 à 17:42 :
A ma connaissance, le raccordement leur est encore offert.

Et encore une fois, vous parlez de parcs en Mer du Nord, où les fonds marins sont peu profonds et faciles, le productible énorme...

A quand un développement de l’éolien offshore non subventionné en dehors de la Mer du Nord ? Parce qu’aux dernières nouvelles, nos côtes ne sont pas au bord de la Mer du Nord, et nos appels d’offres ont été remportées par des offres autour de 180€/MWh.
a écrit le 01/03/2018 à 19:52 :
la vérité n'est pas dite, la France n'a plus la maitrise technique de l'éolien , Alstom qui s'y était mis sur le tard est maintenant repris par Général Electric et quand on n'a plus la maitrise de ses outils voici le résultat, il reste l'usine de st Nazaire et celle de Cherbourg pour les pales, le filière était nouvelle et innovante en attaque directe, les initiés comprendront , mais aujourd'hui, si GE poursuit?? où sera fabriqué l'alternateur coeur du système? Nos politiques ont bradé une industrie stratégique ; d'autre part il est désolant de constater qu'aucune règle sérieuse est adoptée dans l'éolien terrestre, on en met partout plutôt que de pivilégier des fermes en des lieux qui ne gênent personne , il est normal que les gens se défendent devant le mitage du territoire.
Réponse de le 02/03/2018 à 13:43 :
Et allez, encore des aneries !
Si 'on en met partout' et qu'il n'y a aucune regle, expliquez pourquoi un parce met 8 ans a etre erigé, entre enquetes publiques et recours ?
Aucune eolienne n'a le droit d'etre construite à moins de 500m d'une habitation, ca c'est la realité !
a écrit le 01/03/2018 à 15:45 :
Quelle tristesse de lire tant de commentaires de personnes aigries qui n'y connaissent rien sur l'eolien offshore.
Encore une fois la plupart des commentateurs (et des francais) se demarquent par une profonde resistance a tout changement, les acteurs industriels francais se font bouffer par leurs concurrent internationaux, et les memes commentateurs vont venir raler quand les energies renouvelables (eolien, solaire, biomasse) seront moins cheres que le nucleaire francais pour lequel il faudra passer a la caisse d'ici a quelques annees!
Comme l'explique tres bien l'article, les acteurs etrangers tels que EnBW et Ørsted sont aujourd'hui capable de construire des parcs eoliens offshores rentables sans subventions grace au development technologiques et un environnement plus favorable au business (pas de francais raleurs, moins de bureaucratie, etc.).
En clair, les chiens aboient, la caravane passe!
a écrit le 01/03/2018 à 13:17 :
On fait des avions, des bateaux et des turbines. Il y a donc un intérêt évident à faire des éoliennes, ne serait-ce que pour stabiliser les dites filières. Mais c'est hélas une caractéristique très française de se saborder nous-même.

Les mêmes qui se plaignent aujourd'hui des quelques parcs éoliens français, viendront grogner en 2030 quand on achètera nos éoliennes en Chine ou Inde.
Réponse de le 01/03/2018 à 17:21 :
Mettre en place des subventions très chères et un cadre réglementaire attractif ne garantit absolument pas le résultat à l'arrivée.

CF le pognon que l'Europe toute entière consacre à acheter des panneaux solaires chinois (80% du marché mondial).
Réponse de le 01/03/2018 à 20:54 :
@ Bachoubouzouc : le prix du panneau est négligeable dans une installation et Sunpower est bien représenté et Français (groupe Total). La procédure des appels d''offres permet des prix de déjà 55 euros le MWh en baisse rapide pour le solaire (dont tous les 3 mois selon l'offre) et 70 euros le MWh (qui vont encore être revus à la baisse) dans l'éolien. Les subventions auront donc duré très peu de temps entre 2010 et maintenant. Les EPR ne sont plus compétitifs, il faut donc bien envisager progressivement leur substitution au gré du développement technologique et anticipations de baisse des prix des renouvelables alors que ceux de l'EPR ne baissent nulle part.
Réponse de le 02/03/2018 à 10:07 :
Je pense plutôt que nous achèterons, si nous avons des sous, des centrales nucléaires aux sels de thorium aux chinois.
a écrit le 01/03/2018 à 13:14 :
N’oublions pas que cette production reste intermittente (EDF doit donc compenser les baisses de production) et surfacturée (la différence est piochée dans la CSPE). Alors il est urgent de reporter au maximum !
Réponse de le 01/03/2018 à 20:57 :
Intermittent à l'école également ! 50% de renouvelables et 46% de nucléaire sont confirmés par l'opérateur de réseau RTE comme pertinents et les réseaux allemands et danois sont les plus sûrs d'Europe grâce aux renouvelables.
Réponse de le 02/03/2018 à 6:17 :
Inexact, le réseau allemande fragilise l'Europe de l'électricité :
https://www.euractiv.fr/section/energie/news/border-dispute-lays-bare-germanys-fragile-electricity-infrastructure/

Voir aussi La Tribune :
https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/transition-energetique-le-virage-allemand-749872.html
a écrit le 01/03/2018 à 11:55 :
C’est un peu récurent tous ces loupés et retards. Comme si l’on pouvait se passer d’un marché en croissance de plus de 10 % par an. (il y a des études favorables depuis des décennies et le marché semble déjà en phase de consolidation, voir aussi étude Xerfi), alors que la France n’a pas beaucoup profité de l’aubaine.
On peut chercher des explications, des logiques, des excuses, des prétextes, comme quoi l’on ne peut « être à la fois au four et au moulin ».
On peut déplorer la perte de temps et le gâchis, car sous prétexte de restreindre ou de « monopoliser » le marché intérieur on perd par la même occasion un savoir faire et des références.
On pourrait aussi se demander pourquoi nos opérateurs pétroliers ne se sont pas investis dans l’éolien offshore, malgré qu’ils en maitrisent les technologies et en ont largement les moyens financiers. Peut être que c’est resté une « chasse gardée » ?
Les raisons échappent à beaucoup de monde, à se demander parfois si l’on n’est pas dans un raisonnement par l’absurde.
Il faudrait impérativement analyser le pourquoi de ce retard à l’allumage de plus d’une décennie pour éviter de reproduire indéfiniment les mêmes erreurs.
En tous cas il y eut un manque évident de bonne volonté et des erreurs stratégiques, sauf si l’objectif était des rester cantonné à des technologies certes prestigieuses mais limitées en termes de débouchés. Dans une dans une économie de marché le résultat compte et on commence à s’en rendre compte. Au moins je crois que tout le monde a bien compris que l’État n’a plus les moyens de soutenir des secteurs et des groupes qui n’évoluent pas.
Réponse de le 01/03/2018 à 13:39 :
L'Etat (l'Europe) aurait surtout dû mettre en œuvre dès le début la seule solution simple, efficace et rationnelle :

Une taxe carbone sur l'ensemble du marché européen, d'un montant suffisamment élevé pour que les externalités liées aux fossiles soient prises en compte dans le fonctionnement du marché.

Les acteurs auraient alors fait ce qu'il fallait, avec l'ensemble des technologies à disposition, de la manière la plus efficiente économiquement, pour atteindre vraiment le résultat attendu.

Au lieu de ça, on perd notre temps à poser rustine sur rustine sur un système mal calibré qui ne répond pas aux objectifs. On dépense un fric fou et nos émissions polluantes continuent d'augmenter.
Réponse de le 01/03/2018 à 21:06 :
La taxe C02 est impérative mais elle touche l'ensemble des secteurs dont l'automobile, l'aviation etc et nous importons toujours 50% d'énergies fossiles. De plus nos émissions importées sont plus élevées que d'autres pays européens; donc il y aura hausse des prix des produits importés. Il n'était pas facile de la mettre en place alors que l'économie tardait à repartir. Beaucoup d'entreprises européennes et de pays freinent sa hausse. Donc c'est assurément une des solutions mais la marge est assez étroite pour des secteurs qui ne seront toujours pas prêts (dont les transports, les agriculteurs etc)
a écrit le 01/03/2018 à 11:14 :
L'éolien, c'est du vent, ce n'est pas rentable. Ça ne se met en place qu'à coup de subventions colossales. L'énergie (le peu) ne se stocke pas (pour le moment) il faut avoir recours à des artifices en cas de non fonctionnement (centrales à gaz). En plus c'est moche et ça défigure la nature.
a écrit le 01/03/2018 à 10:49 :
Toujours les mêmes couplets: tarifs confidentiels, business as usual , brouillard tout en insistant sur la puissance installée et leurs juteuses perspectives. Je suis "fan" du vent mais force est de constater la faiblesse de la puissance produite eu égard de la puissance installée, le chiffre de 4% environ est souvent avancé pour qualifier la production d'énergie éolienne dans un mix (pour mémoire 4000 éoliennes actuellement en France). Ces énergies (éolien, hydrolien, etc.) nécessiteraient la maitrise d'une technique de stockage de l'électricité. J'observe que là ou nous construisons des éoliennes fleurissent des centrales à gaz à part le cas de la Norvège bien pourvue en barrages. Bref, existe-il un pilote?
Réponse de le 01/03/2018 à 21:14 :
Il est incohérent de prétendre à 4% d'éolien et en même temps la nécessité de centrales à gaz pour une si infime part alors que le réseau français peut accueillir sans problèmes plus de 40% de renouvelables intermittentes comme le rappelle RTE dans les rapports de la cour des comptes ou encore en 2017 dans ses scénarii de mix avec 50% de renouvelables et 46% de nucléaire (Ampère)
Réponse de le 02/03/2018 à 10:03 :
Cher Marine Paris Tec, merci pour vos commentaires, et aussi il serait bon de séparer dans les discussions sur "les renouvelables" la part de chacun en particulier l'importante participation des barrages.
a écrit le 01/03/2018 à 10:33 :
"Un marché qui pourrait peser 700 milliards de dollars en 2030." - J'ai arrêté de lire après cette ineptie.
Réponse de le 01/03/2018 à 13:43 :
Quoi, l'équivalent d'un tiers du marché pétrolier mondial, qui est actuellement autour de 2000 milliards de dollars par an ? Oui, ils ont peut-être exagéré un peu...
a écrit le 01/03/2018 à 10:23 :
Bizarre qu'on essaie de nous démontrer que sans aide de l'état la filière française sera éliminée par des concurrents qui, eux, se sont développés sans cette aide étatique massive ! A toujours vouloir mettre l'état partout on rate pratiquement tout à quelques exceptions près, et on pousse les entreprises à quémander des aides toujours bienvenues tout en ratant le coche de la compétitivité. La France le démontre tous les jours et les industriels qui basent leur stratégie sur l'état disparaissent les uns après les autres. Pourquoi en serait il autrement dans cette filière ? En plus, si je comprends bien, ces aides de l'état ont pour effet pervers de freiner, voire empêcher la mise à niveau des projets vers une meilleure productivité par des équipements plus performant ! pas grave , le contribuable paiera .............
Réponse de le 01/03/2018 à 21:22 :
Les renouvelables font l'objet d'appels d'offres (55 euros pour le MWh solaire et 70 euros pour l'éolien). Les prix baissent régulièrement. La CRE veille à ce que la rentabilité nette des projets ne dépasse pas 6% par an. On ne peut pas dire que les aides soient actuellement élevées. Le solaire comme l'éolien sont soutenus par la Chine et d'autres pays. Si on n'aide pas un minimum nos entreprises ont peut dire adieu à tous les emplois du secteur (16500 personnes et 950 entreprises dans le seul éolien) et devoir acheter en Chine un jour donc être dépendants au plan énergétique, n'ayant plus aucun savoir-faire et ayant perdu tous les marchés mondiaux. On a dejà perdu beaucoup d'industries, si vous souhaitez que çà continue laissez tout tomber et il vous faudra quitter le pays et chercher un job ailleurs ou ne plus avoir de retraite etc.
a écrit le 01/03/2018 à 9:51 :
L'histoire de l'eolien francais reflete bien toute l'évolution de l'industrie en France. Depuis 2004 et l'industrie ca pue, la France n'a plus de stratégie industrielle. Pour faire une filière, il faut des décisions stratégiques, un leadership. Les industriels francais n'existent plus et le ministere de l'industrie passe son temps à donner de l'argent à qui n'en a pas besoin. Sous Pompidou, la France a su créer des filières industrielles. Maintenant, tout est vendu à l'étranger et il faut prier qui acceptent de respecter les anciens contrats. Edouard Philippe etait maire du Havre non? qu'est ce qu'il a fait et qu'est ce qu'il va faire? Macron, l'industrie cela ne l'interesse pas vente de STX en echange de Banque italienne. Alors, donnons les clés au ministere de l'industrie allemand qui lui saura faire des filières francaises. l'ecologie ce n'est que de la facade et des taxes en France.
Réponse de le 01/03/2018 à 13:47 :
Peut-être qu'au contraire la France est malade de son pilotage stratégique systématique par l'Etat :

Nos industriels attendent maintenant de l'Etat une direction, au lieu de se payer des dirigeants dotés d'un cerveau. Et lui attribuent tous les reproches quand les résultats ne sont pas au rendez-vous, au lieu de se remettre en question.

On en oublie le principe de ce qu'est entreprendre : Identifier un créneau commercial rentable, se lancer, et essayer de prospérer. Entreprendre, et non pas suivre.
a écrit le 01/03/2018 à 9:17 :
L'éolien oblige à utiliser de façon intermittante des centrales au gaz.

Démarrer une centrale au gaz, modifier sa puissance augmente les émissions de CO2 par kwh

Une étude de l'université de Loughborough, en Grande Bretagne, sur une centrale à cycles combinés de 800 MW, donne les chiffres sont les suivants.

Puissance constante, autour de 780 MW, 350 grammes de CO2 par kWh
Démarrage rapide, 590 grammes de CO2 par kWh
Démarrage lent, 470 grammes de CO2 par kWh
Changement de puissance, 380-390 grammes de CO2 par kWh
Réponse de le 01/03/2018 à 21:31 :
Les variations du réseau dépendent moins des renouvelables que des appels de prix de marché (c'est comme la bourse). Les renouvelables n'ont nullement besoin de gaz ou de charbon inadaptés comme vous le soulignez mais d'un mix de renouvelables adéquat et d'une part de stockage qui varie de 15 à 22% maxi par exemple pour la France. Le stockage est techniquement prêt et ses prix baissent en même temps que l'essor des renouvelables. L'hydrogène on sait faire depuis plus d'1 siècle et la méthanation aussi. Leur compétitivité se rapproche donc on y investit un peu partout dans le monde (Japon, Australie, Etats-Unis, Europe, Chine etc). Le problème sera donc réglé en même temps que la part des renouvelables se sera développée. Plus les prix des renouvelables baissent plus les stockages comme l'hydrogène/méthanation deviennent rentable.
a écrit le 01/03/2018 à 8:33 :
pas de probleme, Segolene, notre geniale ambassadrice chez les pingouins va resoudre le probleme. D ailleurs Macron vient d elui donner un chauffeur et garde du corps (au cas ou des pingouins belliqueux en voudraient a notre madone)
a écrit le 01/03/2018 à 5:41 :
comme toujours la France est prompte à vouloir urenchérir sur tout. durant la COP, les politiciens francais tonitruaient qu´ils étaient ambitieux et voulait que tout le monde soit à leur niveaux.

apres quelques années , on se rend compte que les autres pays avancent en silence et installent de la puissance tandis que la France n´a meme pas commencée....
Réponse de le 01/03/2018 à 10:05 :
Au-delà des tracas administratifs propres aux pays non-anglo-saxons que nous rencontrons, il faut bien reconnaître que l’éolien offshore s’est beaucoup développé dans tous les pays autour de la Mer du Nord parce que cette région est exceptionnelle pour cette énergie :

Gros productible, fonds marins peu profonds et faciles, industrie offshore préalablement bien développée...

En dehors de la Mer du Nord, l’éolien offshore ne s’est développé à peu près nul part ailleurs dans le monde.
a écrit le 28/02/2018 à 19:55 :
Voir cet article troublant en date du 19 février 2018 et paru sur le site Sputnik :
« Production d'électricité: un système exceptionnel d’éoliennes serait inventé en Serbie ».
On ne sait pas quoi en penser tellement cela paraît invraisemblable.
a écrit le 28/02/2018 à 17:19 :
Avec deux gros freins comme le lobby nucléaire et le lobby pétrolier et nos politiciens à leurs bottes difficile de prospérer dans ce domaine pourtant d'avenir.

Quel gâchis.
Réponse de le 28/02/2018 à 18:43 :
Accusations ridicules alors que EDF et Areva sont ou ont été les seuls vainqueurs de ces appels d’offre (et donc ceux qui souffrent le plus de ces retards).

L’aigreur n’autorise pas à dire n’importe quoi.

Voilà un travers bien français que de toujours accuser les autres de ses échecs.
Réponse de le 28/02/2018 à 19:08 :
Stratégie logique et classique, quand on ne peut pas empêcher la concurrence on l'avale.

Vous ne devriez vraiment pas venir vous exposer sous mes commentaires vous hein j'en connais bien plus que vous.

"Voilà un travers bien français que de toujours accuser les autres de ses échecs. "

Mes échecs voilà, ben oui je suis à la tête de l'empire du côté obscure de l'énergie renouvelable, non mais n'importe quoi... Pourquoi ne pouvez vous pas vous empêcher de toujours trahir des signes de troll ?
Réponse de le 01/03/2018 à 9:55 :
Vous dites qu’EDF et Areva ont pris le risque de perdre des milliards d’euros pour soi-disant couler une filière dont ni le productible potentiel, ni les possibilités techniques (énergie non pilotable et intermittente) ne la place vraiment en concurrence du nucléaire ? M’enfin c’est ridicule !

Et sinon, apprenez à réfléchir de manière un peu plus logique et à argumenter un peu mieux avant de jouer les gros bras.
Réponse de le 01/03/2018 à 9:59 :
Par ailleurs, le « accuser les autres de ses échecs » n’était pas forcément destiné à vous mais plutôt à l’ensemble de la filière ENR, pour qui accuser le nucléaire de tous les maux de la terre est devenu presque un leitmotiv.
Réponse de le 01/03/2018 à 10:40 :
"Vous dites qu’EDF et Areva ont pris le risque de perdre des milliards d’euros pour soi-disant couler une filière"

Non ils ne perdent pas de l'argent puisqu'ils l'investissent, Vous trollez ou vous ne comprenez rien à l'économie et n'êtes là que pour parler dans le vide.

"M’enfin c’est ridicule !"

En effet votre version est ridicule mais n'est pas la mienne.

"Et sinon, apprenez à réfléchir de manière un peu plus logique et à argumenter un peu mieux avant de jouer les gros bras. "

Puis alors vous sortez les arguments là, attention... -_-

"Par ailleurs, le « accuser les autres de ses échecs » n’était pas forcément destiné à vous mais plutôt à l’ensemble de la filière ENR, pour qui accuser le nucléaire de tous les maux de la terre est devenu presque un leitmotiv."

Alors qu'ils ont tort c'est vrai, le lobby nucléaire étant bien moins puissant que le lobby pétrolier c'est de ce dernier dont ils devraient se méfier en premier mais dans l'imaginaire collective on ne peut pas dissocier nucléaire de catastrophe et avouez que Fukushima, et Tchernobyl qui refait parler d'elle, font une très mauvaise publicité au nucléaire non ?

La faute à qui aux gens où aux responsables nucléaires qui ont défailli ?

Apprenez à vous remettre en question vous serez bien plus efficace, là vous ne faites que mouliner dans le vide.

Ah oui et vos deux commentaires rentraient dans un seul, prouvant votre manque évident de sérénité.

P.S.: C'est marrant à chaque fois que j'écris Fukushima mon correcteur veut le remplacer par Hiroshima, allez comprendre...
Réponse de le 01/03/2018 à 13:21 :
"Non ils ne perdent pas de l'argent puisqu'ils l'investissent, Vous trollez ou vous ne comprenez rien à l'économie et n'êtes là que pour parler dans le vide"

Un autre effet positif de réfléchir logiquement et de savoir argumenter : On est plus serein lors d'une discussion et on ne ressent pas le besoin de devenir inutilement agressif.

Sur le fond, vos propos ne tient là encore pas debout :

Un investissement qui ne rapporte rien (comme c'est le cas aujourd'hui et le sera pour toujours si ces marchés tombent à l'eau), c'est de l'argent perdu. C'est de l'ingénierie, des études géologiques et environnementales pour rien.

Le "lobby nucléaire", comme vous dites pour désigner des entreprises de toute façon sous le contrôle de l'Etat, a donc bien des milliards d'euros à perdre dans cette affaire. Pour rien, puisqu'encore une fois l'éolien offshore n'est pas de nature à pouvoir remplacer le nucléaire.
Réponse de le 01/03/2018 à 13:55 :
"Un investissement qui ne rapporte rien"

Vous ne me lisez pas ou faites semblant de ne pas comprendre, avoir aussi peu d'entendement n'est pas possible mais je le répète puisque ça vous amuse de troller hein.

Ils ne perdent pas cet argent qui leur rapporte puisqu'ils investissent dans un domaine d'avenir mais d'investir dessus grâce à leurs énormes capitaux, leur permet de garder la main dessus et d'en gérer l'impact et l'évolution.

Les nouvelles sont mauvaises et vous pourrez tout faire pour faire taire le messager, elles resteront mauvaises.

Alors au lieu de ne faire qu'essayer de tordre la réalité à vos fantasmes travaillez et évoluez pour changer.

Je ne dis pas cela pour contre comme vous le faites en permanence, je le pense sérieusement car je vois pondre le danger croissant de centrales nucléaires non entretenues parce que coutant trop cher du fait de l'échec commercial que c'est.

Cet article est alarmant: "Le talon d’Achille du nucléaire français" https://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/SINAI/57474 (gratuit),

Alors au lieu d'essayer de faire taire le messager réparez vos cuves enfin svp ! Votre comportement autant irresponsable que compromis est totalement inacceptable vous avez des responsabilités vitales, occupez vous en au lieu de venir vous ridiculiser sur les forums, merci.

LÀ vous ne faites que prouver que j'ai raison...

56 réacteurs nucléaires sur le territoire français, fukushima toujours pas réparé après 7 ans et Tchernobyl qui se réveille, votre aveuglement va finir par tous nous tuer là.
Réponse de le 01/03/2018 à 17:36 :
"Ils ne perdent pas cet argent qui leur rapporte puisqu'ils investissent dans un domaine d'avenir mais d'investir dessus grâce à leurs énormes capitaux, leur permet de garder la main dessus et d'en gérer l'impact et l'évolution."

Vous ne me lisez pas, ou faites semblant de ne pas comprendre :

Aujourd'hui, la construction de ces parcs n'est pas lancée. Certains s'interrogent même sur l'intérêt de les lancer vu leurs coûts assez faramineux (autour de 180€/MWh). N'importe quel revirement politique pourrait tout mettre par terre. Et tout retard coûte de l'argent à ces industriels.

Il n'y a aucune garantie que ce truc voit le jour. S'il ne voit pas le jour, l'argent mis jusqu'à présent dans la réponse à l'appel d'offre, l'ingénierie, les études, sera totalement perdu.

Aujourd'hui, on ne sait pas si l'éolien offshore sur la façade atlantique et méditerranéenne (je parle bien de notre cas à nous, inutile de nous rabâcher ad nauseam le cas de la Mer du Nord à laquelle nous n'avons pas accès) est vraiment un "domaine d'avenir" alors que pour l'instant il ne tient que grâce à des subventions massives, et qu'il n'y a absolument aucune garantie qu'il atteigne un jour le stade de la rentabilité.
Réponse de le 01/03/2018 à 17:46 :
"je le pense sérieusement car je vois pondre le danger croissant de centrales nucléaires non entretenues parce que coutant trop cher du fait de l'échec commercial que c'est."

Comme beaucoup, votre opinion n'est pas fondée sur des faits avérés mais sur une croyance basée sur de l'ignorance et de l'aveuglement :

Jusqu'aujourd'hui, l'ASN a validé les cuves du parc. Et surveille quoi qu'il arrive la bonne maintenance des équipements nécessaires à la sûreté des tranches.

Donc soit vous n'avez pas confiance dans son action (auquel cas il faudra argumenter pourquoi et vous savez aussi bien que moi que vous en êtes incapable), soit votre opinion ne tient pas la route.

Quand à l'affirmation du coût trop cher ou de l'échec commercial, c'est là encore un baratin en violant conflit avec la réalité :

Le Grand Carénage va coûter 50 milliards pour pouvoir continuer à produire 63GW pendant environ 30 ans. Si vous avez moins cher, vite, dites le nous...

Par ailleurs, ce parc assure autour de 80% de la production électrique française à bas coût depuis 30 ans. C'est littéralement la machine à cash d'EDF, qui lui permet de largement mieux survivre que ses concurrents à ce contexte de coûts bas. Tu parles d'un échec commercial !
Réponse de le 01/03/2018 à 19:54 :
Vous faites semblant de ne pas comprendre, vous répondez en double, je vous signale.

Adieu.

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