France : nouvelle campagne de prévention du risque nucléaire

L'Autorité de sûreté nucléaire va lancer en janvier une nouvelle campagne de distribution préventive de comprimés d'iode pour les populations habitant près d'une centrale nucléaire.
Il s'agira de la cinquième campagne de ce type en France depuis 1997.
Il s'agira de la cinquième campagne de ce type en France depuis 1997. (Crédits : Gilles Paire – fotolia.com)

Une nouvelle campagne de distribution préventive de comprimés d'iode pour les populations habitant près d'une centrale nucléaire sera lancée à partir de janvier, a annoncé l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Il s'agira de la cinquième campagne de ce type en France depuis 1997. La dernière a eu lieu en 2009. Les comprimés d'iode ayant une durée de validité de sept ans, il est temps de les remplacer.

En cas d'accident nucléaire, l'ingestion d'iode stable (iodure de potassium) est un moyen "simple et efficace" de protéger la thyroïde contre les effets de l'iode radioactif qui pourrait être rejeté dans l'environnement et qui est susceptible d'entraîner des cancers, souligne l'ASN. "Il ne s'agira pas seulement d'une campagne de distribution d'iode, mais aussi d'une campagne d'information sur le risque nucléaire", déclare à l'AFP Alain Delmestre, directeur général adjoint de l'ASN.

19 sites nucléaires d'EDF

La campagne de distribution va concerner les personnes et les collectivités (écoles, entreprises, administrations etc.) situées dans un rayon de 10 kilomètres autour des 19 sites nucléaires d'EDF. Cela représente environ 400.000 foyers et 2.000 établissements recevant du public, répartis sur 500 communes. Au-delà de ce rayon, il existe des stocks départementaux de pastilles d'iode qui pourraient être acheminés aux populations en cas de besoin, rappelle Alain Delmestre, chargé du comité de pilotage de la campagne.

Un accident nucléaire est possible en France

Près de cinq ans après la catastrophe de Fukushima, "on sait qu'un accident nucléaire est possible en France, même si ce n'est pas quelque chose de probable, loin de là", déclare Alain Delmestre. "Ce que l'on souhaite, c'est pouvoir faire progresser la conscience du risque dans l'opinion publique, en tout cas pour les populations qui vivent à côté des centrales nucléaires. Il y a des choses à faire, il y a des choses à connaître et il y a des principes à mettre en place", dit-il. Une fois la campagne d'information lancée, les populations vont recevoir un courrier les invitant à venir retirer en pharmacie des boîtes de comprimés d'iode.

Campagne de sensibilisation

Dans le cas où les personnes ne se déplaceraient pas, les comprimés leur seront finalement envoyés par la Poste quelques mois plus tard. Des réunions d'information seront organisées par les pouvoirs publics en relation avec les commissions locales d'information (CLI) et les maires pour permettre des échanges avec la population. La campagne est organisée par l'ASN en collaboration avec les différents acteurs concernés : les pouvoirs publics, notamment les ministères de l'Intérieur et de la Santé, l'opérateur EDF, les maires et élus locaux, des représentants des pharmaciens et des médecins, ainsi que les CLI. Les frais de la campagne sont à la charge d'EDF.

(Avec AFP)

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Commentaires 6
à écrit le 28/12/2015 à 10:05
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"Les comprimés d'iode ayant une durée de validité de sept ans, il est temps de les remplacer." Bof, au labo, on ne jetait pas l'iodure de potassium, de sodium, autre, parce qu'ils étaient trop âgés. C'est stable ces minéraux (en flacon brun). Un adm...

à écrit le 27/12/2015 à 9:36
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Bien-sûr le nuage s'arrêtera pile à 10 km alentour des sites... le reste de la population peut crever... c'est pas grave.

le 27/12/2015 à 17:37
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Non, ils peuvent tout simplement être évacués dans un délai suffisamment long. Comme à Fukushima, où malgré la fusion de quatre réacteurs les populations ont été exposées à des doses suffisamment faibles pour que l'impact sur la santé publique soit d...

à écrit le 26/12/2015 à 18:43
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En cas de catastrophe nucléaire en France, tous les biens immobiliers situés à moins de trente kilomètres d'une centrale seront invendables .....les centrales vieillissent et le terrorisme semble prendre de l'essor, le mieux ne pas habiter à proximit...

le 27/12/2015 à 17:43
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Ça vaut aussi pour les usines chimiques et tous les sites Seveso en général. Il faut reconnaître qu'il y a un risque, mais il faut aussi reconnaître qu'il est relativement faible. Ça serait assez stupide de refuser d'habiter à côté d'une centrale à c...

le 28/12/2015 à 10:14
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En général, on est à moins de 100km d'une centrale, chacun, donc la zone "intacte" serait étroite. Pourquoi vouloir "vendre" ? Vous n'êtes pas bien chez vous ? :-) Finalement la pédagogie pour 'au cas où' mais c'est censé ne jamais arriver, tout est...

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