Transport maritime de GNL : GTT vole de record en record

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La société d'ingénierie Gaztransport & Technigaz (ou GTT), a reçu fin décembre des commandes portant sur l'équipement de huit nouveaux méthaniers.
La société d'ingénierie Gaztransport & Technigaz (ou GTT), a reçu fin décembre des commandes portant sur l'équipement de huit nouveaux méthaniers. (Crédits : GTT)
En 2019, GTT a obtenu 57 commandes portant sur l'équipement de méthaniers, "Ce qui constitue une année record pour GTT", selon son PDG, Philippe Berterottière.

L'année 2019 d'est particulièrement bien terminée pour GTT. La société d'ingénierie Gaztransport & Technigaz (ou GTT), leader mondial dans les systèmes de confinement pour le transport par voie maritime et le stockage en conditions cryogéniques du GNL, a annoncé mercredi avoir reçu fin décembre 2019 plusieurs commandes de la part des chantiers coréens Hyundai Heavy Industries (HHI) et Hyundai Samho Heavy Industries (HSHI) portant sur l'équipement de huit nouveaux méthaniers.

Quatre de ces méthaniers seront construits par le chantier HHI : deux pour le compte d'un armateur asiatique et deux pour un armateur européen. Les quatre autres méthaniers seront construits par HSHI pour le compte d'un autre armateur européen. Les livraisons devraient s'échelonner sur le deuxième semestre 2022.

Commandes records de méthaniers en 2019

Ces contrats signés en fin d'année portent à 57 le nombre de commandes de méthaniers obtenues en 2019, "ce qui constitue une année record pour GTT", a souligné le PDG de GTT, Philippe Berterottière. "Ces huit dernières commandes confirment le dynamisme du marché observé tout au long de l'année", a-t-il précisé. Ces commandes de méthaniers annoncées par GTT, qui publiera ses résultats 2019 le 27 février prochain, ne représentent qu'une partie de son bilan commercial de 2019. GTT profite d'une nouvelle réglementation concernant la propulsion des bateaux. Elle doit réduire la teneur en soufre des carburants maritimes de 3,5% à 0,5% d'ici à 2020.

"A partir de cette année et surtout en 2020 quand la réglementation sera en place, il y aura une accélération des décisions de la part des armateurs", avait estimé l'année dernière dans un entretien avec La Tribune, Philippe Berterottière. Et de conclure que "le potentiel du GNL carburant, est considérable".

En 2018, GTT avait d'ailleurs déjà réalisé des prises commandes record. La société d'ingénierie avait obtenu la conception de cuves GNL pour 48 méthaniers, la réalisation de deux unités flottantes de stockage et de regazéification (FSRU) et d'un réservoir terrestre destiné à contenir de l'argon liquide à des fins expérimentales pour le compte du Conseil européen pour la recherche nucléaire (CERN). Sur le marché du GNL carburant, GTT avait signé un contrat pour réaliser une barge de soutage GNL de 18.600 m3 et une commande de cuve GNL pour le Commandant Charcot, le premier navire d'exploration polaire de Ponant (croisière).

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Commentaires
a écrit le 08/01/2020 à 20:01 :
"Elle doit réduire la teneur en soufre des carburants maritimes de 3,5% à 0,5% d'ici à 2020." nous y sommes depuis quelques jours, on doit donc ne pas dépasser 0,5% ? Il semblerait y avoir des normes "pleine mer" et accostage dans un port (surtout quand y a des habitations proches), sais pas s'ils ont deux réservoirs, très sulfureux (pas cher) et peu sulfuré (cher) pour s'adapter aux règles (si a y a qq fois des contrôles).
Pour aller à l'Ile Gotland (Suède), le ferry carbure au GNL, interdit de fumer à bord et au voisinage au port, en cas de fuites.
Réponse de le 09/01/2020 à 11:04 :
Sur ces grands méthaniers, il y aura toujours des fuites. Les avancées technologiques permettent de diminuer toujours les pertes, mais pas de les annuler. Les technologies ne doivent pas trop faire grimper les couts.
Je pense donc que l'étanchéité parfaite et bloquante à 100%, même si elle était possible sur le papier, ne sera jamais industrialisée pour ces grandes coques.
a écrit le 08/01/2020 à 18:35 :
"le premier brise-glace de croisière alimenté au GNL."

Au secours.

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