Hidalgo veut "sortir du nucléaire aussi vite" que possible (c'est-à-dire, dans très très longtemps)
latribune.fr

Anne Hidalgo, en février 2020.
Reuters
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Anne Hidalgo, en février 2020.
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En tant que désormais candidate socialiste à l'élection présidentielle, la maire de Paris affirme ce jeudi qu'elle veut "sortir du nucléaire" aussi vite que possible. Mais elle ajoute aussitôt que d'une part ce ne sera pas pour tout de suite et d'autre part qu'elle ne peut donner aucune date, tout cela étant la faute du retard de la France dans le développement des énergies renouvelables, dont elle souhaite bien sûr ardemment qu'elles prendront un jour le relai pour assurer la demande d'énergie électrique de la France.
Mais c'est le retard de la France qui empêche de donner un calendrier, soutient-elle:
Et d'ajouter :
"Il faut aller très très vite maintenant, puissamment, mettre toute une partie du plan de relance sur ces énergies renouvelables", "solaire et éolien pour l'essentiel", pour "sortir le plus vite possible du nucléaire", a-t-elle martelé.
Sur FranceInfo où on lui demande d'évaluer le réalisme des objectifs des candidats LFI Jean-Luc Mélenchon et EELV Yannick Jadot qui prévoient, respectivement, d'en sortir en 10 ans et en 20 ans, la maire de Paris rétorque que "c'est simplement impossible et ils le savent très très bien".
Gardant quelques flèches en réserve après cette volée adressée à ses concurrents de gauche, elle tacle également le président de la République au sujet de sa possible annonce attendue d'ici à Noël sur la construction de 6 nouveaux EPR sur le sol français:
Cette transition nécessite aussi "sûrement de retravailler sur un certain nombre de centrales existantes qui sont vieillissantes pour qu'elles puissent avoir une prolongation de vie jusqu'à ce qu'on puisse remplacer cela par les énergies renouvelables", a-t-elle ajouté.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Le patron des sénateurs PS Patrick Kanner a insisté sur Public Sénat sur le caractère "incontournable" du nucléaire en France.
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Mais "je préfère une usine nucléaire à la multiplication des éoliennes", a aussi remarqué le sénateur du Nord, jugeant que leur part "dans certaines régions, comme la mienne - et là je peux partager l'avis de M. (Xavier) Bertrand - c'est monstrueux", concluait-il.
(avec AFP)
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