L'éolien terrestre est-il devenu un gros mot ? C'est ce que l'on pourrait être tenté de croire alors qu'il n'est même pas mentionné une seule fois dans le projet de loi d'accélération des énergies renouvelables, présenté en début de semaine en conseil des Ministres, et que l'exécutif préfère louer les promesses des dames blanches des mers, plutôt que celles de leurs grandes sœurs terrestres. Engie, qui revendique la place de premier opérateur d'installations photovoltaïques et éoliennes terrestres en France, entend bien prouver le contraire. Ainsi, alors qu'Emmanuel Macron inaugurait en grandes pompes le premier parc éolien offshore français au large de Saint-Nazaire la semaine dernière, Catherine MacGregor a mis le cap vers une direction diamétralement opposée.
Ce vendredi 30 septembre, la directrice générale de l'ex-GDF Suez a choisi de se rendre à une cinquantaine de kilomètres de Dijon (Côte d'Or) pour célébrer le dixième anniversaire de l'un des tous premiers parcs éoliens terrestres de Bourgogne. « Il faut développer l'éolien en mer et terrestre. [...] On ne peut pas se reposer juste sur le nouveau nucléaire car la demande d'électricité va exploser, notamment avec le développement de la mobilité électrique. Il va y avoir un sujet de capacité », a-t-elle prévenu, en marge de cette manifestation.