Meublés touristiques : Bruno Le Maire se dit « ouvert » à une réforme de la fiscalité
César Armand
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C'est une ristourne qui n'en finit pas de déchaîner les passions. Louer un meublé touristique sur Abritel, Airbnb ou Booking permet en effet de bénéficier d'un abattement fiscal de 71% tant que les recettes n'excèdent pas 176.200 euros par an. Après un rapport de l'Inspection générale des Finances recommandant d'accélérer « l'extinction définitive » de cet avantage, puis, une initiative transpartisane Assemblée-Sénat, et enfin, une proposition de loi de la majorité présidentielle prévue pour mi-juin (avant d'être ajournée sine die), c'est au tour de l'exécutif de sortir du bois sur ce sujet.
Dès le 5 juin en clôture du Conseil national de la refondation (CNR) dédié au Logement, la Première ministre Elisabeth Borne a annoncé la remise à plat de la fiscalité des locations pour favoriser les locations de longue durée. « Aujourd'hui, la fiscalité locative est difficilement lisible, avec de nombreux régimes selon que le bien soit meublé ou non, selon le statut du bailleur. Or, la frontière entre les différents types de location est souvent ténue, et le système avantage les locations meublées de courte durée, tandis que certaines locations longues subissent une imposition à plus de 60% », a souligné la cheffe de gouvernement.
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« Il faut simplifier et remettre de la cohérence », a encore martelé la locataire de Matignon. Aussi a-t-elle demandé à son gouvernement d'étudier les manières de remettre à plat cette fiscalité. Message reçu cinq sur cinq par Bruno Le Maire. Sur BFMTV et RMC, le ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle s'est dit « ouvert à une réforme de la fiscalité sur les Airbnb pour qu'elle soit équivalente à celle d'autres logements ».
César Armand
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