Nucléaire : l'énergéticien finlandais Fortum veut construire des petits réacteurs en Suède et Finlande
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60% des Finlandais soutiennent l'énergie nucléaire, un record pour le pays nordique, selon Finnish Energy.
LEHTIKUVA
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60% des Finlandais soutiennent l'énergie nucléaire, un record pour le pays nordique, selon Finnish Energy.
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La relance du nucléaire civil se concrétise en Suède et en Finlande voisine, deux pays qui veulent renforcer leur autonomie vis-à-vis de la Russie en guerre en Ukraine. Ce qui se traduit aussi dans les urnes avec la récente victoire d'un nouveau gouvernement de droite et d'extrême droite en Suède, favorable à l'atome. Celui-ci a promis à ses électeurs de faire face à la demande croissante d'électricité dans le pays, avec la construction de nouveaux réacteurs. Ce sont donc de nouvelles opportunités commerciales pour Fortum. L'énergéticien finlandais a dit lundi envisager de construire de petits réacteurs nucléaires, notamment des petits réacteurs modulaires dits SMR, en Finlande et et en Suède.
L'enjeu pour le groupe Fortum, dont lequel l'Etat finlandais est actionnaire, est d'autant plus important qu'il vient de perdre un marché important en cédant, sous la pression, ses parts détenues dans l'Allemand Uniper. Suite à l'arrêt des livraisons de gaz russe, le fournisseur Uniper a perdu ses clients, forçant l'Etat allemand à nationaliser à 100% son géant. Aussi, avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, la Finlande était engagée avec le russe Rosatom sur le projet nucléaire par Fennovoima.
Pour ces nouveaux réacteurs, l'étude de faisabilité, qui va durer deux ans, « se concentre sur les marchés finlandais et suédois », a précisé le groupe dans un communiqué.
L'analyse sur le nucléaire permettra « d'identifier les prérequis commerciaux, technologiques et sociétaux », à la fois pour la construction de petits réacteurs modulaires et de réacteurs conventionnels.
En Scandinavie, ce mouvement vers le nucléaire est partagé par les citoyens. A commencer par la militante écologiste suédoise Greta Thunberg qui a plebiscité le maintien du nucléaire. Aussi, 60% des Finlandais soutiennent l'énergie nucléaire, un record pour le pays nordique, selon un sondage réalisé en mai par l'association professionnelle Finnish Energy.
En Finlande, où Fortum a construit la première centrale nucléaire du pays à Loviisa sur la côte sud en 1977, le nouveau réacteur EPR de 1.600 mégawatts d'Olkiluoto 3 s'apprête en décembre à rentrer en service normal, après 12 ans de retard.
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Le groupe suédois Vattenfall avait également annoncé examiner les possibilités de construire au moins deux petits réacteurs modulaires.
En France, Emmanuel Macron a ordonné la construction de six nouveaux réacteurs EPR, et de plus petits réacteurs SMR, à l'horizon 2035 dans le cadre de la stratégie énergétique.
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De nombreux pays optent pour une relance, ou au minimum une prolongation de l'usage des centrales existantes, alors que les années post-Fukushima, après la catastrophe de 2011, avaient détérioré la réputation de l'atome, jusqu'à inciter des pays comme l'Allemagne à sortir du nucléaire.
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