Petit réacteur modulaire nucléaire (SMR) : Rolls-Royce et le Royaume-Uni accélèrent la compétition mondiale
Maxime Hanssen
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... nt en avance, notamment sur la France et son SMR Nuward.
Alors que la France a annoncé, après une première tranche de 50 millions d'euros,un plan d'investissement d'un milliard d'euros pour soutenir le "nouveau nucléaire"d'ici à 2030, et notamment les petits réacteurs modulaires (SMR), un autre pays européen veut accélérer sur cette technologie considérée par certains comme d'avenir : le Royaume-Uni. Boris Johnson, le premier ministre britannique, avait déjà annoncé l'an dernier son soutien à cette technologie dans le cadre de son plan en 10 points pour une « révolution industrielle verte ». Avec un projet d'investissement global de 405 millions de livres sterling, qui pourrait être augmenté par de nouveaux investissements, la couronne britannique veut tenter de s'intégrer à la course mondiale ultra-concurrentielle autour de ces nouveaux réacteurs nucléaires.
Le gouvernement britannique va en effet financer le programme porté par Rolls-Royce à la tête d'un consortium qui planche depuis plusieurs années sur les SMR. La firme britannique va s'allier avec la société énergétique américaine Exelon et le fonds d'investissement BNF Ressources, affilié à la riche famille franco-britannique Perrodo, connue pour ses activités pétrolières, et classée 21e fortune française en 2021. Les trois partenaires investiront au total de 195 millions de livres sterling dans une nouvelle entreprise, Rolls-Royce Small Modular Reactor, sur trois ans, détenue à 80% par Rolls-Royce.
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Cette tranche d'investissements privés va déclencher l'aide du gouvernement à hauteur de 210 millions de livres. Le soutien public à Rolls-Royce intervient trois ans après que le groupe d'ingénierie britannique a menacé de fermer le programme SMR à moins qu'il ne reçoive un engagement à long terme pour cette technologie. En plus de cette aide publique, le consortium poursuit ses recherches de fonds. Il est discussion pour lever 55 millions de livres avec un investisseur potentiel dont l'identité n'a pas filtré. D'autres sociétés, dont l'américain Jacobs et le britannique Laing O'Rourke, qui faisaient auparavant partie du consortium, deviendraient des partenaires de la chaîne d'approvisionnement, a déclaré Rolls-Royce.
Maxime Hanssen
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