[Article mis à jour le 12/01/2023 à 17:15, avec les commentaires des sénateurs Daniel Gremillet et Franck Montaugé]
Donner un véritable coup de fouet à la filière du nucléaire, afin qu'elle puisse construire un maximum de réacteurs en un minimum de temps. Telle est l'ambition de la Commission des affaires économiques du Sénat, qui presse le gouvernement d'agir très vite et de manière bien plus radicale, afin de clore une fois pour toutes les années d'atermoiement sur le sujet. Quitte à brûler les étapes, en inscrivant d'ores et déjà formellement la relance de l'atome dans la loi, ont-ils fait valoir ce mercredi soir.
En effet, alors qu'ils commençaient l'examen du projet de loi du gouvernement sur l'accélération du nucléaire, les sénateurs ont largement musclé le texte avant de l'adopter. Car en « réduisant » la relance de l'atome à « la simplification des procédures » administratives, celui-ci s'avérait « très insuffisant », a justifié son rapporteur, Daniel Gremillet (LR). Autrement dit, en ne gravant pas dans le marbre la volonté de construire 6 puis 8 réacteurs EPR, comme l'avait annoncé à l'oral Emmanuel Macron en février dernier, le document pâtissait d'une absence de « vision politique et stratégique ». Un « manque » rectifié par les élus de la Chambre haute, lesquels ont adopté plusieurs dispositions pour s'assurer d'un renouveau rapide du nucléaire sur le territoire.