Energies renouvelables, nucléaire, gaz : les dossiers brûlants qui attendent la France en 2023
Juliette Raynal
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GAz
KWON JUNHO - Unsplach
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L'année 2023 s'annonce décisive pour la politique énergétique française. Les douze prochains mois seront, en effet, marqués par l'adoption de nombreux textes législatifs relatifs aux moyens de production d'énergies. Dès janvier, les parlementaires doivent voter la loi d'accélération sur les énergies renouvelables tandis que l'étude de la loi d'accélération du nucléaire, qui doit faciliter le démarrage des chantiers des six nouveaux EPR voulus par Emmanuel Macron, doit débuter au Sénat dans les prochains jours.
Surtout, les parlementaires devront se prononcer à l'automne prochain sur la toute première loi de programmation énergie climat (LPEC), dont découlera la nouvelle Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), c'est-à-dire le plan quinquennal d'objectif de production et de consommation énergétique.
A ce dense calendrier législatif national, s'ajoutent la réforme urgente du marché européen de l'électricité qui cristallise déjà de nombreuses tensions, notamment au sein du couple franco-allemand, mais aussi de nombreuses incertitudes concernant la disponibilité du gaz, qui dépendra, à la fois, de la sobriété, des conditions météorologiques, mais aussi de la reprise économique ou non en Chine. Tour d'horizon, des principaux enjeux énergétiques.
Pour des raisons économiques, de souveraineté et climatiques, la France doit accélérer le développement de ses capacités de production d'électricité décarbonée.
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Alors que les critiques contre les énergies renouvelables intermittentes persistent, il rappelle le rôle qu'ont joué les panneaux photovoltaïques et les éoliennes au cours des dernières semaines. « La sécurité d'approvisionnement n'aurait pas été assurée à certains moments de l'hiver sans le solaire qui a permis de passer le plateau [de consommation, ndlr] de 8 à 13 heures. A Noël, il y a aussi eu beaucoup de vent et cela a donc permis à EDF de faire des maintenances opportunistes sur ses réacteurs. Les renouvelables ont aussi permis d'économiser notre stock hydraulique », souligne-t-il.
Juliette Raynal