Poutine facture le gaz russe en roubles : les coupures menacent l'Europe
Juliette Raynal
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MAXIM SHEMETOV
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Les cellules de crise s'activent dans les différents pays de l'Union européenne. La Russie pourrait couper dès demain, le 1er avril, ses livraisons de gaz en cas de refus de paiement en roubles par les pays importateurs "inamicaux". La menace, déjà brandie la semaine dernière par Vladimir Poutine en réponse au gel des actifs de la Russie par les Occidentaux, paraissait lointaine puisque le Kremlin avait indiqué, pas plus tard qu'hier, que le paiement en devise russe se ferait progressivement et que ce nouveau système n'entrerait pas intégralement en vigueur dans l'immédiat.
Mais en l'espace de quelques heures, le ton a changé, Vladimir Poutine affirmant, ce jeudi 31 mars dans une intervention télévisée, que son pays ne livrerait plus de gaz aux pays "inamicaux" refusant de payer en roubles à partir de vendredi 1er avril. Il a ajouté qu'en cas de refus, "les contrats en cours seront arrêtés".
L'Allemagne et la France, quant à elles, ont réitéré leur opposition ferme à tout paiement en roubles. Les deux pays voisins ont, par ailleurs, indiqué cet après-midi se préparer à un potentiel arrêt des importations de gaz russe.
Concrètement, qu'est ce que cette menace signifie pour l'Union européenne et pour la France ?
Et si le Kremlin ne bluffait pas ?
Cette coupure empêcherait, en premier lieu, les pays importateurs de constituer des stocks, essentiels pour l'hiver prochain, la consommation de gaz étant très saisonnière. "Il faut aussi s'attendre à de possibles délestages chez les industriels", ajoute Nicolas Goldberg.
Juliette Raynal