Fondée par Robert Labeyrie, l'entreprise, devenue numéro un du foie gras et du saumon fumé, est restée fidèle à Saint-Geours-de-Maremne, dans les Landes. Mais le groupe de 3 200 salariés fait aussi une place croissante aux produits de la mer prisés des consommateurs.Son regard rieur devrait vous interpeller dans quelques semaines, lorsque les premiers foies gras seront mis en rayon en vue des fêtes de fin d’année. « A l’occasion de notre 80e anniversaire, nous avons décidé d’afficher pour la première fois le visage de notre fondateur, Robert Labeyrie, sur une gamme spécialement pensée pour offrir », annonce Stanislas Giraud, directeur général des produits dits premium - saumons et truites fumés, foie gras et charcuterie – du groupe éponyme.
Une façon de rendre hommage à l’homme, décédé en juin 2020 à 96 ans, mais aussi de réaffirmer ce qui fait la particularité de la marque numéro un de saumon fumé et de foie gras en grande distribution. « Nous sommes très fiers d’être restés fidèles à nos racines et à notre territoire. Ce qui a commencé comme ce qu’on appellerait aujourd’hui une autoentreprise est devenu un groupe de dix marques (Blini, Delpierre, Père Olive…) réalisant 901 millions d’euros de chiffre d’affaires dans le monde, dont 58 % en France », souligne Jacques Trottier, le PDG de Labeyrie Fine Foods.
Un groupe de 3 200 salariés
Si les actionnaires actuels, le fonds LBO France et la coopérative agricole basque Lur Berri, ont décidé de ce nom à consonance anglaise en 2012, pour faciliter les ventes dans 56 pays désormais, son ancrage reste bien à Saint-Geours-de-Maremne, près de Dax. C’est là que se trouvent son siège et sa principale usine, réalisant ses produits phares. « Nous employons ici 930 personnes à l’année, mais à partir de fin septembre, l’effectif va progressivement monter jusqu’à 1 500 avec des saisonniers venus en renfort pour préparer les produits vendus pour les fêtes de fin d’année », explique Laurent Lasquibar, le directeur de la performance et de la compétitivité industrielle.
Au total, Labeyrie compte 3 200 collaborateurs, travaillant dans ses douze usines en Europe, dont neuf se situent en France et quatre dans le Sud-Ouest. « Soyons fiers d’avoir de l’industrie agroalimentaire en France. Nous avons malheureusement pas mal d’exemples d’entreprises autour de nous qui n’y arrivent plus », constate Jacques Trottier.