Suez : Chaussade se réjouit de résultats positifs et suit Mestrallet à la présidence

Jean-louis chaussade va devenir president de suez
Christian Hartmann

Jean-louis chaussade va devenir president de suez
Christian Hartmann
Le pari de l'acquisition de GE Water, qui en 2017 avait effrayé les marchés, a fini par porter ses fruits. Le groupe de gestion de l'eau et des déchets Suez a vu ses résultats fortement progresser en 2018, portés justement par l'activité de la nouvelle division issue de l'acquisition, WTS (Water Technologies & Solutions), ainsi que par des économies de coûts, a-t-il annoncé mercredi 27 février.
Après un fort recul en 2017, le bénéfice net du groupe s'affiche ainsi en 2018 en nette hausse de 13,4% à 335 millions d'euros, supérieur aux attentes du consensus d'analystes compilé par FactSect, pour un chiffre d'affaires en progression de 9,8% à 17,33 milliards d'euros, conformes aux prévisions. À changes constants, les revenus sont en croissance de 11,9% (pour atteindre 17.331 millions d'euros), quand le groupe visait +9%, et la performance opérationnelle (Ebit) a progressé de 11,5% (avant effet d'allocation comptable du prix d'acquisition de GE Water), alors que Suez tablait sur +10%.
Au-delà de l'effet périmètre (+8,3%) dû à l'acquisition de GE Water, la croissance organique du chiffre d'affaires atteint aussi 3,6%, « avec une contribution positive de toutes les divisions », mais particulièrement de WTS (+6,7%), ainsi que de l'international (+ 5%)
Et d'ajouter :
Une progression également tirée par les réductions de coûts engagées par Suez : 210 millions réalisées en 2018.
Ces performances ont été saluées par le marché, l'action Suez prenant 1,66% à 11,65 euros à l'ouverture de la Bourse de Paris, dans un marché (SBF120) en léger recul.
Suez affiche ainsi son optimisme pour 2019, année qui sera marquée par un changement de la gouvernance. À la direction générale, Jean-Louis Chaussade, qui a atteint la limite d'âge, sera remplacé en mai par Bertrand Camus, l'actuel directeur général adjoint en charge des régions Afrique, Moyen-Orient, Inde, Asie et Pacifique. Ses priorités seraient une « accélération de la croissance rentable » et une « poursuite de la transformation du groupe » via « l'évolution de (son) portefeuille d'actifs » et tout en maintenant une « discipline financière », a déjà indiqué celui-ci, qui doit dévoiler dans le courant de l'année son plan de développement.
Jean-Louis Chaussade, lui, va remplacer Gérard Mestrallet (atteint par la limite d'âge) à la présidence du groupe, a annoncé mardi soir le conseil d'administration, qui l'a désigné "à l'unanimité". Comme Bertrand Camus, il prendra ses fonctions "à compter du 14 mai 2019".
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Jean-Louis Chaussade a en effet occupé la direction générale de Suez Environnement (rebaptisé Suez en 2015) depuis 2008, en tandem sans interruption avec Gérard Mestrallet. Selon une source syndicale interne citée par l'AFP, la nomination du DG sortant laisse augurer d'une continuité dans la stratégie qui rassure plutôt en interne. Il « s'est toujours battu et se battra toujours pour garder l'indépendance de Suez », indique à l'AFP une autre source syndicale, alors que les relations actionnariales entre Suez et Engie, et même un rapprochement éventuel avec l'autre géant du secteur Veolia, font l'objet de spéculations récurrentes.
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Mercredi, Suez a affirmé tabler sur des résultats "en forte amélioration" en 2019, incluant une progression de son chiffre d'affaires comprise en 2% et 3% et une hausse de 4% à 5% de son Ebit (en organique).
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