Suez annonce un bénéfice net en baisse de 28,1%, et se réorganise

latribune.fr

Suez lance sa recapitalisation pour financer l'achat de ge water
Christian Hartmann

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Suez lance sa recapitalisation pour financer l'achat de ge water
Christian Hartmann
Après l'abaissement de l'objectif de bénéfice d'exploitation pour 2017 publié en janvier, qui avait provoqué une chute de son cours de Bourse de plus de 16%, les analystes étaient prévenus. Jeudi 1er mars, Suez a confirmé ces résultats préliminaires décevants.
En 2017, conformément à la révision annoncée, le bénéfice d'exploitation (Ebit) s'est établi à 1,28 milliard d'euros, en baisse de 2%, alors que le groupe l'attendait en légère progression. Le bénéfice net, de 302 millions d'euros, a lui baissé de 28,1%, bien que le chiffre d'affaires, de 15,87 milliards d'euros, ait progressé de 4,89% (+4,1% à change constant), un résultat conforme au consensus des analystes Factset.
Le groupe évoque toutefois également "des coûts liés à l'acquisition de GE Water pour 44 millions d'euros, ainsi qu'au plan de départs volontaires en France pour 73 millions d'euros".
Pour remonter, et notamment pour atteindre ses objectifs pour 2018, confirmés ce jeudi, à savoir une croissance du chiffre d'affaires à taux de change constant de 9% et une augmentation de l'Ebit de 10% en organique, Suez a donc également annoncé le lancement d'un plan d'actions. Le premier volet va consister dans la maîtrise des coûts, que le directeur général de Suez, Jean-Louis Chaussade, veut voir baisser annuellement pour les trois prochaines années de 200 millions d'euros -après un plan d'économies de 150 millions d'euros en 2017.
C'est notamment en Espagne et en France que Suez cherche "à accroître les synergies entre les métiers de l'eau et de recyclage et valorisation", apprend-on du communiqué. En France, où Suez réalise un tiers de son activité, la division recyclage et valorisation a en effet progressé de 5,3% en organique en 2017, alors que l'activité eau n'a crû que de 1%, notamment à cause de l'absence d'inflation. Au niveau européen, la performance organique de la division eau Europe a été de -7,6% (-43 millions d'euros), alors que celle recyclage et valorisation affiche une croissance organique de +6,4% (+19 millions d'euros).
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L'autre levier du plan d'actions devrait être l'accélération du développement à l'international, où "des moyens supplémentaires seront mis en œuvre". Suez espère atteindre une croissance annuelle de 4% à 6% en dehors de l'Europe, alors qu'elle n'a été que de 0,9% en organique pour 2017.
Lire aussi: Eau: en Inde, Suez teste le marché du futur
Suez mise notamment sur l'acquisition de GE Waters: "La présence de Suez dans le secteur de l'eau industrielle est un élément clé de son développement à l'international", a en effet ajouté le DG du groupe, en précisant:
Pour mettre en œuvre ce plan, Jean-Louis Chaussade a procédé à plusieurs nouvelles nominations au sein du comité de direction. Le poste de directeur financier, occupé par Christophe Cros pendant l'acquisition de GE Waters, revient à Jean-Marc Boursier, qui avait occupé cette position entre 2013 et 2015 et était ensuite devenu le responsable du recyclage pour l'Europe. Christophe Cros garde seulement la direction de WTS, la nouvelle division de Suez absorbant GE Waters -dont la création en décembre avait plutôt suscité la méfiance des marchés financiers.
Marie-Ange Debon, qui dirigeait l'international, prend en main le management réuni des activités eau et recyclage. Un choix stratégique de Jean-Louis Chaussade a particulièrement mis en valeur:
Interrogé sur l'échéance de 2019, date à laquelle il sera atteint par la limite d'âge, Jean-Louis Chaussade a répondu: "Mon objectif aujourd'hui, c'est 2018, pas 2019, et je suis un directeur général 'full time', totalement engagé dans la réussite de nos objectifs".
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Depuis début 2018, Suez a remporté 1,2 milliard d'euros de nouveaux contrats, s'est d'ailleurs félicité le DG. Le groupe a annoncé un dividende de 0,65 euro par action, un montant identique à l'année précédente alors que certains analystes doutaient de la capacité du groupe à maintenir ce niveau de rémunération. Vers 09h20, son titre perdait 0,31% à 11,29 euros à la Bourse de Paris dans un marché en baisse de 0,44%.
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