• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ClimatEnergie & Environnement

« Sur cinq ans, la Caisse des Dépôts peut susciter 35 milliards d'euros d'investissements » Gabrielle Gauthey

Propos recueillis par Philippe Mabille et Dominique Pialot

Publié le 12 avril 2018 à 05:00 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 01:06

Gabrielle Gauthey, Caisse des dépôts et consignations, Banque des Territoires,

Photo Gabrielle Gauthey crédit photographe Olivier Ezeratty Gabrielle Gauthey, Caisse des dépôts et consignations, Banque des Territoires

Olivier Ezeratty

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

  • 6

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Gabrielle Gauthey qui quitte cette semaine la Caisse des dépôts et consignations tire les enseignements de la direction des investissements et du développement local qu'elle a créé et qui sera la banque d'affaires de la future Banque des Territoires. En trois ans, 15 milliards d'euros d'investissements, publics et privés, ont été générés. L'effet de levier permet d'espérer un rythme récurrent de 7 milliards d'euros par an.

LA TRIBUNE - Vous quittez la direction des investissements et du développement local de la Caisse des Dépôts, direction qui va devenir en quelque sorte la banque d'affaires de la future Banque des Territoires au sein de la CDC. Quel a été le bilan de la politique d'investissement que vous avez engagée ?

GABRIELLE GAUTHEY - Je suis arrivée en 2015 à la demande de l'ancien directeur général, Pierre-René Lemas, pour relancer l'investissement dans notre pays dans un contexte général de réduction des dotations versées aux collectivités et à la  réorganisation des territoires autour des nouvelles régions et des métropoles.

Cette direction est née de cette volonté : à effectifs constants, en regroupant une partie de l'ancienne direction du développement territorial et du réseau et plusieurs filiales (CDC Infrastructure, CDC Climat et CDC Numérique), ainsi que Exterimmo, nous avons multiplié nos investissements par quatre, passant de 250 millions à 1 milliard d'euros en trois ans. Nous soutenons désormais quelques 200 projets par an, contre 130 il y a trois ans. Il s'agit essentiellement de projets dits « greenfield » [nouveaux, Ndlr].

Olivier Sichel, le nouveau directeur général adjoint en charge de la future banque des territoires qui va absorber la direction des investissements et du développement local, m'a dit : « Formidable, vous avez créé la banque d'affaires des territoires. » Et, de fait, ce dont je suis la plus fière, c'est d'avoir réussi à engendrer un mouvement de reprise de l'investissement en France, en développant de façon plus intensive les partenariats avec le secteur privé.

Le milliard d'euros d'investissement de la CDC génère en effet 7 milliards d'euros d'investissements grâce à l'effet de levier sur l'investissement et le financement privé. En trois ans, la direction des investissements et du développement local a ainsi pu financer 15 milliards d'euros de projets. Si on extrapole sur cinq ans, on peut espérer réaliser 35 milliards d'euros d'investissements, soit 70% du plan quinquennal de 50 milliards annoncé par le président Macron. Donc, oui, c'est possible d'investir et, d'ailleurs, lors d'une récente rencontre avec le ministre allemand des Télécoms, j'ai pu constater que notre méthode suscitait beaucoup d'intérêt outre-Rhin.

Newsletter

Climat & environnement

Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Illustration de la newsletter Climat & environnement

Comment choisissez-vous les projets pour attirer le privé à vos côtés ?

Avant d'être investisseur, nous sommes monteur et développeur de projets. En amont, nous réalisons les études d'ingénierie et la structuration juridico- financière et ensuite nous essayons de faire venir les acteurs privés à nos côtés. Notre doctrine d'investissement, qui a été saluée par la Cour des Comptes, est claire. Nous intervenons dans trois domaines : les infrastructures (transports, énergies renouvelables, très haut débit), l'immobilier (sanitaire et social, bureaux, touristique) et le développement économique local. Dans le tourisme, nous avons largement été au rendez-vous du plan Fabius pour la construction et la rénovation de nos équipements, qu'il s'agisse de thermalisme, de tourisme d'affaires, de ports de plaisance, de patrimoine remarquable. Nos investissements concernent l'ensemble du territoire mais 73% de nos projets se situent dans les villes moyennes et les territoires péri-urbains et ruraux.

Au risque de renoncer à la rentabilité ?

Non, nous nous sommes fixés des TRI cibles par classe d'actifs, en mixant au sein d'une même classe les projets rentables et ceux à rentabilité différée. Mais nous évaluons aussi nos projets à l'aune de critères sociaux et environnementaux. Nous avons beaucoup « verdi » notre portefeuille et imposé des normes d'efficacité énergétique au-dessus de la moyenne pour donner le « la » au marché, d'autant que cela valorise nos actifs à long terme. Nous avons aussi des critères d'impact social. Par exemple, notre fonds NovESS, levé en 2017, pour faire grandir des entreprises de l'économie sociale et solidaire utilise un référentiel de mesure de l'impact social (Mesis), que nous souhaiterions voir étendu.

Parallèlement, nous avons fortement amélioré le rendement du portefeuille de la CDC (de 30%), levé une obligation verte (Green Bond) de 500 millions d'euros, assise à 80% sur des actifs immobiliers neufs ou en rénovation et investi dans des entreprises innovantes de la smart- city, porteuses de vision d'avenir sur nos métiers, susceptibles de « disrupter » le secteur de l'immobilier ou des infrastructures. Par ailleurs, nous avons aussi pour la première fois fait tourner le portefeuille de plus de 1050 lignes de la direction.

Pouvez-vous en donner quelques exemples ?

Dans les mobilités, c'est Cityscoot, le scooter électrique en libre-service, que nous soutenons depuis ses débuts et qui se déploie maintenant également dans d'autres villes que les grandes métropoles. Ou bien Citiz, le premier réseau national d'autopartage de véhicules électriques qui opère sous marque blanche dans 80 communes. Je peux citer aussi Oxipio dans la logistique du dernier kilomètre, ou CitiZen Mobility, pour les personnes âgées en milieu rural. Enfin, nous avons pris une participation dans Hype, la première compagnie de taxis 100% hydrogène. Nous avons également construit une matrice croisant différents types de mobilité en fonction des territoires, et avons parfois dû créer l'offre là où elle n'existait pas.

Dans l'immobilier, un secteur également très « disrupté », nous soutenons le coworking avec Base 10, Bureaux à partager, des tiers lieux comme Stop & Work ou encore La Cordée, qui vise une quarantaine de lieux, plutôt en zones rurales.

Dans l'énergie, nous avons investi dans Sobre, opérateur d'efficacité énergétique des bâtiments.

Dans la data, nous avons beaucoup réfléchi avec les collectivités locales sur les sujets à maitriser. Nous avons investi dans OpenDataSoft, Spallian ou Dawex, qui permettent la gestion et la monétisation des données notamment de la smart-city.

Nous sommes systématiquement minoritaires dans ces jeunes pousses, sans nous fixer de durée de présence au capital, mais nous nous préoccupons des conditions de sortie.

La future loi Mobilités va donner un coup d'arrêt aux grands projets type LGV et mettre l'accent sur les mobilités du quotidien. Quel peut-être le rôle de la CDC ?

Il faut probablement changer la philosophie de l'investissement public. Ce que la direction des investissements et du développement local a apporté, c'est la co-construction de solutions de mobilité innovantes avec les collectivités locales. Nous l'avons fait par exemple à Marseille, dans un contexte de suspension des grandes infrastructures. La LGV Bordeaux-Toulouse peut devenir un projet public-privé. De même, nous étudions avec des régions la possibilité de faire rouler des trains à hydrogène sur des petites lignes, ou des trains solaires touristiques. Nous avons aussi investi avec NeoT Green Mobility dans une société de construction et de leasing de batteries pour accélérer la migration des flottes de bus des collectivités locales vers l'électrique.

À lire également

  • Grand Paris : la métropole et la CDC travaillent à la revitalisation des centres-villes
  • Logement : la Caisse des dépôts débloque 12 milliards pour le social et l'intermédiaire
  • « Les JO de 2024 vont accélérer le Grand Paris » Pierre-René Lemas (CDC)
  • Eric Lombard nommé à la tête de la Caisse des Dépôts
  • La Caisse des Dépôts et Bpi lancent un fonds de fonds digital et mondial
  • La Caisse des dépôts teste la Blockchain dans le prêt de titres

Le métier d'investisseur est le métier le plus récent de la CDC ; c'est d'ailleurs un métier nouveau pour beaucoup d'entités publiques : l'Etat et ses agences (ADEME, ANRU...) les régions mais aussi la BEI. J'ai essayé de le développer en enrichissant un vivier de projets largement développé en lien avec nos partenaires privés, en le structurant pour le porter au meilleur des standards du marché, de sorte que le professionnalisme des équipes de la CDC puisse être reconnu et que celle-ci puisse être digne des mandats qui pourront lui être confiés à l'avenir.

Propos recueillis par Philippe Mabille et Dominique Pialot

Propos recueillis par Philippe Mabille et Dominique Pialot

Sur le même sujet

Le cabinet de Cédric Ringenbach (créateur de la Fresque du Climat), ici en photo, a coulé.

Licenciements, gels des embauches, départs contraints : douche froide pour le marché de la RSE

LE GRAND RETOURNEMENT DU CONSEIL RSE (1/3). Hier, Eldorado des diplômés de grandes écoles, le marché de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) s'est brutalement retourné. Pour les cabinets de conseil, l'heure est aux coupes budgétaires, aux gels des embauches et aux départs contraints.

Premium
Environnement
La culture du tabac dans le Puy-de-Dôme représente aujourd'hui 30 hectares.

La culture de tabac se relance en Auvergne

Après des années de déclin, le tabac français se réinvente en Auvergne. Grâce à des marchés de niche (e-liquide, cigarillos) et une coopérative dynamique, les agriculteurs relancent cette culture lucrative, cherchant de nouveaux planteurs pour doubler les surfaces.

Premium
Agriculture et Agroalimentaire
L'an dernier, la proposition de loi du sénateur Laurent Duplomb, qui prévoyait déjà le retour de l'acétamipride, avait suscité une forte mobilisation citoyenne.

Loi d'urgence agricole : les néonicotinoïdes divisent le camp gouvernemental

Le Premier ministre réunira lundi à Matignon les responsables des groupes du camp gouvernemental, à quelques heures d’un vote crucial à l’Assemblée nationale. Au cœur des tensions : la réintroduction dérogatoire de deux insecticides interdits en France, dont l’acétamipride.

Agriculture et Agroalimentaire
La ministre de la Transition écologique Monique Barbut.

Énergie, bâtiment, agriculture, transports… La neutralité carbone en 2050 se prépare aujourd’hui

Le décret actant la nouvelle stratégie nationale de la France pour atteindre la neutralité carbone en 2050 et ainsi lutter contre le changement climatique a été publié, ce samedi matin, au Journal officiel.

Climat
La présidente de la Commission européenne, le 13 juillet 2026, à Bruxelles.

Marché carbone : Bruxelles revoit son système d’échange de quotas en ménageant les industriels

La Commission européenne a dévoilé ce vendredi une réforme de son marché carbone afin de l’aligner sur son objectif climatique de 2040. Sans renoncer au principe du pollueur-payeur, Bruxelles aménage son système afin de répondre à certaines demandes des industriels. La Tribune vous en révèle les détails.

Premium
Climat
Le dispositif « France Crédits biodiversité » permet d’acheter des unités de compensation par anticipation pour financer la restauration écologique d’un site naturel.

Compensation écologique : les Crédits biodiversité cherchent encore leur marché

Les grands projets d’aménagement (immobiliers, éoliens, photovoltaïques, grandes infrastructures) créent de la dette écologique qui doit être compensée. Le dispositif des Crédits biodiversité leur donne la possibilité de le faire par anticipation. Deux opérateurs portent des projets de renaturation de sites : CDC Biodiversité et l’entreprise héraultaise Biotope.

Premium
Environnement
Le violent incendie qui a ravagé le centre des Pyrénées-Orientales début juillet 2026 laisse un paysage désolé.

Incendies : un enjeu crucial d’aménagement du territoire

Le feu de Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales, vient relancer les innombrables débats sur les moyens engagés pour lutter contre les flammes. Mais les pompiers préviennent : il faut maintenant renforcer la lutte passive. Et cela passe par l’aménagement du territoire.

Premium
Climat
Un agriculteur français moissonne son blé dans son champ, à Ligne, près de Nantes, en France, le 30 juin 2026.

Blé, orge, maïs : la production céréalière française s’effondre, des aides publiques réclamées

La canicule de 2026 aggrave la crise céréalière en France. Après des années difficiles, les récoltes s’annoncent catastrophiques, menaçant les revenus des agriculteurs : blé (-4 %), orge (-6 %) et maïs (-30 %). Les agriculteurs, déjà fragilisés, font face à une situation inédite.

Premium
Agriculture et Agroalimentaire