Florence Robin, la femme qui bouscule les codes de l’aéronautique
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On dirait que rien ne lui résiste. A une quinzaine de kilomètres au Nord de Grenoble, le siège social de Limatech est à l'image de l'entreprise : encore tout frais, moderne, et ouvert sur l'extérieur. « C'est moi qui ai demandé qu'on modifie les plans pour poser un peu partout des baies vitrées et des vérandas », explique Florence Robin, qui se transforme en VRP en nous emmenant, sur des talons, à la rencontre de ses services.
C'est ici que Florence Robin s'affaire, lorsqu'elle n'est pas en représentation au Salon du Bourget à Paris... ou en Arabie Saoudite, pour signer un deal d'acier avec des fonds saoudiens pour financer son développement.
En pleine montée en puissance de l'industrialisation de ses premières batteries lithium destinées au monde de l'aviation, ses premiers modèles viennent d'être embarqués pour des essais en vol par Airbus Helicopters. Elle est également devenue le visage qui compte au sein du collectif Start industrie, qui rassemble près de 2.500 start-ups à vocation industrielle au sein de l'Hexagone.
Qui aurait pu parier que cette iséroise, issue d'une famille d'instituteurs et de chercheurs, finirait par diriger une deeptech dans le domaine aéronautique ? La jeune femme a l'habitude, depuis son plus jeune âge, d'enfoncer des portes : tout commence à l'école, où Florence, diagnostiquée dyslexique, suit tant bien que mal son parcours, jusqu'à bifurquer vers la voie technique, vécue comme une « délivrance ».
Car entre temps, nourrie de sa passion pour les casse-têtes, mais aussi pour une vision en 3D dans l'espace inspirée par sa série TV de prédilection, « Prison Break », la fondatrice de Limatech découvre de nouveaux domaines, comme l'automatisme. « Je n'aurais jamais imaginé que des matières et des métiers comme ça existaient. A l'école, on oublie tout un pan de métiers, alors que c'est là qu'il y a le plus de débouchés ».
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Son passage en BTS en alternance au sein de l'isérois Trixell, leader européen des détecteurs de rayons X, lui permet de découvrir la mécanique. « Mais il fallait devenir ingénieure, ce qui me semblait complètement inaccessible. Mon père m'a mise au défi : tu as déjà ton BTS, qu'est-ce que tu risques ? », se souvient-elle. Elle finit finalement par décrocher son diplôme d'ingénieur à l'issue de trois années ardues, « en robe longue, comme dans les films de Harry Potter ».
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