C'est une bonne nouvelle pour Limatech. La startup partagée entre Toulouse et Grenoble vient d'obtenir l'agrément de conception aéronautique délivré par l'EASA (European Union Aviation Safety Agency). « C'est une très belle avancée et un beau message envoyé au marché. Cela marque le top départ de la production et le pivot d'une société de recherche à une petite PME industrielle », commente auprès de La Tribune Florence Robin, co-fondatrice de Limatech et présidente de l'entité.
Fondée en 2016, la jeune pousse conçoit des batteries au lithium destinées au marché de l'aviation commerciale. La batterie développée par Limatech se présente comme une alternative plus efficace sur les plans technologique et environnemental que les batteries au plomb et au nickel cadmium majoritairement utilisées dans l'industrie aéronautique actuellement.
« Nos batteries sont trois fois plus légères, demandent deux fois moins de maintenance, ont une durée de vie de 10 ans et affichent une densité de puissance supérieure aux produits actuels de +150%. Nous avons fait nos tests au sol en janvier, car nos batteries sont avant tout utilisées au démarrage, et nous avons eu des résultats exceptionnels. Nous sommes parvenus à faire 13 démarrages successifs sans recharge », expose la présidente de l'entreprise.
Si aujourd'hui ses batteries sont d'une puissance de 24 volts, Limatech a pourtant commencé son histoire sur un tout autre modèle, à 12 volts. « Ce marché du 12 volts est dédié à l'aviation légère et ultra-légère. Mais c'est un marché très petit et fragmenté, contrairement à celui du 24 volts où nous sommes sur des volumes d'affaires bien plus importants. Nous avons donc décidé de faire le pivot », justifie Florence Robin qui craignait à l'époque de ne pas avoir assez de ressources pour adresser les deux marchés simultanément.