Depuis 2016, son ambition est clairement affichée : proposer des batteries lithium-fer-phosphate (LFP) pour accompagner la décarbonation de l'aviation, en premier lieu régionale, puis moyen-courrier dans un second temps. Car avec sa technologie de batteries codéveloppée avec le CEA Leti, Limatech promet une batterie de 24 volts « 3 fois plus légère, 2,5 fois plus durable, mais qui nécessiterait aussi 2 fois moins de maintenance que les batteries actuelles (à base de plomb ou de nickel cadmium) ».
Soit autant de promesses qui visent désormais à se matérialiser en actes : car après s'être envolée vers Toulouse pour terminer de développer ses premières batteries destinées à l'aéronautique, Limatech est de retour dans son berceau isérois pour y établir sa première usine. Un choix doublement justifié par l'implantation de ses équipes, pour lesquelles le Covid-19 avait rendu les déplacements vers l'écosystème toulousain plus complexe, mais aussi par un financement régional obtenu précédemment par la jeune pousse, à la condition que sa R&D demeure à Grenoble...
«Nous avions toujours eu la partie R&D et notre siège dans la vallée de l'électronique grenobloise, à proximité de notre partenaire le CEA Leti, et une entité à Toulouse à proximité de l'écosystème aéronautique. Mais avec le Covid, nous n'arrivions plus à avancer, il a fallu qu'on fusionne les équipes », explique Florence Robin, présidente de Limatech.
C'est donc en décidant de se rapprocher à nouveau de la vallée de l'électronique grenobloise que Limatech poursuivra sa route : lauréate de l'appel à projets France 2030 « Première Usine », elle vient d'implanter une première ligne de production sur un site de 1.200 m2, située dans la banlieue grenobloise, à Voreppe (Isère).