... nickel-manganèse-cobalt (NMC).
Elle était partie pour mieux revenir, au gré des financements si délicats à trouver dans l'industrialisation des technologies de rupture. La spin-off du CEA Leti développait depuis 2016 des batteries Lithium-fer-phosphate (LFP) pour accompagner la décarbonation de l'aviation, régionale dans un premier temps, puis moyen-courrier.
Avec trois principales promesses : proposer ainsi une technologie 3 fois plus légère, 2,5 fois plus durable, mais qui nécessiterait aussi 2 fois moins de maintenance que les batteries actuelles (à base de plomb ou de nickel cadmium). « Notre technologie est également 20% plus performante que les batteries de notre principal concurrent américain sur le marché, grâce à l'électronique de précision que nous avons développée », souligne à La Tribune Florence Robin, présidente de Limatech.
Mais après avoir obtenu une première série de financements dédiés à la R&D à Grenoble, elle avait décroché un prêt d'honneur au sein de l'écosystème toulousain de l'aéronautique, qui l'avait conduite à déplacer son siège social en Occitanie.
Mais à l'aube de son industrialisation, la pépite, qui recherchait à nouveau une terre d'accueil (et des financements) pour produire ses premières batteries en volume, a finalement opté pour un retour aux sources, au sein de l'écosystème grenoblois. Et pour cause :
« En dehors de la présence du CEA, Grenoble est une vraie vallée de l'électronique, ce qui sera un élément bénéfique pour nous afin d'embaucher des électroniciens mais aussi, de rapprocher nos laboratoires de R&D de la phase d'industrialisation pour cette nouvelle étape », précise Florence Robin, qui travaille déjà à un plan de recrutement qui devrait faire passer ses effectifs de 28 à 100 personnes, principalement sur son site de production pilote de Voreppe, situé à quelques kilomètres de Grenoble, et où tout reste à construire.