Le président de la République avait prévenu. Lors de son allocution, mercredi 2 mars, Emmanuel Macron a fait savoir que de "nombreux secteurs économiques souffrent et vont souffrir", en conséquence directe de la guerre en Ukraine, pays envahit par la Russie. Installée à Toulouse, la startup Limatech qui développe des batteries en lithium pour l'aviation bien moins polluantes que les modèles actuels subit ce conflit géopolitique. "Cette crise touche tout le monde, mais pour nous elle a des conséquences sur les axes commercial et financier", témoigne Florence Robin, la présidente de Limatech.
Après avoir levé deux millions d'euros en 2020, obtenu une somme similaire de la part de la Commission européenne en 2021, la startup toulousaine, qui dispose aussi d'une implantation à Grenoble, cherche à lever environ 20 millions d'euros pour 2022. La moitié du travail est déjà fait puisque la jeune pousse a obtenu 10 millions d'euros de la part de la Banque européenne de l'investissement (BEI).
Sans plus attendre, Limatech a fait le choix de se rabattre vers des fonds français, et plus globalement européens, dans un souci de souveraineté de leur technologie. Plusieurs investisseurs ont déjà montré leur intérêt à la startup installée à Toulouse, non concernés directement par la guerre en Ukraine.