Coup de froid sur la sidérurgie allemande

L'allemand ThyssenKrupp met une partie de ses effectifs en chômage partiel à partir du mois d'août. En cause : la faiblesse continue de la demande d'acier en Europe.
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

Après ArcelorMittal, au tour de son rival allemand d'appuyer sur la pédale de frein. Le premier producteur d'acier outre-rhin ThyssenKrupp a annoncé des mesures de chômage partiel à partir du mois d'août et jusqu'à la fin de l'année. Plus de 2.000 salariés du groupe sont concernés sur les sites de Duisbourg-Hamborn, Duisbourg-Hüttenheim, Bochum, Dortmund et Siegerland, situés en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dans l'ouest du pays. Le chômage partiel affectera notamment les laminoirs à froid et lignes de revêtements. Si les hauts-fourneaux ne sont pas pour l'instant concernés par cette mesure, ils pourraient l'être dès septembre, écrit la presse allemande.

Faiblesse de la demande

Le groupe invoque la faiblesse continue des commandes d'acier en Europe. Dans un marché qui souffre de surcapacités et où la crise de la dette pèse fortement sur la demande, les sidérurgistes sacrifient leurs volumes pour soutenir les prix de l'acier. Seuls 16 des 25 hauts-fourneaux européens d'ArcelorMittal sont ainsi actuellement en activité.

ThyssenKrupp, qui doit publier ses résultats trimestriels le 10 août, espérait, comme l'ensemble de l'industrie, une reprise de la demande au deuxième semestre, notamment en raison des faibles niveaux de stocks chez les acheteurs. Les aciéristes sont aujourd'hui moins optimistes. Le numéro un mondial ArcelorMittal a jugé la semaine dernière la situation "extrêmement grave" en Europe, et a laissé entendre qu'il n'excluait pas de nouvelles fermetures de sites. Même pessimisme affiché chez le prudent Salzgitter, numéro deux de l'acier allemand : "Les perspectives pour l'Allemagne et la zone euro dans son ensemble se sont de nouveau assombries en raison des graves problèmes liés à la crise de la dette européenne", indiquait le groupe fin juin.

Etablie à 22 millions de tonnes au premier semestre 2012, la production sidérurgique allemande a reculé de près de 6 % par rapport à la même période en 2011. La fédération allemande de l'acier, qui attendait en 2012 un niveau de production équivalent à celui de 2011, autour de 44 millions de tonnes, évoque maintenant un "risque de baisse".

Pas de reprise avant 2013

De la même façon, le syndicat des sidérurgistes européens Eurofer, qui prévoyait un recul de la consommation apparente d'acier en Europe en 2012 de 2,7 %, table dorénavant sur une chute de 5 %. Après un recul de 9 % sur le seul premier semestre. Le lobby ne prévoit plus d'amélioration du marché avant le deuxième trimestre 2013.

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 12
à écrit le 31/07/2012 à 9:01
Signaler
Logique De plus en plus de produits industriels sont fabriqués hors d Europe. La demande en acier ne peut que flechir.

à écrit le 31/07/2012 à 7:55
Signaler
l'idee que. nous arretions de consommer a outrance ne me deplait pas, pourquoi baser notre systeme sur la croissance???

à écrit le 30/07/2012 à 22:25
Signaler
Ci-git le triple AAAA allemand, décédé de la bêtise d'avoir subventionné d'autres nations chroniquement malades... R.I.P.

le 30/07/2012 à 22:56
Signaler
Et bienvenue aux quintuples A comme " authentiques andouilles adorateurs d'allemands arrogants "

le 31/07/2012 à 6:33
Signaler
Demandez a un Anglais, Italien, Espagnol, Belge, Suisse, ce qu'ils pensent des Français et de leur arrogance par rapport aux Allemands, vous verrez.

le 31/07/2012 à 8:39
Signaler
Oh ben on a pas le monopole, c'est sûr ... À part ça les ibères sont rudes et les hooligans flegmatiques ?

le 31/07/2012 à 9:23
Signaler
Pour les suisses, anglais et belges que je connais, ils préfèrent actuellement l'arrogance française au rouleau compresseur allemand qui la joue en solo...

à écrit le 30/07/2012 à 18:42
Signaler
Tiens, les politiques de rigueur imposées par nos amis allemands se retourneraient-elles contre eux? Vraiment, quelle surprise. Il ne fallait pourtant pas être un économiste de talent pour tabler sur un tel pronostic

le 31/07/2012 à 1:27
Signaler
ce n'est pas la crise de la dette qui bloque la demande en acier, mais plutôt la confiance liée au chômage et autre connerie que l'on appelle l'impôt !!!! ce n'est pas la dette des Etats qui bloque tout, mais bien l'impôt et en particulier l'impôt fr...

le 01/08/2012 à 8:52
Signaler
à bertrand Et tant que tu y es , rétablissons le servage ou l'esclavage.Si tu es un égoiste , tu n'as rien à faire en france , et c'est avec joie que je te dépouillerais , profiteur !!!! Heil ,

le 01/08/2012 à 13:14
Signaler
quel servage, quel esclavage, ne parles pas de ce que tu ne connais pas : tu n'as sûrement jamais été esclave, sinon je te garantis que tu ne pourrais même pas avoir internet !! sois gentil et respectes ceux qui ont vraiment été des esclaves !!!!

à écrit le 30/07/2012 à 17:48
Signaler
ah tiens, ça devient dur d'exporter pour nos "amis allemands" quand tout le monde est en récession? je pensais qu'ils pouvaient sans problème de la zone euro...

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.