Florange: des élus locaux prônent une nationalisation temporaire
Adeline Raynal
Adeline Raynal
Nationalisera ? Nationalisera pas ? Telle est la question du jour à propos de l'action de l'Etat face au cas de l'usine de sidérurgie ArcelorMittal de Florange. Samedi 24 novembre, des élus de Moselle, droite et gauche confondues, ont adressé une lettre ouverte à François Hollande afin de lui demander "une prise de contrôle public temporaire de l'Etat pour permettre à un opérateur industriel de reprendre l'activité de l'ensemble du site". Sauver les deux hauts-fourneaux de Florange reviendrait à sauvegarder 629 emplois.
UMP, PS, EELV et PC à l'unisson
Le courrier est co-signé par Jean-Pierre Masseret, président socialiste du conseil régional de Lorraine, Patrick Weiten, président UMP du conseil général de Moselle, les responsables départementaux de l'UMP, du PS, d'Europe Ecologie-Les Verts et du Parti communiste, par divers élus du bassin sidérurgique et par l'intersyndicale du site de Florange.
Les signataires justifient leur position par les enjeux "humains, territoriaux, industriels, technologiques et stratégiques" du dossier de Florange, dernière usine sidérurgique de Lorraine assurant l'ensemble du cycle de production de l'acier.
Sapin contre cette possibilité
La possibilité d'une nationalisation temporaire avait été évoqué mercredi par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. Une éventualité que le ministre du Travail Michel Sapin disait écarter vendredi matin : "on est plus à une époque où on nationalise la sidérurgie" a-t-il insisté. "La bonne solution, c'est d'examiner les propositions faites par d'autres entreprises pour faire en sorte que ArcelorMittal accepte de vendre à pas cher (...) et de manière qui soit cohérente, de manière qui soit tenable", expliquait le ministre du Travail sur LCI.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Cette démarche des élus lorrains intervient à cinq jours de la fin du délai accordé il y a deux mois par ArcelorMittal au gouvernement pour trouver un repreneur intéressé par la filière liquide (hauts-fourneaux, cokerie, aciérie).
POUR ALLER PLUS LOIN
À lire également
avec Reuters
Adeline Raynal
L’industrie française repasse les 10 % du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération