"On garde le revolver sur la table", "improvisation" ou "trahison"... toutes les réactions après l'accord sur Florange

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Dans la foulée de l'accord entre l'Etat et ArcelorMittal sur l'avenir du site sidérurgique de Florange, l'Elysée souligne que l'Etat maintiendra "la pression". A l'UMP, Jean-François Copé tire à boulets rouges sur "l'improvisation" du gouvernement. Et les syndicats, eux, se sentent trahis.

Dans la foulée de l'accord entre l'Etat et le gouvernement concernant le "sauvetage" de Florange, les réactions sont allées bon train vendredi et samedi. Immédiatement après l'annonce - qui prévoit de garder en l'état les hauts-fourneaux sans plan social et un investissement de 180 millions d'euros d'ArcelorMittal -, l'Elysée s'est voulue rassurante : "Les moyens de pression ne disparaissent pas", ont prévenu les services du chef de l'Etat à l'AFP. "Si ArcelorMittal se comportait comme un homme qui ne respecte pas sa parole il y a des moyens de pression", renchérit cette même source. Dans la même veine, un conseiller prévient même: "On garde le revolver sur la table."

Un accord "solide" pour Moscovici

Ainsi, Pierre Moscovici a affirmé que le gouvernement suivra avec "vigilance" le respect des engagements d'ArcelorMittal. Avant de saluer un "accord solide" et "global", fruit d'un "travail approfondi" et d'une "négociation sérieuse". Pour sa part, le ministre du Travail Michel Sapin a appelé samedi les salariés de Florange à "reprendre confiance", assurant que le gouvernement veillerait à ce que chaque engagement d'ArcelorMittal soit "scrupuleusement respecté". "Compte tenu des antécédents, de ce que les salariés ont pu connaître, des batailles qu'ils ont menées et que M. Mittal leur a volées en ne tenant pas ses promesses, oui nous serons extrêmement attentifs, jour après jour, à ce que les engagements fermes et inconditionnels soient tenus par M. Mittal", a déclaré le ministre sur Europe 1.

Ayrault défend Montebourg

Alors qu'Arnaud Montebourg est lui sous le feu des critiques, après avoir évoqué une nationalisation temporaire du site, Jean-Marc Ayrault est venu à son secours. Dans un communiqué, le chef du gouvernement a estimé que les efforts du ministre ont contribué "à créer un rapport de forces favorable à la conclusion de l'accord".

Copé fusille l'"impovisation" des socialistes...

Président proclamé de l'UMP, Jean-François Copé lui a fustigé les "multiples revirements du gouvernement" sur le dossier. A ses yeux, ces man?uvres sont "très inquiétantes". Pis, elles donnent le sentiment d'une forme d'improvisation au sommet de l'Etat", tance-t-il. Et d'achever sur une pique au chef de l'Etat : "La situation de Florange, qui n'est pas réglée ce soir, rappelle avec gravité à François Hollande que notre industrie a besoin de réformes de structures."

... et Fillon tance "l'incohérence" de l'exécutif

Dans un communiqué, le rival de Jean-François Copé a critiqué "l'incohérence et l'irréalisme dont fait preuve le gouvernement". "L'accord intervenu entre le Gouvernement et Arcelor Mittal sur Florange témoigne une nouvelle fois du refus de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault de regarder en face les réalités économiques", a renchéri l'ancien Premier ministre.

Pour la CFDT, le gouvernement a menti

Responsable CFDT d'ArcelorMittal, Edouard Martin a affiché sa déception. Sur RTL, il accuse le gouvernement d'avoir "menti tout au long" aux salariés sur les négociations sur l'avenir du site. Surtout, il garde en travers de la gorge le fait qu'Arnaud Montebourg leur avait "fait croire que la nationalisation temporaire était acquise". "On n'a pas compris du tout ce pataquès de dernière minute où Jean-Marc Ayrault a annoncé une piste qui n'avait jamais été évoquée", a-t-il déploré.

De "la poudre aux yeux" pour FO

Chez Force ouvrière, on se montre dubitatif sur l'accord. Responsable de la fédération de la métallurgie de FO, Frédéric Souillot s'est dit "satisfait", mais redoute une part de "poudre aux yeux". "Je suis satisfait qu'ArcelorMittal fasse fonctionner la totalité du site tout en faisant Ulcos [le projet de "sidérurgie propre"] mais j'aimerais connaître ce qu'il y a exactement dans l'accord", se méfie-t-il.

Le PCF s'inquiète pour les salariés, "dans les griffes de Mittal"

Pour le PCF, cet accord est synonyme d'échec. Dans un communiqué, il a jugé que "le refus de nationaliser laisse Florange et les salariés dans les griffes de Mittal". "On connaît dorénavant le scénario de Jean Marc Ayrault. Il annonce un accord avec Mittal pour éviter un plan social et la poursuite de l'activité à Florange. Le scénario du Premier ministre a déçu les 650 salariés car il peut tourner vite en mauvais film, ces prochains mois", s'agace le PCF. Avant de s'interroger sur la confiance à (ne pas) apporter à ArcelorMittal.

Pour le Pen, "Mittal n'a rien concédé sur Florange"

De son côté, Marine Le Pen a regretté l'absence d'"un plan d'ensemble en faveur de la sidérurgie française" dans un communiqué. "Nous avions prévenu : la nationalisation temporaire n'était qu'un slogan, qui ne pouvait pas aboutir en l'état en raison de notre soumission à l'Union européenne. Mittal le sait et c'est pour cette raison qu'il n'a rien concédé sur Florange", poursuit-elle.

"Des choses positives", juge le maire de Florange

Toutefois, l'accord été salué par le maire (socialiste) de Florange. Dans la ligne du gouvernement, il juge que le dispositif "contient des choses positives si elles sont tenues", rapporte l'agence Sipa. "Une autre solution s'était esquissée ces derniers jours avec un repreneur et une nationalisation transitoire", a rappelé l'élu, regrettant que l'accord obtenu "repose sur les engagements de M. Mittal". "Je comprends que les salariés soient sceptiques car M. Mittal a déjà pris beaucoup d'engagements dans le passé et ne les a pas tenus", a-t-il ajouté sur BFM TV.

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Commentaires
a écrit le 02/12/2012 à 23:13 :
Et Montebourde ?
Il bouge encore après ça ?
a écrit le 02/12/2012 à 16:04 :
On peut raconter ce qu'on veut sur cette affaire. Seul le résultat compte : finalement il n'y a pas de plan social et c'était cela l'objectif à atteindre.
Réponse de le 02/12/2012 à 16:32 :
Il y a quoi dans l'accord? L'état donnera combien?
Vous le savez? tout cela pour sauver 600 emplois!
a écrit le 02/12/2012 à 12:43 :
Si je comprends bien, la France a un seul problème - Florange et M.Mittal, si non, tout va très bien!
a écrit le 02/12/2012 à 12:08 :
la production d'acier à Florange ne peut plus être compétitive : outil obsolète,matière première rendue site bien plus chère qu'à Dunkerque et Fos , et productivité inférieure à ces deux sites . Les syndicats et le Gouvernement qui ont les données comptables comparatives des sites de Mittal implantés en France le savent parfaitement , ils sont coupables de désinformation auprès des salariés de Florange et de la population locale .
les deux hauts fourneaux ne seront plus activés ,sauf subventions publiques énormes de toutes façons non durables . quant au projet Ulcos, s'il doit en partie concerner un site Mittal en France, ce sera au final Dunkerque ou Fos et non pas Florange .
le bon sens finira par l'emporter sur l'utopie .
Réponse de le 02/12/2012 à 13:32 :
Propos intéressant ; au lieu de prendre les réactions des uns et des autres, tous se complaisant dans la bulle médiatique, il faudrait un papier sur ces réalités. Ni les syndicats ni le gouvernement n'ont en charge l'information qui, dans une société démocratique, incombe aux organes de presse qui ont pour cela une très large liberté d'expression. Avez-vous une source documentaire ?
Si seulement nous avions encore "Monsieur vous allez voir ce que vous allez voir", alias N. SARKOZY, 600 milliards de dette supplémentaire, 1993-1995 ce n'était qu'un tour de chauffe. Il nous a vraiment amené au bord du gouffre ; et la seule question est de savoir si le dérapage dans lequel il nous a laissé sera ou non contrôlé par la gauche.
Tout le monde en doute aujourd'hui. Comme hier personne ne doutait que N. SARKOZY était un économiste et gestionnaire ! A demain peut-être la bonne surprise. Par la relance par des investissements non-déficitaires, si les économistes veulent un peu se creuser la cervelle et ne pas se cantonner à vouloir "monétiser" (?!) les dettes souveraines.
Réponse de le 02/12/2012 à 18:14 :
a contradiction ,Vous accusez Sarkozy d'avoir fait exploser les compteurs de la dette !! un rappel est nécessaire .1981 Mitterrand arrive avec une dette de 89.79 milliards d'euros ,en 1995 il laisse un dette de 720.63 milliards d'euros soit x 8 !! record a ce jour non battu.
Mitterrand dette x 8
Chirac x 1.8
Sarkozy x 1.5 soit 620 milliards de combien en est t'il responsable ?
Tout gouvernement de gauche dette x 6.2
................................droite dette x 2.3
Source Sénat et critères Maastricht
Et vous avez donnés les clés à un incompétent car 12000 enseignants/ an ne coûtent pas 2.5 milliards mais 7.5 milliards
Réponse de le 02/12/2012 à 19:31 :
sauf que entre c 2 dates il y eu la droite en coabitation et la dette n'est pas due qu'a mitterrant pour lequel je n'avais pas voter non plus
car depuis 30ans c le méme discours de c bons a quoi A RIEN alors STOP avec L'UMPS et a c incompétant dont vous pouvez mettre sarko et sa bande
Réponse de le 02/12/2012 à 21:26 :
Oui Sauros se fait plaisir, merci Gigi d'avoir rappelé que J. Chirac a gouverné en 1986, et en 1993 Balladur-Sarko (au budget, avec un grand économiste en chef de cabinet, Hortefeux...). Je renvoie Sauros à une courbe de l'augmentation de la dette publique il verra comment ça grimpe en 1993 puis en 2007, mais il ne trouvera pas ces informations à l'UMP. Si la responsabilité est collective, la droite est spécialement responsable car depuis 2003 / 2004 la BCE et la Commission européenne ont invité à respecter le Pacte de stabilité ; Chirac a même été menacé par la Commission européenne, de droite, de saisir la Cour de justice de l'Union européenne, mais la Commission a accepté elle aussi la violation de la lettre et de l'esprit du Traité ; à défaut, on a eu l'instabilité. Grâce aussi à ce beau pays de libertés que sont les USA et leurs délires du crédit incontrôlé et des contrats financiers notamment entre banques (produits dérivés).
Mais passons tout cela qui n'est qu'évidence.
Pour le 3e fois : comment faire de la relance n'impliquant pas de déficits publics.
Car seule une reprise permettra de faire rentrer de l'impôt.
Et par exemple quelle politique monétaire, car il n'y en a aucune en ce moment... Non ?
a écrit le 02/12/2012 à 11:31 :
Lors de l'OPA ,la France n'était pas seule .Arcelor c'était la fusion de d'Arbed Luxembourg de ,Acenalia Espagne et de Usinor France ,de droit Luxembourgeois.L'OPA a été faite sous le contrôle de la Commission de Surveillance du Secteur Financier. Les gouvernements concernés étaient contre ,notamment T Breton ministre de l'économie sous Chirac qui a imposé des obligations a Mittal . Une loi anti OPA a été crée qui vu de Bruxelles était protectionniste . Soutenu par les Etats Arcelor c'est doté d'un "chevalier blanc" Severstal , Arcelor afin de garder ses actionnaires a offert un global de plus de 7 milliards .Rien ni a fait ,malgré des actions en justice,Mittal fini par avoir 92% des actions ,accepte les conditions contraignantes posées par Breton mais en fonction de la situation du moment ,nous savons tous qu'une crise économique c'est invitée. Dire que la droite n'a rien fait est mensonger ,pas étonnant de la part d'une gauche qui toujours se défait des ces responsabilités , La nationalisation temporaire aurait été rejeté par Bruxelles ,un leurre pour les employés d'entreprises en difficultés .Cet accord traditionnel n'apporte rien dans un secteur sans avenir. Une chose est sure le contribuable va payer.
a écrit le 02/12/2012 à 10:59 :
et si on prenait un peu de recul??
600et quelques emplois ....cela représente moins d'une demi journée
de nouveaux chômeurs (1500/jour)
et tout cela pour le symbole anti Florange(Sarkosy)
C'est de l'hystérie collective qui ridiculise la France à l'étranger...
avec un tel climat combien d'investisseurs s'abstiendront_ ils de
venir investir dans notre si beau Pays
qui respecte et aime tant les patrons?
c'est combien d'emplois en moins??

certes la France a les politiciens qu elle
mérite ... pauvre Pays qui court à l abîme
a écrit le 02/12/2012 à 10:59 :
Le revolver sur la table pour se suicider sans doute. Mittal se fiche pas mal de toute cette bande d'agités. Un beau matin Dassault va apprendre que son contrat Rafale avec l'Inde est caduque. On parie ?
a écrit le 02/12/2012 à 10:16 :
année 70 usinor denain entreprise nationalisée l'etat decide de fermer,des emeutes une nuit d'emeute le pouvoir prend presque la decision de faire tirer sur les ouvriers declares par le pouvoir emeuties il existe un livre DENAIN UN CRIME SIGNE USINOR ,je suis vieux je fait des fautes,denain a fermé mittal fermerat les sites francais
Réponse de le 02/12/2012 à 10:31 :
Mais non pappy !! Nous avons un tas de prof d'avocats de politiciens d'opérette pour reprendre la sidérurgie !!! Dors tranquille mon pappy les socialos sont aux manettes !!
a écrit le 02/12/2012 à 10:03 :
"On garde le revolver sur la table." Pas pour se tirer une balles dans la tête !!! Nous avons une bonne place un super salaire , pour nous tout va très bien !!!
a écrit le 02/12/2012 à 7:28 :
Comment Mrs COPE et FILLON peuvent-ils encore donner des leçons aprés le triste
spectacle dont ils nous ont gratifiés ces derniers jours et qui continue encore en ce
moment.
Doit on leur rappeler que MITTAL s'est emparé d'ARCELOR au travers d'une OPA
agressive alors qu'un certain président UMP était aux manettes ? Et doit on encore
leur rappeler le feuilleton de GANGRANGE ???
Messieurs un peu de RETENU...
a écrit le 02/12/2012 à 7:23 :
Comme d'autres pays, la France fait de la publicité dans les milieux d'affaires étrangers pour attirer les investisseurs en insistant sur le fait que l'on est très respectueux de la propriété individuelle, alors pourquoi laisser croire à certains que l'on va nationaliser.
a écrit le 02/12/2012 à 6:24 :
En Côte d'Ivoire, le Sieur Bolloré a de gros intérêts et il n'est pas le seul. Cela explique le cadeau de 630 millions d'euros à ce pays.
a écrit le 02/12/2012 à 5:01 :
François Hollande vient de faire cadeau de 630 millions à la Côte d'Ivoire. Probablement que cela coûte moins cher de financer un autre pays que d'acheter des croissants aux ouvriers d' AcelorMital.;
a écrit le 02/12/2012 à 0:05 :
Qu'est ce que Copé ou Fillon ont à dire? Ils n'ont plus aucune crédibilité !

Arrachez moi tout ça et plantez moi de la vigne, ça au moins c'est du sérieux ! L'Ump... Beaucoup moins !
a écrit le 01/12/2012 à 20:59 :
Ah oui? Mais encore? C'est sûr qu'avec des phrases du type "on garde le revolver sur la table", on va les attirer, les investisseurs... Et avec nos syndicats qui rêvent de transformer les entreprises en kolkhoses aussi... Je ne dis pas que M. Mittal est un ange, je pense même tout le contraire... mais il est dans son rôle, que cela nous plaise ou non. Nos gouvernants, quels qu'ils soient, ne prennent que des décisions électoralistes, démagogiques et de court terme, dans l'improvisation la plus totale. Et si jamais un membre du gouvernement est issu de la société civile, en qualité de spécialiste, on lui demande très vite de se taire. Le ciel de la France est très sombre...
Réponse de le 01/12/2012 à 21:22 :
Ca me fait penser à Schirach "Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver". Pas de point Godwin SVP, c'est juste pour le mot.
Réponse de le 02/12/2012 à 17:22 :
Discours d'une primitivité lamentable; un conseiller de l'Elysée qui parle ainsi...c'est surréel! Un telle présidence qui souhaiterait apaiser les relations sociales et qui en même temps agite les démons de la "méchante" finance et sort les armes "contre" les entrepreneurs; La primitivité d'un tel président n'est plus tolérable! Autre chose, Montebourg serait sous le feu de la critique parce qu'il voulait "nationaliser"? On oubli que ce n'était pas nécessaire car il y avait un repreneur (bon; il a disparu et n'était peu crédible)
a écrit le 01/12/2012 à 20:53 :
Tout est de savoir si c'est utile pour la France ou la mondialisation!
a écrit le 01/12/2012 à 20:51 :
Tout est de savoir si cela est bien pour la France ou pour la mondialisation!?
a écrit le 01/12/2012 à 20:03 :
Nuls les socialos, aucune gestion responsable dans tous les domaines. Des amateurs, qu'on se le dise.
Réponse de le 01/12/2012 à 20:45 :
Et les UMPistes, vous en pensez quoi ? au vu de spectacle qu'ils nous donnent, et de la misère qu'ils ont laissée en France après 10 ans de gouvernements approximatifs, brouillons, au summum de l'incomptétence et des auto-prétentions !!!
Réponse de le 01/12/2012 à 21:17 :
Mais vous n'avez pas vu que ce sont tous des clones de sociaux démocrates?
a écrit le 01/12/2012 à 19:43 :
Les rouges portent la couleur du sang qu'ils aiment...
a écrit le 01/12/2012 à 19:33 :
Ouf ! pas de nationalisation ... c'est déjà ça .. pour le reste je ne sais pas !!!!!!!!!!!!
a écrit le 01/12/2012 à 19:03 :
La multinationale Arcelor Mittal est contrainte de prendre en compte dans sa stratégie les intérêts du terrtoire français. Rebatir en France trois hauts fourneaux pour que la France ait une balance commerciale équilibrée pour l'acier. Quoi de plus normal! Sinon la multinationale devra passer la main. Cette attitude est exemplaire et devrait être appliquée à toutes les multinationales. Si les multinationales ne veulent plus travailler (donner du travail) en France pour un montant au moins égal à ce qu'elles vendent en France, il faudra se poser la question de rendre compétitive l'organisation sociale de la France.
Réponse de le 02/12/2012 à 4:04 :
"sa stratégie les intérêts du territoire français" quelle blague !! si une entreprise doit avoir cet objectif, alors c'est foutu !!
M Mittal est déjà bien gentil de payer des gens qui ne font rien pour maintenir une usine en attente d'activité, si en plus il faut lui demander d'agir pour les territoires, alors là !!!!
par ailleurs je voudrais faire remarquer que l'on reproche à M Mittal d'avoir comme objectif les intérêts de sa famille. C'est bien normal, ce sont d'ailleurs les entreprises familiales qui voient le mieux l'avenir car elle investissent sur le long terme !!
Réponse de le 02/12/2012 à 13:30 :
Autre temps autres moeurs. Une multinationale comme IBM a construit des usines de fabrication d'ordinateurs en France, fonderie de circuits intégrés, etc. ainsi que des laboratoires de recherche. A son époque cette entreprise s'interessait au développement des territoires et à l'évolution technique de ses clients.
Réponse de le 03/12/2012 à 8:22 :
qu'une entreprise qui fonctionne bien s'intéresse aux territoire, parfait, mais pour une entreprise qui connait des difficultés, c'est irréel !!
a écrit le 01/12/2012 à 17:37 :
Dans cette affaire chaque partie montre son manque de crédibilité, commençons et rapidement par M.Copé dont il faut lui remettre en mémoire le site de Gandrange et tous les mensonges politiques sur cette affaire. Enfin le fiasco des élections à l?UMP, qui tourne au ridicule, ne permet pas à ce Monsieur de se maintenir en politique car son avenir perso passe largement avant celui de la France;
Pour les autres acteurs commençons par le M. Montebourg qui au lieu d?^tre dans la discrétion de l?action a fait de la politique à 2 balles avec en « prime » des insultes pour M.Mittal. L?incompétence de ce Ministre d?opérette, un bon « baveu » dans le blabla, montre son manque de connaissance des contrats car toutes les Stes s?engagent avec un alinéa qui donne le dernier mot à la conjoncture le baba des entreprises pas. Ensuite il a fait croire, à son discours bien rodé plus soviètique que responsable, voir les primaires du PS, que l?Etat nationaliserait mais il a oublié qu?il y d?autres sites « intéressés » La nationalisation partielle, vis-à-vis des lois françaises était impossible, toute la sidérurgie Arcelor-Mittal aurait du passer sous le giron de l?Etat. Autre point il aurait fallu l?accord de l?UE et l?argent dans les caisses et la le pb est insoluble. Pour ce qui est des syndicats il est regrettable que le représentant de la CFDT siégeant au comité européen du groupe est eu un discours 100% Florange. Son erreur avoir embarqué les salariés dans cette idée de nationalisation alors que les sites de Dunkerque et Fos n?étaient pas demandeurs, pire le redémarrage des HF aurait des conséquences pour les autres sites. Enfin croire que le groupe perdait de l?argent en ramenant la partie rames de Dunkerque au détriment des HF de Florange est une imbécilité, cette position de Mittal est tout simplement économqiue mot inconnu chez les politiques et syndicalistes. La CFDT a montré son peu de crédibilité dans des négociations qui touchent l?économie mondiale. Enfin le gouvernement montre que son dialogue social est du pipo car si tel était le cas il aurait du mettre les syndicats dans le dialogue et pour cela éviter les insultes de M.Montebourg qui n?ont fait que monter les syndicats vis-à-vis de la Direction de ce groupe.
L?accord est un accord plus industriel que politique mais peut-on le faire comprendre aux politiques critiques sur ce dossier et aux syndicats qui n?ont pas montré une grande « fraternisation » syndicale, que la nationalisation n?était pas jouable.
M. Montebourg a fait « rêver » les salariés, il n?a pas su apprécier les conséquences de son discours qui aurait amené les syndicats a demandé d?autres nationalisations, souvenons nous le combat des soviets de la CGT chez Peugeot. Ce Ministre montre une nouvelle fois qu?il n?a pas sa place aux de responsabilités, il faut lui trouver une place d?huissier à l?Assemblée il sera content car il pourra se pavaner dans l?hémicycle. Le plus malin dans cette affaire le Président qui n?a pas pris la parole finale, il laisse la responsabilité au Premier Ministre, plus « fin » que l?ancien Président . Concernant le premier Ministre et la porte parole du gouvernement, leur discours a peu de valeur car le contenu réel de l?accord n?est pas sur la table, seul élément concret le reste du blabla politique. Et maintenant au travail avec encore des gains de productivité, dont la sidérurgie est précursseuse dans ce sens bravo à tous les acteurs dont les salariés.
a écrit le 01/12/2012 à 17:05 :
In finé, la conférence de presse de Mittal a été faite par le porte parole de Mittal, Monsieur Jean Marc AYRAULT es qualité de porte parole des patrons voyous et de la finance qui endauffent l'Etat Français depuis plus d'une décénie.
Réponse de le 02/12/2012 à 4:09 :
en quoi Mittal est-il un patron voyou ???
il est vrai que la finance se sont des sales types, mais quand vous avez besoin d'un prêt, où allez-vous ?? à la banque non ?? et votre argent, il est à la banque non ?? et vous avez peut-être un livret à la banque non ?? alors cessez de baver contre les gens qui réussissent
a écrit le 01/12/2012 à 16:29 :
Il est prudent d'attendre, Lundi, l'analyse de M. Nicolas Canteloup pour enfin espérer comprendre les tenants et aboutissants de cet accord....
a écrit le 01/12/2012 à 16:21 :
Cette affaire est révélatrice d'une chose. Les français et l'état compris n'ont jamais compris, que l'industrie française n'est en grande partie pas française. On devrait employer le terme "l'industrie en France" et dans ce cas précis dire "la sidérurgie en France". En effet l'industrie "Française" - le fameux CAC40 appartient à 60% ou plus en fonction des secteurs aux capitaux étrangers. Quand on ne possède pas le capital, on n'a pas voix aux chapître des décisions. Les gouvernement quelque soit la couleur politique n'a que très peu d'effet de levier pour contrer l'optimisation industrielle décidée ailleurs. Quand tout va bien et qu'il y a des profits, ceux qui encaissent, ce sont les propriétaires- actionnaires, qui ont pris les risques d'investissement. Donc les bénéfices quittent la France pour des poches étrangères. Quand ça va mal, ceux qui en subissent les conséquences sont les français. C'est du perdant, perdant. Pourquoi, est-ce ainsi ? C'est parce que nous ne sommes pas propriètaires de nos industries. C'est à dire que les actionnaires ne sont pas Français. Les gouvernements successifs ont toujours crié haro sur les actionneurs et aidé par les lobbies de l'immobilier, ces mêmes gouvernements ont toujours orienté l'épargne à travers de dispositifs fiscaux, vers l'immobilier au dépend de l'industrie. On a conforté la culture du zéro prise de risque et aujourd'hui, encore les français n'y comprenne rien au processus économique.
Réponse de le 01/12/2012 à 18:45 :
Eh oui, dans notre France imprégnée de soviétisme depuis des décennies, l'actionnaire est un vil individu faisant du fric sur le dos des salariés. Donc faisons-le fuir, taxons-le spolions-le. Et ensuite il ne faut pas se plaindre qu'il y en ait moins en France et que trop d'entreprises sur notre sol français appartiennent à des capitaux étrangers, qui font alors ce qu'ils veulent. Et que l'on cesse de mettre dans le même sac le petit actionnaire individuel à qqs milliers d'euros, le gros actionnaire, et tous les machins financiers dont un grand nombre de gens ne connaissent pas le rôle dans l'économie
Réponse de le 02/12/2012 à 17:29 :
La plupart des placements financiers "ouverts" aux particuliers ont un rendement (en plus value sur capital + intérêts) inférieur à l'inflation, une fois frais et fiscalité, et moins values éventuelles (car tous ne sont pas "gagnants"), pris en compte. Qu'il y ait peu de candidats locaux pour financer, en obligations ou actions, les entreprises ne doit donc pas surprendre. Ce qui surprend, c'est que l'on s'en étonne encore.
Réponse de le 02/12/2012 à 18:10 :
Ce qui est étonnant, c'est que sur tous ces forums, tout un chacun s'étonne que les gouvernements n'aient pas de prise sur ces évènements. Le capitalisme français est dépourvu de capitaux. Donc même quand le siège social est en France, les décisions ne sont pas prises dans l'intérêt de la France, car les PDG ne sont alors que des "employés" de ces capitaux venus d'ailleurs, qui avec quelques espèces sonnantes et trébuchantes (stock-options et salaires délirants) dictent leurs décisions en fonction de leurs seuls intérêts.
a écrit le 01/12/2012 à 16:01 :
Quel beau 1er avril, on voulait nous faire croire qu'on était le 1er décembre. C'est un gag montebourin
a écrit le 01/12/2012 à 15:46 :
Employer la force ne résoudra rien en affaires.
a écrit le 01/12/2012 à 15:09 :
Je ne pense pas que Montebourg fête au Champagne cette victoire sur le grand capital avec les syndicats, il en est juste rester aux croissants du petit déjeuner devant Bercy...
a écrit le 01/12/2012 à 15:08 :
Je propose que nous envoyons à François Hollande, et au membres si éminent du gouvernement (Sapin, Montebourg en tête) leur lettre de licenciement (raison évoquée: incompétence et tromperie) ... Faisons le tous ....
Réponse de le 01/12/2012 à 17:13 :
Il a malheureusement un CDD de 5 ans...
a écrit le 01/12/2012 à 14:30 :
Ce n'est malheureusement pas de la naiveté de la part de FH et de son premier ministre . C'est simplement de la politique cynique: c'est facile de renvoyer a plus tard les conflits , les problèmes et les questions, et de sortir une histoire simple sur "la victoire" pour le public. Et ça marche: les dépassements d'honoraires, la régulation de la finance, plus tard .. et maintenant avaler avec plaisir, parce que ça colle avec FH, les nouvelles promesses de Mittal. Car qui peut y croire ?
a écrit le 01/12/2012 à 14:29 :
Le gouvernement c'est comporter comme Ponce Pilate,il s'en lave les mains.Il a livrer les salariés dans les mans de Mittal qui une fois de plus ne tiendra pas ses promesses ,et le gouvernement le sait.
Réponse de le 02/12/2012 à 4:14 :
Mittal n'investis peut-être pas mais il paie les gens tous les mois et pour cela, on peut lui dire MERCI !!!!!!
après tout l'argent qu'il met sur la table est le sien que je sache !!!
a écrit le 01/12/2012 à 13:48 :
Bref on repousse le problème pour dans 5 ans.... D'ici la.... Et puis nouvelles elections, on laisse la patate chaude !
Réponse de le 01/12/2012 à 17:14 :
Ca tombe bien : le CDD du gouvernement est de 5 ans !
a écrit le 01/12/2012 à 13:21 :
Le gouvernement a dû se résigner au compromis avec Mittal car en réalité il n'y a jamais eu de repreneur sérieux. Montebourg ne sort pas grandi de cette affaire, lorsqu'il parlait d'un investisseur prêt à mettre 400 millions, il devait sans doute évoquer l'état français qui a eu la sagesse de renoncer. Encore une fois du grand n'importe quoi M. le ministre du bavardage contreproductif.
Réponse de le 01/12/2012 à 13:49 :
on revient aux années de discussion sur les pour et contre des nationalisations du Programme Commun: vertus de thème, il sert à faire marcher les moulins à parole; c'est déjà un défouloir apparemment tjrs valable..
a écrit le 01/12/2012 à 13:11 :
C'est bien dommage que nos socialistes de service n'aient pas fait leur nationalisation.
Cela aurait eu le mérite d'en mesurer les conséquences en live et aurait je le pense fermé le clapet aux nombreux donneurs de leçons qui jappent au travers des médias depuis tant d'années...la fameuse pensé unique de ceux qui savent compter aurait enfin put admirer la confrontation de la "pensée intelligente de nos pseudos élites" avec la réalité.
Vraiment je pense que l'on vient de louper un sacré spectacle. à la prochaine alors !!!
a écrit le 01/12/2012 à 12:34 :
Comme si une éventuelle nationalisation, de Florange ou autre, apportait des prix compétitifs, une qualité concurrentielle et des commandes. Les syndicats figés depuis la glaciation soviétique rêvent. Il faudrait que les salariés se réveillent et cessent de croire aux vieilles lunes communistes, qui ont fait la preuve de leurs échecs. Que l'état s'occupe des fonctions de son ressort, et laisse le privé faire son travail, en établissant en accord avec les patrons les garde-fous nécessaires.
Réponse de le 01/12/2012 à 12:51 :
bien dit!
a écrit le 01/12/2012 à 12:34 :
Ce n'est pas avec ce genre de photo (banderoles CGT) que les investisseurs sont se ruer sur l'Hexagone...
a écrit le 01/12/2012 à 12:33 :
quelle affreuse situation pour les salariés! leur employeur ne les licencie pas et investie plus de 180M d'euros pour eux! on est en plein délire là
a écrit le 01/12/2012 à 12:31 :
" On garde le revolver sur la table "...J'aime bien cette phrase, ça fait table de poker dans un western, j'espère que le six coups est bien chargé, au cas où...
a écrit le 01/12/2012 à 12:29 :
Ayrault le Traite. Ca sonne bien. Et rien de plus normal: les socialistes resteront toujours des traites envers le monde du travail. Il aura le privilège de faire partie des premières charettées à la guillotine lorsque la colère explosera. Comment peut-on accepter de détruire le pôle sidérurgique le plus compétitif du monde après l'avoir laissé dans des mains étrangères?
Réponse de le 01/12/2012 à 14:30 :
Ayrault c'est comporter comme Ponce Pilate,il s'en lave les mains.
Réponse de le 02/12/2012 à 4:21 :
"le pôle sidérurgique le plus compétitif du monde" j'espère que vous voulez rire !!!
je suis allé à florange et j'ai vu !!! ce tas de ferraille compétitif ???
j'ai lu également le projet qui doit venir dessus, mais il est hors de prix et ne rendra pas l'acier compétitif bien au contraire !!!
a quel prix maintien-t-on l'emploi ??? quelques dizaines de milliards pour 650 personnes : cela fait cher par personne !!!!
ces milliards créeraient sûrement plus d'emplois ailleurs !!
a écrit le 01/12/2012 à 12:27 :
L'industrie française est moribonde. Après 30 années d'UMPS elle est en train de rendre le dernier souffle. Il est vrai que cet incapable notoire de Chirac serait encore très populaire. Il n'a rien fait en 40 ans de carrière. Ceci explique sans doute cela.
a écrit le 01/12/2012 à 12:23 :
Site perennise, promesses d investissements, ils veulent quoi de plus??
Y a un moment il faut arreter de pleurer quand meme...
Quand a nationaliser, que l etat fasse deja ses taches regaliennes correctement avant de s aventurer dans la gestion d entreprises...
a écrit le 01/12/2012 à 11:58 :
Oh les pauvres co.cus, et ce n'est que le debut pour les electeurs PS

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