Pourquoi les tracteurs décarbonés peinent à s’imposer
guillaume Fischer
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Comme les constructeurs de poids lourds, les fabricants de tracteurs agricoles sont à la traîne sur la transition énergétique, via notamment la mise en œuvre de motorisations électriques. En 2024, plus de 95% du parc français reste dépendant des combustibles fossiles.
Un constat que compte bien faire mentir, même à la marge, John Deere. La rénovation du bâtiment de quelque 3.000 m2, qui accueillera la fabrication de batteries du constructeur américain installé à Saran dans le Loiret, vient ainsi d'être finalisée. Sur le site historique et siège social en France est assemblée la majorité des moteurs à combustion destinés aux principales usines de tracteurs du groupe, situées à Mannheim et de Zweibrücken en Allemagne.
Après l'installation des équipements et des lignes de production courant 2025, la nouvelle unité, qui a nécessité un investissement hors R&D compris entre 15 et 20 millions d'euros, devrait être opérationnelle en fin d'année. Elle employera quarante salariés au départ, sur un effectif total de 800 collaborateurs.
« Les batteries s'adresseront à tous types de tracteurs et d'engins, pour les secteurs du BTP, de l'entretien d'espace verts, et de l'agriculture, explique Bruno Rodique, directeur général de John Deere France.
Or, sur ce dernier segment, seule la motorisation électrique de petits matériels agricoles est pour l'instant envisagée, faute de puissance suffisante. En sachant que l'engagement du groupe est de réduire de 30% notre empreinte carbone d'ici 2030, les avancées technologiques sont donc primordiales dans ce domaine ».
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Dans la mesure où les grandes cultures de type céréalières nécessitent une puissance de motorisation de l'ordre de 250 à 300 chevaux, les futures batteries n'alimenteront donc pour l'instant que les tracteurs de taille réduite utilisés notamment dans la viticulture et l'arboriculture.
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