STMicroelectronics, Wabtec, SKF : alerte rouge sur l’économie tourangelle
Guillaume Fischer
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Le fabricant de portes de trains Wabtec pourrait s'alléger d'une centaine de postes d'ici 2027.
( © Wabtec)
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Le fabricant de portes de trains Wabtec pourrait s'alléger d'une centaine de postes d'ici 2027.
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La rentrée sociale et économique au sein de la métropole de Tours est plus que jamais marquée par l'incertitude. Dernière alerte en cause, survenue fin juillet, la possible réduction de la voilure du fabricant de portes de trains Wabtec qui détient deux usines dans l'agglomération tourangelle, à Saint-Pierre-des-Corps et la Ville-aux-Dames. Le groupe américain, qui a racheté l'entreprise de matériel ferroviaire Faiveley, y emploie au total 800 collaborateurs.
Selon les élus des syndicats CFDT, CFTC et CGC, Wabtec envisagerait un plan de charge horaire en baisse de 25% sur les unités tourangelles à l'horizon 2027. Cette réduction représenterait l'équivalent d'une centaine d'emplois. Le regroupement des deux sites à Saint-Pierre-des-Corps, programmé l'année prochaine, contribuera aussi à une baisse des effectifs de Wabtec en Touraine, toujours d'après ces élus.
Si ces suppressions de postes étaient avérées, ce que n'a pas confirmé ni infirmé la direction du groupe, elles s'inscriraient au sein d'une nette dégradation des indicateurs économiques dans la métropole tourangelle.
Ainsi, deux autres poids lourds historiques, le groupe franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics, et le fabricant suédois de roulements à billes et de joints d'étanchéité SKF sont aussi sur la sellette depuis le début 2025.
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En difficulté au niveau mondial, STMicroelectronics va réduire ses effectifs de 6% en France et en Italie, soit une baisse de 2.800 postes. Sur le site de Tours, entre 100 et 200 postes pourraient passer à la trappe, sur 1.400. La conséquence de réorganisations internes qui se traduiront par des transferts d'activité au profit des unités de Crolles dans l'Isère et de Singapour. A contrario, l'arrivée prévue de la production de chargeurs au nitrure de gallium (GaN), qui devait compenser ces délocalisations, bénéficiera finalement à l'Italie. Résultat, l'unité de STMicrolectronics à Tours deviendra à terme un centre de compétences, et délaissera la partie production.
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