L’aciérie Riva de Seine-et-Marne, symbole des maux de la sidérurgie

Pierrick Merlet
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L'aciérie Riva de Montereau-Fault-Yonne concentre son activité de production la nuit.
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L'aciérie Riva de Montereau-Fault-Yonne concentre son activité de production la nuit.
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La nuit est tombée depuis bien longtemps, mais dans ce site industriel de la commune de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) l'effervescence est à son maximum. Alors que les salariés de l'aciérie Riva s'activent pour lancer la production de billettes d'acier, le ministre de l'Industrie et de l'Énergie, Marc Ferracci, échange avec la direction du groupe franco-italien qui a spécialement fait le déplacement pour le rencontrer.
Lorenzo Riva, le vice-président du groupe - qui a bouclé l'exercice 2024 avec un chiffre d'affaires de 1,5 milliard d'euros - fait part au ministre de ses inquiétudes autour des futurs prix de l'électricité. L'entreprise, qui fait partie des acteurs qui comptent dans la sidérurgie en Europe, est actuellement dans une période de négociation avec les énergéticiens à ce sujet.
Depuis près de trois ans, cette usine qui produit des billettes d'acier à partir de tonnes de ferraille recyclées fondues à 1700 degrés fait fonctionner ses fours exclusivement la nuit dans le souci de coller aux heures creuses de son contrat de fourniture énergétique. « Et nous arrêtons le four dès 7 h 30 du matin, avant la plage d'heures pleines. Nos capacités de production se retrouvent amputées par cette situation », lâche, dans la salle de contrôle, un salarié qui mène la visite.
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Dans ce contexte, le site industriel qui emploie plus de 400 personnes peine à croire en son avenir avec la fin annoncée de l'Arenh (pour accès régulé à l'électricité nucléaire historique) au 31 décembre 2025. Pour mémoire, ce dispositif garantit aux industriels un prix d'achat du mégawattheure d'électricité à 42 euros l'unité dans l'Hexagone. Loin d'être négligeable dans un contexte de forte concurrence internationale et où l'énergie représente un poids très important dans les coûts de fabrication de l'acier.
Pierrick Merlet