Le Grand Chalon, labellisé "Territoire d'industrie" par l'État, affiche des résultats encourageants en matière de relance industrielle. Reste à mesurer les impacts dans le temps, et à surmonter la paralysie politique actuelle.Avec un taux de chômage à 6,6 % - inférieur à la moyenne nationale qui est à 7,3 % - l'agglomération chalonnaise affiche des résultats à contre-courant de la tendance actuelle. Une performance principalement attribuée, selon les acteurs locaux, aux recrutements importants dans le secteur industriel. La zone SaôneOr, labellisée « zone clé en main », qui abrite 360 entreprises, joue un rôle crucial dans cette dynamique : 9 usines construites ou à construire depuis 2018. Seuls 10 hectares de foncier restent disponibles sur les 80 ha viabilisés de l'ancienne réserve foncière Kodak.
2 000 nouveaux postes d'ici 2030
Plusieurs entreprises, notamment dans les secteurs de la maroquinerie et du nucléaire, ont procédé à des embauches, comme Framatome qui affiche un rythme de l'ordre de 200 personnes recrutées par an. « Nous avons créé 1 000 emplois industriels sur le territoire depuis 2019. C'est 50 % des emplois gagnés ces dernières années » souligne Sébastien Martin, président du Grand Chalon. Un chiffre d'autant plus marquant que l'industrie ne représente que 25 % de l'emploi salarié total. « Et nous prévoyons 2 000 nouveaux postes d'ici 2030 », poursuit-il. Autre facteur clé : le taux d'activité élevé (75,6% pour les 15-64 ans), supérieur de deux points à la moyenne nationale.
Derrière cette réindustrialisation locale, se joue également la réhabilitation d'anciennes friches, comme le site Nordéon, qui représente 6.6 ha et qui devrait être prêt à accueillir de nouvelles entreprises d'ici la rentrée 2025. Reste qye le rythme des entreprises qui s'installent sur le Grand Chalon ralentit depuis quelques mois au regard de l'actualité politique. "Depuis juillet dernier, nous n'avons eu aucune demande d'industriels", admet Sébastien Martin.