Socotec s’implante à Cherbourg pour former les salariés du nucléaire
Nathalie Jourdan
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Dans ces écoles, les stagiaires sont placés en conditions réelles d'exploitation d'une centrale nucléaire.
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Dans ces écoles, les stagiaires sont placés en conditions réelles d'exploitation d'une centrale nucléaire.
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Depuis quelques années, les promesses de l'atome drainent vers le Cotentin un nombre croissant d'intervenants sur toute la chaîne de valeur. Nouvelle illustration avec le groupe Socotec. Le spécialiste du contrôle technique et de la gestion des risques (12.500 collaborateurs dans 27 pays) vient d'ouvrir à Cherbourg son septième chantier pour une école du nucléaire français, après ceux de Dunkerque, Dieppe, Rungis, Chinon, Pierrelatte et Lagnieu.
Bien que la péninsule normande abrite déjà trois autres centres de formation dans la même spécialité (ceux d'Onet, de Trihom et de l'INSTN/CEA,) l'entreprise francilienne ne craint manifestement pas la concurrence. « Le Cotentin a le vent en poupe parce que l'activité nucléaire s'y est beaucoup accrue jusqu'à concentrer énormément d'acteurs », fait valoir Damien Gousy, directeur général de sa filiale de formation nucléaire.
Au reste, Socotec a vu grand. Son chantier-école est dimensionné pour accueillir une centaine d'apprenants par jour et jusqu'à 1.800 par an. Il abrite, sur environ 1000 m2, la reproduction à l'identique d'une partie de l'intérieur d'une centrale et d'un sous-marin nucléaire. Le tout à l'échelle 1. Soumises à obligation, les formations, qui peuvent être données « en neuf langues », sont centrées sur des exercices pratiques.
Dosimètres, appareils isolants, tenues étanches et ventilées, simulateur de radioactivité, zones chaudes ou froides... Les stagiaires sont placés en conditions réelles d'exploitation. « Notre rôle est de leur apprendre à réagir en mode réflexe dans les domaines dits comportementaux autour de la radioprotection, de la sûreté nucléaire et des règles d'assurance qualité », précise Damien Gousy.
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La cible ? Les salariés des grands donneurs d'ordre mais surtout ceux de leurs sous-traitants (entreprises de robinetterie, de maintenance, d'électricité, de maçonnerie...) sont amenés à intervenir dans les « zones contrôlées », soumises à rayonnement. Les besoins de formation se chiffrent en milliers de personnes. Entre le lancement de la nouvelle génération des sous-marins nucléaires (SNLE), la mise en orbite de l'EPR de Flamanville et les deux usines promises à Orano, l'agglomération cherbourgeoise se prépare, en effet, à faire face à un très gros appel d'air sur les métiers liés à l'atome.
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Nathalie Jourdan
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