Quand l’énergie solaire investit le quotidien
Benjamin Hay - article partenaire Enedis
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Faire fonctionner des objets du quotidien (smartphones, objets connectés, panneaux d'affichage) en incluant dans leur écran la technologie d'un panneau solaire. C'est à cela que s'est attaquée dès 2008 la société Sunpartner Technologies, basée à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Ludovic Deblois, 37 ans, son président et cofondateur.
Pour le smartphone, des accords commerciaux ont été récemment signés au Japon (dont un avec le fabricant Kyocera) pour développer la technologie Wysips Crystal. Laquelle permettra de gagner « entre deux et quatre minutes de communication pour dix minutes au soleil et de compenser l'écoute de musique », détaille le dirigeant.
Un accord de licence a également été trouvé avec la marque lilloise NevoWatch, qui sortira début 2016 une montre connectée à énergie solaire -plus besoin de pile-. Les technologies de Sunpartner investissent également notre environnement. Sur terre, avec le premier panneau d'affichage déroulant autonome en énergie (réalisé par l'entreprise lyonnaise Prismaflex) ou dans les airs, avec un store pour hublots d'avion sous la forme d'une vitre opaque (produite par le Français Energia Visions Systems). Pratique pour le passager éblouit par la lumière, qui pourra se servir de l'énergie produite par cette vitre pour recharger son smartphone ou sa tablette. Pratique aussi pour l'avionneur qui peut ainsi « faire perdre du poids à l'appareil et ainsi économiser de l'énergie », explique Ludovic Deblois.
Sunpartner Technologies, qui compte 53 salariés, a déjà déposé quelque 120 brevets depuis ses débuts. Le reste, ce n'est pas elle qui s'en occupe : elle cède sa technologie sous forme de licences aux constructeurs. Charge à ces derniers de l'intégrer dans leur produit (« 200 à 300 personnes » fabriquent ainsi les futurs panneaux d'affichage près de Lyon, selon Ludovic Deblois). L'an dernier, son chiffre d'affaires a atteint trois millions d'euros. Pour cette année « on espère dépasser les cinq millions d'euros », annonce le patron de la société, elle qui a déjà levé pour 40 millions d'euros de fonds pour développer son activité. Et qui ne compte pas arrêter là sa croissance. « On a pour objectif d'atteindre un effectif d'environ 80 personnes début 2016 », annonce le cofondateur de Sunpartner, qui possède désormais deux bureaux commerciaux à l'étranger, l'un à Shenzhen (sud de la Chine), l'autre à Tokyo (Japon). Au moins un autre -aux Etats-Unis- devrait suivre.
Côté projets, on ne manque pas non plus d'idées.
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Le chef d'entreprise lorgne également du côté des acteurs du transport, de l'automobile ou encore du bâtiment, avec pour but d'équiper les immeubles en vitres solaires. Mais la star du moment reste l'objet connecté : d'ici quatre ans, Sunpartner compte développer des tissus solaires pour équiper de futurs « vêtements intelligents ». L'entreprise espère atteindre le cap des 100 millions d'euros de chiffre d'affaires cumulé d'ici la fin de l'année 2018.
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