Transition énergétique, emplois à la clé ?
Fanny Costes - Article partenaire Enedis
Fanny Costes - Article partenaire Enedis
Une transition énergétique est en cours en France. La division par deux de la consommation d'énergie d'ici 2050, ou l'intégration de 32% d'énergies renouvelables d'ici 2030, seront non seulement l'occasion de lutter contre le réchauffement climatique mais aussi de créer des emplois. LE CIRED-CNRS table ainsi sur 632 000 créations d'emplois d'ici 2030. Quant à l'ADEME et à l'OFCE, ils parient sur la création de 745 000 à 825 000 emplois d'ici 2050, comptabilisant tous les emplois directs et indirects générés par une transition énergétique très ambitieuse.
Et la montée en puissance des énergies renouvelables tout comme la nécessité de rendre les systèmes énergétiques plus efficaces, intelligents, sont aussi une opportunité pour l'emploi en France. Selon ERDF, le déploiement de 35 millions de compteurs communicants Linky entre 2015 et 2021 génèrera à lui seul 10 000 emplois par an. Dans l'éolien, qui compte déjà plus de 11000 salariés, la fédération France énergie éolienne (FEE), estime qu' « avec un marché de 25 000 MW en 2020, plusieurs unités de production de mâts, de pales et autres gros composants d'éoliennes devront s'implanter en France ». « En 2020, l'énergie éolienne sera alors en mesure d'employer 60 000 personnes », assure la FEE.
La transition énergétique apporte donc de nouvelles compétences et de nouveaux métiers, comme pour l'exploitation-maintenance de parcs éoliens ou solaires, le déploiement de réseaux intelligents et la gestion énergétique des bâtiments.
Dans le cadre du projet européen NEUJOBS, les chercheurs avancent ainsi que « la structure de l'emploi dans le secteur de l'énergie pourrait être modifiée à la faveur de travailleurs plus qualifiés, en raison notamment du haut niveau de qualification requis dans les énergies renouvelables. Cela signifie que le secteur de l'énergie fournira non seulement plus d'emplois dans ce contexte de transition, mais aussi des emplois mieux qualifiés ».
Et qui dit nouvelles compétences et amélioration des savoir-faire, dit formation. « L'éducation et la formation sont des facilitateurs critiques pour l'emploi dans ces secteurs nouveaux et hautement dynamiques », insiste l'Irena, Agence internationale des énergies renouvelables. Ce besoin de formation implique particulièrement les collectivités car, au-delà du verdissement des professions, la transformation énergétique en cours opère une décentralisation, au plus près des sources d'énergie et des besoins de la population. La mise en œuvre de filières locales leur demandera donc de disposer de compétences directement sur leurs territoires.
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Les régions Haute-Normandie, Bretagne et Pays de la Loire par exemple disposeront après 2020 des premiers parcs éoliens en mer français en activité. Il faut donc prévoir en amont le besoin de main d'œuvre généré par la construction de ces parcs puis par leur exploitation.
Ce que les régions font déjà, selon Nicolas Mayer-Rossignol, président de la région Haute-Normandie.
Dans ce qui sera bientôt la Normandie, les élus travaillent main dans la main avec industriels, PME, services de R&D et organismes de formation pour planifier au mieux les formations et leurs contenus.
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Après, poursuit le président de région, pour que les carnets de commandes se remplissent dans les secteurs du bâtiment et des énergies renouvelables, « il est très important de stimuler l'investissement public, un moyen de rassurer et de relancer l'activité, et derrière c'est de l'emploi ». Aux territoires donc d'organiser intelligemment leur transition énergétique pour travailler de paire avec les entreprises, avec à la clé des embauches.
Fanny Costes - Article partenaire Enedis
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