Les Français ont de moins en moins envie d'entreprendre

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Les Britanniques sont selon ce sondage 44% à vouloir entreprendre, tandis que 56% d'Allemands - soit presque deux fois plus qu'ne France - veulent créer leur propre entreprise.
Les Britanniques sont selon ce sondage 44% à vouloir entreprendre, tandis que 56% d'Allemands - soit presque deux fois plus qu'ne France - veulent créer leur propre entreprise. (Crédits : DR)
Ils étaient 37% à souhaiter créer leur entreprise en 2014. En 2015, ils ne sont plus que 30%. Très peu de Français estiment que la conjoncture de leur pays est un atout pour lancer sa société.

L'envie d'entreprendre des Français s'est érodée en un an et est nettement moins présente que chez les Allemands et les Britanniques, selon un sondage transmis dimanche 22 novembre à l'AFP.

La proportion de Français ayant envie de créer leur propre entreprise est passée de 37% en 2014 à 30% en 2015, selon le baromètre de la société de capital-investissement Idinvest en partenariat avec le Figaro et réalisé par Viavoice.

"Les Français sont extrêmement bien placés pour tirer parti de cet élan entrepreneurial (...) mais on a un risque de sous-exploiter ce moteur de la croissance forte, car en France il est encore perçu qu'entreprendre est bourré de freins", commente pour l'AFP Christophe Bavière, président d'Idinvest Partners, craignant que cela ne pousse les Français ayant la volonté d'entreprendre à le faire à l'étranger plutôt que dans l'Hexagone.

Les Britanniques et les Allemands ont un désir d'entreprendre plus fort

Les Britanniques sont selon ce sondage 44% à vouloir entreprendre, tandis que 56% d'Allemands - soit presque deux fois plus qu'en France - veulent créer leur propre entreprise.

Plusieurs facteurs expliquent cet écart, dont la conjoncture économique et sa perception à long terme. Toutefois, "si la croissance britannique est aujourd'hui la plus forte, les Allemands sont les plus confiants sur la conjoncture économique de leur pays: 57% pensent que celle-ci est un atout pour créer son entreprise, contre 29% au Royaume-Uni et 13% en France". Selon l'étude, ceci est dû à "la constance de l'économie allemande" et à la "solidité de la plupart de ses indicateurs économiques".

Par ailleurs, les Allemands sont plus confiants dans la capacité des banques de leur pays à financer des projets (34%, contre 22% pour les Britanniques et 18% en France).

Les Français portés par l'innovation

En revanche, les Français sont davantage portés vers l'innovation. Les opportunités offertes par l'évolution des modes de vie et de consommation sont considérées comme un atout par 63% des personnes portées vers la création d'entreprise en France, contre 45% au Royaume-Uni et 40% en Allemagne.

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Commentaires
a écrit le 23/11/2015 à 18:55 :
Je suis parti pour 3 raisons
Le nucleaire, l Urssaf et la CGT
Je reviendrais Mais moins de 180 jours par an
a écrit le 23/11/2015 à 16:34 :
Qui n'a jamais connu les affres du RSI ou des contrôle fiscaux répétés avec redressement systématique ne peut savoir. Et voir qu'un auto-entrepreneur ne peut faire qu'un peu plus 31 Keuros de chiffre avant changement obligatoire de statut est quand même pitoyable. Bref, les exemples fourmillent de ce qui bloque l'envie d'entreprendre. Peut-être l'Etat devrait-il se pencher sur ses propres statistiques concernant les délais de paiement, les tailles critiques jamais atteintes pour cause de diverses législations, les raisons de faillite...
a écrit le 23/11/2015 à 14:59 :
Gare à vous si ça marche, Bercy vous matraque tout de suite. Alors il vaut mieux aller ailleurs. Un endroit où ne hait pas le succès comme en France, les seuls autorisés à se montrer riches, ce sont les Footballeurs
a écrit le 23/11/2015 à 13:36 :
Pourquoi entreprendre,la vie est courte et l'état est généreux donc avec un peu de débrouille et le rsa et l'apl on y arrive très bien et même pas besoin des 35h ni du code du travail.Pas besoin de rolex ou de voiture ni de famille a nourrir dans le cadre du programme mère célibataire l'état,le secours catholique,les restos du cœur,l'assistante sociale s'en charge.Un vélo comme le prône les écolos et hop on s'invite chez les copains qui bossent et on leurs dit quel chance ils ont ,on joue le malheureux et on leur tape un billet de 50 après avoir bien mangé et vidé leur cave.Ma petite entreprise connaît pas la crise .
Réponse de le 23/11/2015 à 18:02 :
Proverbe: Donne un poisson à un homme tu le nourris 1 journée , apprend lui a pêcher tu le nourriras une vie ...
Force est de constater : y a moins en moins de pêcheurs en France ...
2 raisons : soit il y a de moins en moins de poissons ou soit il y a des bonnes âmes qui donnent des poissons à gogo.
Mais peut être il y a moins en moins de gogos pour pêcher ...CQFD
Réponse de le 24/11/2015 à 14:36 :
Un carnet d'adresse remplit de gogos,c'est un vrai vivier ,il suffit d'un ou deux par semaine.Le gogo aime partager ça lui donne bonne conscience et un semblant d'importance sur lequel joue toutes les associations caritatives surtout en période de Noel .D'ailleurs le secteur du généreux donateur est en pleine expansion .
a écrit le 23/11/2015 à 13:22 :
les Français croient au Père Noël

Tous les signaux sont au rouge mais il y en a encore près d'un sur trois qui compte sur l'innovation (qui n'existe donc pas encore) pour faire fortune. C'est admirable ... et incompréhensible !
Réponse de le 23/11/2015 à 13:51 :
Oui il y en a qui comptent sur l'innovation,

mais rassurez-vous, pour casser les perspectives de l'innovation réelle,
la France a la BPI ex Oseo ex Anvar, les noms ont changé, mais ce sont toujours les mêmes, et les agences blas blas banquets (qui prétendent être du développement économique) qui cassent les projets sérieux et qui financent les faux médicaments sans bénéfices dans l'industrie pharmaceutique,

ce qui revient à payer 2 fois cette industrie,

1er gabegies, les aides subventions perdues et autres financements sans retour
2ème gabegies, les remboursements de ces faux médicaments sans intérêt par la sécurité sociale et les complémentaires

au final, les contribuables et les salariés paient 2 fois.
a écrit le 23/11/2015 à 10:33 :
alors que, comme le dit le cabinet EY, il est de plus en plus simple de créer en France (surtout maintenant que la France est devenue une référence en matière de e-Government).
et que nous avons le plus fort taux de création du G7, d'après RSM.
mais il est vrai que nous ne créons pas assez d'entreprises créatrices d'emploi.
Réponse de le 23/11/2015 à 14:02 :
Si vous créez un emploi, on dira que c'est normal et que vous cherchez juste à profiter de la capacité de travail du salarié.
Si vous le licenciez ensuite, vous serez accusé de négrier qui ne pense qu'à s'enrichir sur le dos des pauvres travailleurs !
Jamais on ne tolèrera que vous reveniez en arrière !
Financièrement, si vous vous plantez, on vous dira d'assumer. Si vous arrivez à gagner de l'argent, on exigera de vous que vous partagiez avec les salariés... pas les pertes, hein... seulement les bénéfices.
Ainsi, le salaroé, pour le patron, c'est celui qui l'accompagne au casino : le patron joue sa mise: s'il perd, on lui dira qu'il a mal géré, qu'il a fait les mauvais choix, voire qu'il a mis en péril l'emploi du pauvre salarié. Par contre, s'il gagne le jackpot, on exigera qu'il partage le jackpot !!
a écrit le 23/11/2015 à 10:22 :
Et à côté de ça vous trouvez des sondages qui vous disent qu'il y a une part de plus en plus importante des jeunes générations qui envisage de créer ou reprendre une entreprise !! .
Ce genre de titre, d'article ne fait qu'en rajouter à la sinistrose ambiante .....alors que l'envie d'entreprendre a toujours existé .....J'interviens depuis 10 ans lors des stages de préparation à l'installation organisés par les chambres des métiers pour les futurs artisans , il y a toujours autant de candidats ....et le taux de survie à 3 ans reste constant à environ 70% .
a écrit le 23/11/2015 à 10:18 :
J'aime bien vos articles économiques comme celui-ci mais ce serait mieux de bien faire ressortir les différents éléments qui expliquent ce manque d'engouement pour la création d'entreprise en France: notamment les 62,7% d'imposition des résultats objet d'un précédent article. Aussi le chômage de masse, aussi le fait qu'une entreprise sur deux survit à 2 ans d'activité, aussi la frilosité des banques Françaises.
Enfin je pense même que ce taux serait encore moins important sans trois éléments:
- les chômeurs en fin de droit qui ne voient leur salut qu'en créant leur propre job;
- le statut d'auto-entrepreneur;
- les statrt-up.
Nous n'avons pas la mentalité anglo-saxonne d'entreprendre, mais plus souvent d'assistés.
a écrit le 23/11/2015 à 10:16 :
Les Français ont de moins en moins envie d'entreprendre ;

Les Français font le constat que 50% des nouvelles entreprises sont en liquidation judiciaires dans les 2 ans,

et que 75% des entreprises meurent dans les 5 ans ;

Le point commun de ces échecs, c'est que toutes les entreprises ont reçu les piètres conseils des CCI Chambres de Commerce de d'Industrie dont les intervenants et intervenantes n'ont généralement pas l'expérience de l'entreprise et sont nus et nues de compétences réelles, leurs titres pompeux et leurs vantardises ne ne sont destinés qu'à tromper les entrepreneurs pour leur soutirer de l'argent abusivement.

Il faut aussi ajouter les comportements abusifs des Greffes des Tribunaux de commerce consulaires dont les juges sont désignés par les fumeuses CCI entre "amis" in finé en conflits d'intérêts dans 95% des dossiers ;

Ajoutons bien entendu les formalités administratives, comptables, sociales d'une complexité hors du commun qui bouffe 50% du temps des entrepreneurs.

Basta cosi.
Réponse de le 23/11/2015 à 11:35 :
Et vous oubliez les problèmes de protection sociale .... Un de mes fils s'est installé en auto-entrepreneur il y a 4 ans et il cartonne . Mais malgré un carnet de commande plein , il va arrêter l'année prochaine et repartir en emploi salarié . Pourquoi ? Parce qu'il veut être papa .
Il a tant de travail qu'il pourrait embaucher au moins une personne mais alors , il serait inondé d'une paperasse sup et tous les risques en cas de mauvais ouvrier à virer lui pendraient au nez .
Bref , une boîte lui fait les yeux doux avec un statut de chef d'équipe ; 2 fois moins d'heures ( au moins ) , un revenu identique ( ou plus ) et une vraie sécu pour son bébé . CQFD .
a écrit le 23/11/2015 à 9:11 :
L'an dernier, passage aux normes SEPA, à nos frais, cette année, transformation du DIF en CPF, mise en place de la DSN, la mutuelle obligatoire au 1er Janvier. obligation de revoir le contrat d'électricité car "concurrence" obligatoire au profit de qui ? des amis du pouvoir ?
On se rend compte qu'on dépense son argent et son énergie à tout autre chose que ce qu'on voulait faire et qu'on a jamais la paix.
On attend avec impatience la ré-écriture du code du travail.
Réponse de le 23/11/2015 à 10:29 :
La force et la réussite d'un chef d'entreprise réside dans sa capacité à surmonter les difficultés qui se présentent à lui, à résoudre dans l'urgence les aléas quotidiens faute de quoi la machine se grippe vite ...et à y regarder de près ce ne sont pas les administrations qui causent le plus de problèmes entre les exigences des clients, les fournisseurs qui ne respectent pas leurs engagements , les collaborateurs qui à côté de leurs compétences ont aussi leur personnalité etc...
a écrit le 23/11/2015 à 9:03 :
Les français sont pragmatiques et non pas "le petit doigt sur la couture du pantalon" au ordre de Bruxelles! Le dogmatisme de l'UE, qui commence par "la fin" pour que "les moyens" si emboitent, ne fonctionne pas!
a écrit le 23/11/2015 à 8:55 :
d'un autre cote, c'est juste du realisme!!!!!
travailler 100 heures par semaine sans vacances avec un salaire incertain et surtaxe pour se faire traiter de sale patron negrier et voleur qui doit remplir des feuilles comptes penibilites, en se disant que si ca tourne mal on y laisse sa maison et que si ca marche on se fait dailymotioniser et/ou prendre 75%, ca releve du sacerdoce!
les francais dynamiques vont creer leur boite ailleurs, apres leurs etudes ( a l'etranger!! ;-) )
a écrit le 23/11/2015 à 8:51 :
Entreprendre en France ! D'abord payer des charges avant d'avoir gagne, etre en permanence a se demander de quoi demain sera fait etc....
Trop de charges d'administration, suspicion du fisc.
J'ai cree mon affaire en Asie il y a plus de quinze ans, apres avoir ete artisan durant dix annees, delai d'ouverture et bouclage du dossier, deux journees, alors qu'en France il faut des mois de preparation.
Pareil pour l'efficacite de l'administration ici en Asie, regularisation des droits a la retraite une journee, demande en France plus d'une annee !
Non, decidement, mon conseil a ceux qui en veulent, partez, le monde est vaste.
Réponse de le 23/11/2015 à 10:11 :
Vous avez raison, des gens comme vous doivent partir... Et surtout ne jamais revenir !!! Vous dites des absurdités sur votre pays pour vous justifier, c'est bien connu chez les expats lorsque l'on voit arriver,- rarement heureusement-, l'un de ces " fuitards" rempli de mépris, mais qui change très vite lorsqu'il est confronté aux réalités du pays d'accueil... Alors, bon vent... et ne revenez jamais ,particulièrement pour solliciter la solidarité de vos compatriotes... !!!!
Réponse de le 23/11/2015 à 11:17 :
meme si le commentaire initial est un peu excessif, il a quand meme une base reelle. L economie francaise va mal et le choix a toujours ete de taxer plus (c est pas uniquement le PS, Sarkozy avait aussi cree pas mal d impots)

Quand au fait de vouloir revenir en france profiter de la solidarite nationale, c est un pur proces d intention ! combien d expatrie veulent revenir en france ? quasiment aucun (surtout parmi les jeunes ou revenir signifie chomage ou travail sous payé). De plus apres avoir vecu longtemps a l etranger vous vous rendez compte que la france de vos souvenirs n existe plus et donc rentrer en france c ets comme immigrer dans un autre pays (et votre femme et enfants risquent eux de pas aimer vivre dans un pays en voie de tiers mondisation)

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