Selon une enquête réalisée par Elabe et publiée à l'occasion de la journée " Transfair de la transmission d'entreprise " qui se tiendra le 23 novembre à Paris, 40% des chefs d'entreprise interrogés déclarent envisager de transmettre ou de céder leur entreprise. Pour quel motif ? Pour 66% d'entre eux, cette cession-transmission est motivée par un prochain départ à la retraite.
Est-ce le signe que les baby-boomers entrepreneurs ont décidé désormais de passer le relais aux prochaines générations ? C'est en partie vrai. Mais pas seulement. En effet, 28 % souhaitent créer une nouvelle activité. Et Ils sont près d'un sur dix à vouloir se tourner vers le salariat.
Si plus d'un dirigeant sur deux estiment être bien, " voire très bien renseignés " sur les procédures à suivre, les sujets d'inquiétudes ne manquent pas. En effet, pour 85 % des chefs d'entreprise interrogés, l'avenir de l'entreprise et la pérennité de l'activité sont la priorité, loin devant toute attente de profit. Les autres obstacles soulevés par les dirigeants sont les suivants : l'incertitude du contexte économique, pour 48 % d'entre eux et le poids de la fiscalité (41 %, voire 46 % pour les dirigeants de grosses PME. " Ceci alors qu'en réalité, la France semble figurer parmi les paradis fiscaux en matière de transmission ! ", commentent les auteurs de l'enquête.
Quant à la complexité administrative, elle représente un frein à la cession-transmission pour 36 % d'entre eux et même 45 % des dirigeants de PME importantes.
L'absence de repreneur est-il un sujet majeur ? Pas vraiment. Seuls 23 % des chefs d'entreprises estiment que c'est un frein principal à la transmission de leur entreprise. Ce pourcentage grimpe toutefois à 32 % pour les chefs des entreprises de 50 à 99 salariés.
Autre enseignement de cette photographie instantanée de la transmission d'entreprise, les chefs d'entreprises interrogés ne comptent pas céder leur société à un membre de leur famille. Dans ce domaine, la France se distingue de ses voisins. Selon l'Observatoire sur la cession-transmission de BPCE, le taux de transmission intrafamilial des entreprises patrimoniales est particulièrement faible en France. Il ne passe pas la barre des 20% alors qu'il dépasse les 50 % en Allemagne et les 70 % en Italie avec les conséquences sociales et économiques - perte de savoir-faire et de valeur ajoutée - que l'on peut imaginer.
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Selon l'Observatoire sur la cession-transmission de BPCE publié en juillet, le nombre d'entreprises transmises et cédées progresse. Point positif, très peu de PME en bonne santé disparaissent faute de repreneur. En 2013, dernières statistiques connues, 16.348 cessions-transmissions ont ainsi été enregistrées, contre 15.124 l'année précédente.
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