Point de non retour aux États-Unis : les entreprises américaines attaquent en justice les taxes de Trump sur la Chine

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Le président américain Donald Trump prend la parole lors d'un rassemblement électoral à l'aéroport Cecil de Jacksonville, en Floride, le jeudi 24 septembre 2020.
Le président américain Donald Trump prend la parole lors d'un rassemblement électoral à l'aéroport Cecil de Jacksonville, en Floride, le jeudi 24 septembre 2020. (Crédits : Tom Brenner / Reuters)
Les fabricants américains en ont assez de voir leurs produits plombés par des surcoûts dus aux tarifs douaniers prohibitifs imposés par l'administration Trump aux importations chinoises. Si l'objectif est certes de réduire le déficit commercial abyssal avec la Chine, ces taxes punitives sont en fait payées par les importateurs américains. Mercredi dernier, des géants mondiaux comme Tesla, Ford, Mercedes, Volvo ont décidé de porter plainte contre le renchérissement de leurs coûts de production. En peine campagne pour l'élection présidentielle, ils sont désormais rejoints par une kyrielle d'entreprises comme Home Depot, Lenovo, Ralph Lauren, Gibson...

Des entreprises américaines et des multinationales de multiples secteurs, automobile, textile ou encore distribution, ont attaqué en justice l'administration Trump au sujet des droits de douane supplémentaires imposés sur les produits importés de Chine, qui renchérissent considérablement leurs coûts de fabrication.

Parmi les groupes qui ont déposé une plainte devant le Tribunal International du Commerce à New York, l'enseigne Home Depot, le fabriquant de guitares Gibson, la marque de vêtements Ralph Lauren, le fabriquant d'ordinateurs Lenovo, l'entreprise de fruits et légumes Dole, ou encore l'équipementier de golf Callaway.

Ces requêtes, déposées depuis la mi-septembre, ont été consultées dimanche par l'AFP, qui avait déjà fait état, mercredi, des plaintes de grands groupes automobiles mondiaux, comme Tesla, Ford, Mercedes et Volvo.

Stratégie à double tranchant qui handicape l'industrie des États-Unis

Le nombre d'entreprises s'élevant contre les tarifs douaniers supplémentaires imposés aux biens importés de Chine a fortement grossi lors des derniers jours, alors qu'on approche de l'élection présidentielle du 3 novembre aux États-Unis.

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[Photo: le président américain Donald Trump prend la parole lors d'un rassemblement électoral à l'aéroport Cecil de Jacksonville, en Floride, le jeudi 24 septembre 2020. Crédit photo: Tom Brenner / Reuters]

Toutes affirment que ces droits de douanes, imposés sur une liste de produits dans le cadre du bras de fer commercial entre Washington et Pékin, sont "illégaux".

Elles demandent par conséquent leur "annulation" et souhaitent récupérer toute somme déjà perçue par les services douaniers américains depuis l'entrée en vigueur de nouvelles taxes.

L'Organisation mondiale du Commerce (OMC) a, le 15 septembre, jugé illégale une première tranche de droits de douane imposés par les Etats-Unis sur quelque 250 milliards de dollars de biens chinois.

Les taxes douanières punitives imposées par Washington sur les marchandises venant de Chine sont en fait payées par les importateurs aux Etats-Unis, ce qui, selon l'objectif du gouvernement américain, doit réduire ces importations chinoises et à terme, l'abyssal déficit commercial des Etats-Unis avec la Chine.

Stopper l'ogre chinois, combat emblématique de la présidence Trump

Ces tarifs punitifs ont marqué le début d'une guerre commerciale entre les deux géants économiques et constitué l'une des marques de fabrique de la présidence Trump, qui a accusé la Chine de pratiques commerciales malhonnêtes, de vol de propriété intellectuelle, et de vouloir utiliser la technologie pour étendre son emprise sur certaines régions du monde ou pour renforcer la répression en Chine notamment contre les musulmans ouïghours.

Washington et Pékin ont ensuite conclu un accord commercial, en grande partie au point mort. Des tarifs douaniers supplémentaires de 25% restent ainsi appliqués sur l'équivalent de 250 milliards de dollars de marchandises chinoises.

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Commentaires
a écrit le 01/10/2020 à 22:43 :
Le déficit commercial de la france, déjà abyssal avant la crise covid, atteint désormais des sommes colossales inimaginables. La france ne s'en remettra pas et ne pourra plus a l'avenir jouer dans la cour des grands. L'état français et les administrations vont devoir revoir drastiquement leur niveau de vie..
a écrit le 01/10/2020 à 10:38 :
Dramatique les dirigeants de Suez, ils ne souhaitent pas que la France puisse avoir un groupe de taille mondiale. On a hélas l'habitude de ces querelles fratricides , on en paye le prix, notre pays décline et on comprend pourquoi.
a écrit le 29/09/2020 à 15:11 :
Les médias français s'intéressent plus aux problèmes des autres pays qu'aux nôtres.
Ils feraient mieux de regarder le point de non retour français atteint depuis longtemps.
Le déficit commercial de la France a atteint 20 milliards d'euros au deuxième trimestre.
Macron continue de plomber nos entreprises en prélevant 50% du PIB (contre 27% chez Trump) et en ignorant le déluge d'importations de pays à faible taxes et salaires.
a écrit le 29/09/2020 à 8:34 :
Encore une excellente photographie, comme si le drapeau des USA sortait de Trump. Bravo.
a écrit le 29/09/2020 à 5:58 :
Ce meme trump q1ui vociferait Wasinghton avant son election. Finalement le peuple US gobe toutes les couleuvres.
a écrit le 28/09/2020 à 18:01 :
Fabricant et non pas fabriquant
a écrit le 28/09/2020 à 16:27 :
Marrant toutes ces marques de voiture soit disant HDG pourtant montées avec des pièces chinoises.
a écrit le 28/09/2020 à 12:22 :
Les importateurs et les exportateurs ne sont que des intermédiaires, en recherche de rente, qui vivent de la mondialisation!
a écrit le 28/09/2020 à 12:11 :
Quelle photo minable choisie par l'AFP !
Vivement que cette agence de propagande mondialo-gauchiste disparaisse du paysage médiatique !
Réponse de le 28/09/2020 à 13:26 :
Mondialo-gauchiste , quel argument massue ! Après cela nous restons sans voie ...
Réponse de le 28/09/2020 à 15:57 :
Sans doute la lecture de l'article vous est-elle trop compliquée qu'il ne reste qu'à regarder les images...
Réponse de le 29/09/2020 à 7:25 :
Réponse à Jean : la propagande mondialo-gauchiste, à supposer quelle existe, n'a rien à envier à la propagande ultralibérale mondialisée.
Réponse de le 30/09/2020 à 6:52 :
photo Reuters plutôt ? Jean?
a écrit le 28/09/2020 à 11:29 :
"Stopper l'ogre chinois"

Comme quoi avec plus de 300% d'endettement on peut faire peur au monde entier hein. Que l'on me prête un milliard et je serais millionnaire sans rien faire.

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