Après avoir dérapé l'été dernier avec un tee-shirt pour enfants paré d'une étoile jaune, une étude américaine révèle que l'enseigne Zara pratiquerait le profilage racial de ses clients.
L'enseigne de vêtements espagnole Zara va-t-elle devoir faire face à un énorme scandale ? Une étude du Center for Popular Democraty(dont la mission est de promouvoir l'équité) qui a interrogé 251 employés de l'enseigne Zara à New-York, révèle qu'un grand nombre d'entre eux pratiquent le profilage racial sur les clients en magasin.
Ainsi, la société de vêtements espagnole pratiquerait une politique jugeant au faciès. Autrement dit, lorsqu'un client déterminé comme "suspect" -et donc susceptible de voler- entre dans un magasin, un employé aurait pour consigne de surveiller ses faits et gestes.
Parmi les sondés, 57% des employés répondent qu'ils ont dejà eu affaire à ce type de situation. Et 46% d'entre eux rapportent que les clients noirs sont "toujours" ou souvent "concernés" par ce dispositif. L'étude révèle également que les clients noirs ont 7 fois plus de chance d'être concernés par cette procédure que leurs homologues blancs.
Zara et ses dérapages racistes
Si les faits de profilage racial sont avérés, ce ne serait pas la première fois que la marque dérape. L'été dernier, le clin d'œil, sur un tee-shirt, à la série américaine "Orange is the New Black" est mal passé. Avec le slogan "White is the New Black", la marque a été contrainte de retirer rapidement le vêtement de ses rayons.
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Sur Twitter, la marque espagnole avait présenté ses excuses : "Nous nous excusons sincèrement, c'était inspiré de l'étoile du shérif des films western, et le tee-shirt n'est plus disponible en magasin".
Bracelet "style esclave", habits de zoulous... d'autres enseignes accusées de racisme
"Il s'agit soit d'un manque de culture coupable, soit d'une démarche indigne et perverse réduisant à une appellation design et mode ce qui relève d'un crime contre l'humanité, reconnu depuis 2001 en France par la loi".
Pour se justifier, la marque avait alors évoqué sur Twitter une erreur de traduction.