Les soldes débarquent, le budget des Français dévisse

 |   |  505  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Trois Français sur quatre seront au rendez-vous des soldes. Mais leur budget consacré à l'achat de mode à prix cassés est en baisse. Les enseignes rivalisent pour préempter leurs dépenses.

A huit heures du matin pétantes mercredi, Sylvia Pinel donnera le coup d'envoi des soldes de l'été 2012 à Paris, dans les grands magasins Galeries Lafayette et Printemps du boulevard Haussmann. La ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme devrait ainsi saluer le début de cette grand'messe des prix cassés. L'ambiance ne sera pourtant pas à la fête.

Des ventes en recul de 17 % en avril

Depuis quatre ans, les ventes de mode et d'habillement se portent mal en France. Elles ont chuté de 3 % en 2011. Depuis le début de l'année 2012, elles demeurent en berne. Pire : en avril, le chiffre d'affaires des enseignes a chuté de 17 % en moyenne, selon le baromètre de l'Institut Français de la mode. En mai, selon des données provisoires, le repli se chiffrerait à 5,3 % dans les hypermarchés et à 4,5 % dans les chaînes de grande diffusion. Les ventes de chaussures sont également en pleine déprime : - 6,3 % au mois de mai, portant à - 6,4 % le recul du marché français depuis le début de l'année 2012, selon le Syndicat National du commerce succursaliste de la chaussure.

Un budget de 223 euros

Dès lors, les stocks sont au plus haut. Pour les écouler, toutes les enseignes accorderont de grosses remises dès le premier jour des soldes. Entre elles, c'est une course de vitesse. Car, 77 % des Français ne veulent pas manquer ce rendez-vous bi-annuel des soldes, selon un sondage réalisé par Ipsos Logica Business Consulting. Mais - hélas - ils compriment leur budget : ils n'envisagent que d'y consacrer 223 euros, contre 259 euros l'an dernier. Dès lors, toutes les enseignes veulent, avant leurs concurrents, capter l'essentiel de leur budget. Beaucoup, dont Kookaï et Princesse Tam Tam, ont déjà organisé des ventes privées avant le jour J du mercredi 27 juin. Ce fût souvent à des taux de remise 50 % comprables à ceux pratiqués le premier jour des soldes.

Le web, ce grand rival

Certaines enseignes espéraient même pouvoir étendre leurs horaires d'ouverture pour accueillir leurs clients au mieux, en soirée, dans les premiers jours des soldes. Les Galeries Lafayette et le BHV en seront pour leurs frais. Le tribunal de grande instance de Paris vient de leur interdire d'étendre leurs horaires d'ouverture à 22 heures, à Paris, respectivement boulevard Haussmann et rue de Rivoli. Leurs clients parisiens risquent dès lors, au soir du mercredi 27 juin, de se ruer devant leur ordinateur pour "faire les soldes" sur internet. Ouvert 24 heures sur 24 heures, le web où toutes les marques sont désormais vendues est, plus que jamais, un rival redouté.

Pour preuve : près de 40 % des Français sont désormais prêts à acheter des chaussures en solde sur internet, selon un sondage Ifop réalisé pour le Spartoo.com. Ils n'étaient que 30 % l'an dernier. Le site de vente en ligne de chaussures se prépare à un énorme rush : trois à quatre millions de visiteurs uniques sont attendus au premier jour des soldes. Parmi eux, figurent probablement, une bonne proportion de clients des grands magasins.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/02/2014 à 16:44 :
Will I have to work on Saturdays? http://blondeaquitaine.be/buyflovent/ nasal spray fluticasone identifying and analyzing emerging issues, technology,
a écrit le 06/07/2012 à 17:07 :
Les soldes : je passe mon tour pendant 5 ans et le reste de l'année aussi, sauf absolue nécessité
Réponse de le 06/07/2012 à 17:15 :
il faut mettre vos économies sous le matelas pour ne pas que Flambeur ne les pique
a écrit le 06/07/2012 à 13:38 :
Vous dites que l'on compte 5 millions de chômeurs et 8 millions de pauvres. Alors quelle conclusion? Nous sommes dans une société qui fabrique non pas du bonheur pour la société, mais du malheur. Cela fait 50% de la population active... et quand on voit le niveau de vie qui part à la baisse, on ne peut que souhaiter une révolution contre l'administration.
Réponse de le 06/07/2012 à 17:11 :
ne serait ce pas 8 millions de pauvres DONT 5 millions de chômeurs? sinon il faut ajouter les 6 millions de mal nourris et les 10 millions de mal logés, ça ferait 29 millions plus les abonnés au gaz et les détenteurs d'une carte de paiement
Réponse de le 06/07/2012 à 17:13 :
et les 15 millions de mal soignés, les 7 millions de malpropres et les 21,5 millions de mal-élevés
a écrit le 27/06/2012 à 14:55 :
Levez les bras avec un peu de chance la chemise est encore dans le pantalon; les soldes portent bien leur nom; Tous les invendus de l'année car avec pas mal de défauts, de qualité indiscutable après un nettoyage ou à des tailles trouvées dans les bas de la courbe de gauss;
a écrit le 27/06/2012 à 6:53 :
De toute façon, y'en a marre de tout ce bazar de choses inutiles.
Réponse de le 27/06/2012 à 10:49 :
Exact; La société de super consommation atteint ses limites.
A moins d'être collectionneur, on n'a pas le temps d'user ses vêtements. Les placards débordent. Et plus ça va, plus c'est moche.
a écrit le 27/06/2012 à 0:20 :
Peut-être devrais-je expliquer "nos" revendications : une mode unique ne peut pas rendre élégant.e.s tous les humains. Certaines morphologies portent mieux la taille haute et le bustier court par exemple.
De nombreux hommes ne sont pas longilignes et ne peuvent pas porter les chemises presque moulantes de la marque Manoukian par exemple.
a écrit le 27/06/2012 à 0:17 :
J'oubliais : il faudrait aussi fabriquer plus de vêtements dans les tailles les plus courantes des femmes (36 à 40, chaussures en 37 à 39) et des hommes car là aussi, il y a du chiffre d'affaire à augmenter pour les capitalistes qui voudront bien penser aux client.e.s qui refusent de se précipiter sur les nouveautés et les 1ers jours des soldes.

Bref, pensons aux slow-consumers.
a écrit le 27/06/2012 à 0:13 :
Quand les fabricants de vêtement se décideront à offrir un vrai choix aux client-e-s au lieu de ne leur proposer que ces chiffons à la mode (depuis la mode "grunj"), il y a plein de client-e-s qui seront ravi.e.s de trouver enfin des vêtements qui leur conviennent : pantalons, jupes, shorts, etc. taille HAUTE, tops non transparents et non moulants mais légèrement cintrés (pour les femmes) s'arrêtant entre la taille et le haut des hanches (t-shirts basiques 100 % coton de couleur unie et d'épaisseur de qualité comme chez Esprit, chemises et chemisiers...), chaussures en demi-tailles, en plusieurs largeurs (comme aux US ?) SANS talon (modèles basiques en cuir ou coton), etc.
A bons entendeur.se.s ... MERCI !
Réponse de le 27/06/2012 à 10:47 :
Tout à fait d'accord avec vous. Il devient de plus en plus difficile de s'habiller correctement. Tout ce qui est proposé est de la vraie 'cochonnerie" à trois francs six sous. Pas d'allure, pas de tissu qui se tient, rien. Pourquoi dépenser de l'argent pour ressembler à rien ?
Du côté des chaussures, il faudrait que ce qui les dessinent, pensent à celles qui les mettent. Comment tenir une journée avec des talons aussi hauts ? Je ne vois personne qui en porte.
Ne peut on concevoir une mode jolie, agréable à porter, qui embellirait vraiment les femmes ? on se pose des questions.
Réponse de le 27/06/2012 à 12:55 :
Si les designers de chaussures et de vêtements sont issus de la même école que les designers des voitures françaises, vous êtes mal barré(e)s !!
a écrit le 27/06/2012 à 0:07 :
test
a écrit le 26/06/2012 à 18:47 :
Il va de soi que les travailleurs pauvres, au nombre de plus de 8 Millions et les 5 Millions de chomeurs, ne risquent pas de pouvoir profiter des soldes pour consommer, diable, ils ont déjà du mal à s'alimenter et et ne peuvent plus se soigner pour un grand nombre d'entre eux. QUEL DéCLiN notre France !!!
Réponse de le 26/06/2012 à 19:22 :
en effet, les travailleurs pauvres ont moins accès aux soins que les allocataires de la cmu, c'est dire.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :