Après Grand Frais, Prosol à la conquête des villes avec mon-marché.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Prosol compte ouvrir plus d'une vingtaine de magasins en ville d'ici 2030.
Giulietta Gamberini
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Prosol compte ouvrir plus d'une vingtaine de magasins en ville d'ici 2030.
Giulietta Gamberini
Au centre, des étales couvertes de kiwis, poires, laitues... Autour, des rayons de fromages, charcuteries, poissons... A Puteaux (92), le deuxième point de vente physique du site de courses en ligne Mon-marché.fr ouvre ce mercredi en grande pompe. L'objectif : offrir à la population de cette ville aux abords de Paris la possibilité d'acheter physiquement, exactement là où se trouvait déjà l'atelier de préparation des commandes, les produits qu'ils ne pouvaient jusqu'à maintenant se procurer qu'online. « La demande était là : certains venaient déjà frapper aux portes de l'atelier », assure Jean-Paul Mochet, président de Prosol, la société qui a lancé Mon-marché.fr en 2020.
En 2024, le succès d'une première ouverture d'un magasin physique de Mon-marché.fr dans le 15e arrondissement de Paris avait déjà confirmé l'appétence des citadins pour le concept que ce distributeur a élaboré déjà il y a 35 ans, lorsqu'il a lancé son enseigne la plus connue, Grand Frais.
Son élément central : la sélection et l'achat direct de ses produits auprès de quelque 700 producteurs, sans intermédiaires, ainsi qu'une grande attention aux temps et aux conditions de leur transport et de leur conservation. Au fil des années, quelques transformations, très limitées, sont venues s'ajouter à cette formule, soit pour améliorer la qualité de l'offre (mûrissage des fruits, affinage de fromages), soit pour l'adapter à de nouvelles demandes (découpe et conditionnement des fruits), soit pour élaborer quelques produits nouveaux (beurres aromatisés par exemple).
À lire également
L'approche permet de maximiser la qualité et la fraîcheur des produits vendus estime l'enseigne. Mais aussi d'en contenir le gaspillage et les prix, et de partager entre moins d'acteurs la valeur ajoutée ainsi créée. « Nous pratiquons des prix médians par rapport à ceux de notre concurrence, voire inférieurs dans les grandes villes. Et nous entretenons des relations décennales avec nos fournisseurs, avec lesquels nous convenons de cahiers des charges spécifiques », assure Jean-Paul Mochet, alors que le monde agricole accuse régulièrement la guerre de prix entre distributeurs d'être la principale source de ses mauvais revenus.