« Dark stores » : le gouvernement reçoit les élus pour tenter d'éteindre la polémique
César Armand
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Un « dark store » de la startup Getir.
Reuters
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Un « dark store » de la startup Getir.
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C'est une énième réunion qui doit se tenir ce 6 septembre en fin de matinée au ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, boulevard Saint-Germain à Paris. Le ministre de la Ville et du Logement Olivier Klein et la ministre des PME, du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme Olivia Grégoire doivent « poursuivre» avec les associations d'élus la consultation sur la réglementation des « dark stores », ces magasins fermés au public, spécialisés dans la préparation des livraison de produits de consommation courante commandés sur internet.
Depuis la tenue des « Assises du commerce » organisés par le gouvernement en décembre 2021, les maires des grandes villes montent au front contre ces anciens locaux commerciaux reconvertis en entrepôts de stockage - « dark stores » - ou en cuisine centrale - « dark kitchens », ces restaurants sans client, spécialisés dans les livraisons de repas. Il en existerait entre 60 et 100 à Paris et 1.000 sur la France entière. Les édiles les accusent de dévitaliser les quartiers où ils sont implantés et de bousculer leur aménagement du fait de leur activité de logistique urbaine.
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A leur tour, en janvier 2022, les députés Emmanuel Maquet et Sandra Marsaud, président (LR) et rapporteure (Renaissance) d'une mission d'information sur le rôle et l'avenir des commerces de proximité dans l'animation et l'aménagement des territoires, relèvent que « les conséquences de l'apparition des nouvelles formes de consommation que sont les magasins et les cuisines fantômes qui combinent digitalisation et livraison à domicile sont encore mal connues, mais s'agissant des cuisines, l'inquiétude des restaurateurs est réelle ».
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