Livraisons rapides : les "dark stores" bientôt légalisés ? La ville de Paris s'en inquiète
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"Inquiétude" et "incompréhension". Emmanuel Grégoire, premier adjoint PS à la mairie de Paris, chargé de l'urbanisme, a fait part sur Twitter de son désaccord à propos d'"un projet d'arrêté (...) qui légalise de fait les darkstores". "Un simple point de collecte suffira pour être considéré comme un commerce", dénonce-t-il.
Ce texte n'est "pas définitif " et fait l'objet d'une "concertation", assure-t-on dans l'entourage du ministre chargé de la Ville et du Logement Oliver Klein.
La capitale hausse le ton depuis plusieurs mois contre ces lieux ouverts par les acteurs de la livraison rapide de courses à domicile, considérant qu'ils ne respectent pas les règlementations en matière d'urbanisme.
Ces "dark stores" sont considérés par la mairie comme des entrepôts, alors que les locaux dans lesquels ils ont été installés sont le plus souvent des locaux commerciaux. Entrepôts et commerces n'ont pas les mêmes impacts en terme de nuisance et d'animation de quartier. Les riverains se plaignent notamment des nuisances générées, notamment par le va-et-vient des livreurs.
Contacté par l'AFP, Emmanuel Grégoire demande "au gouvernement de suspendre ce projet et de convoquer une réunion de travail spécifique sur ce sujet avec France Urbaine et les grandes villes concernées".
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Selon lui, la capitale compterait désormais une centaine de ces commerces, en plein essor depuis les restrictions de déplacement destinées à endiguer l'épidémie de Covid-19.
Du côté du ministère de la Ville et du Logement, on assure qu'un projet de décret et un projet d'arrêté sont "en cours d'élaboration", notamment pour "mieux encadrer le développement des dark stores, dark kitchen" et "clarifier le statut de ces locaux".
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"Dans les prochaines semaines, le travail d'adaptation du texte et de concertation des acteurs concernés va se poursuivre afin de concilier au mieux les différents enjeux", a-t-on ajouté auprès de l'AFP.
(Avec AFP)
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