En Allemagne, des pétards baptisés "Paris" suscitent la polémique

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Un modèle de fusées et de pétards pour le Nouvel an baptisé ..."Paris". Six semaines après les attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis, le nom de la capitale déployé sur des accessoires pyrotechniques, commercialisés par le discounter Aldi, passe mal outre-Rhin.
"Faux pas marketing" pour le site spécialisé d'actualité des médias Meedia, "faute de goût" pour le Huffington Post Allemagne. Die Welt se montre moins tendre avec l'enseigne de distribution low cost allemande, qui commercialise les produits controversés uniquement dans le sud et l'ouest du pays, chez Aldi Süd : "Aldi se couvre de honte", écrit le journal.
Du côté de la twittosphère, les réactions sont tout aussi vives - "je trouve cela très triste qu'ils l'aient laissé en vente", se désole Sabrina. "Et ensuite? la boîte de pétards 'Damas'?", ironise Sven Westbrock.
Du côté de la direction, on s'étonne de ces réactions. Une porte-parole du discounter, interrogée par l'agence de presse allemande DPA, fait part de sa "surprise", expliquant que les pétards et feux d'artifice pour la Saint-Sylvestre étaient produits des mois à l'avance. La production de la série "Paris" a commencé en février dernier, a-t-elle précisé. À la décharge du discounter, des pétards et fusées aux noms d'autres métropoles mondiales sont également proposés à la vente sur son site tels Séville, Venise, Barcelone, Honolulu ou Toronto.
En Allemagne, pétards et fusées lumineuses font partie de la tradition du 31 décembre. Mais la vente de ces articles est strictement réglementée, et n'a lieu que pendant les trois jours précédant le réveillon.
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L'an dernier les Allemands ont dépensé 129 millions d'euros pour leurs accessoires pyrotechniques de la Saint-Sylvestre, cette année le chiffre d'affaires du secteur est attendu stable, selon la fédération des fabricants.
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