Jeux olympiques : un boost pour la grande consommation
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Dans la capitale, les ventes de produits de grande consommation ont augmenté de 11 %. (Photo d'illustration)
Reuters
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Dans la capitale, les ventes de produits de grande consommation ont augmenté de 11 %. (Photo d'illustration)
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Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont non seulement transformé le paysage de la ville, mais ont aussi eu un impact considérable sur l'économie locale, en particulier sur les ventes de produits de grande consommation.
Selon une étude de NielsenIQ parue ce lundi, les deux premières semaines de l'événement ont entraîné une augmentation notable des ventes de produits alimentaires, d'entretien, et d'hygiène, ainsi que des produits frais en libre-service.
Dans la capitale, les ventes de produits de grande consommation ont augmenté de 11 % par rapport à l'année précédente, tandis que dans la Petite Couronne, l'augmentation a été de 8,3 %. En comparaison, l'augmentation nationale totale a atteint 4,4 %.
Cette tendance est également visible dans les grands et moyens magasins de la région, qui ont enregistré des ventes de 482 millions d'euros durant les Jeux, contre 459 millions l'année précédente à la même période.
Les magasins de proximité n'ont pas été en reste, avec une augmentation de 7,9 % des ventes dans Paris intra-muros et de 4,5 % en banlieue.
Les produits de consommation ont vu des hausses particulièrement marquées dans certaines catégories. Les boissons ont connu des augmentations substantielles : +50 % pour les eaux plates, +51 % pour les boissons sans alcool et même +59 % pour les eaux gazeuses.
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Les glaces ont cependant dominé le marché avec une hausse spectaculaire de 100 %. Selon NielsenIQ, « les marques de liquides sont celles qui ont le plus profité du combo JO/météo », avec des augmentations notables pour San Pellegrino (+76 %), Cristalline (+59 %), et Vittel (+65 %). Magnum, du côté des glaces, a enregistré une hausse de 87 %.
Les Jeux Olympiques ont également eu un effet stimulant sur le secteur des services. Selon les premières données de l'enquête PMI de S&P Global et de la Hamburg Commercial Bank (HCOB), le secteur des services, qui représente environ 6 % du PIB français, a connu une progression en juillet. Norman Liebke, économiste à HCOB, a commenté :
Pourtant, certains économistes mettent en garde contre une interprétation excessive des chiffres positifs. Pierre Rondeau, économiste du sport, a exprimé des réserves :
La Banque de France anticipe une augmentation significative du PIB au troisième trimestre, estimant que les Jeux pourraient ajouter jusqu'à 0,25 % à la croissance. Cependant, cet effet est prévu pour être temporaire. L'Insee estime que la croissance pourrait atteindre 0,5 % au troisième trimestre mais prévoir une contraction de 0,1 % au quatrième trimestre.
Olivia Grégoire, ministre des Entreprises et du Tourisme démissionnaire, a ainsi affirmé :
Selon elle, « les dépenses touristiques à Paris ont explosé, avec une augmentation de 159 % dans les théâtres et musées et 42 % dans les supermarchés et épiceries. »
L'effet des Jeux Olympiques pourrait s'étendre au-delà de l'événement lui-même. Les études prévoient des retombées économiques jusqu'en 2035, notamment grâce à un boost dans le secteur du tourisme.
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Malgré un impact positif à court terme, l'incertitude économique demeure. François Asselin, président de la Confédération des PME, a ainsi déclaré à l'AFP : « avant les Jeux, les marchés liés aux infrastructures soutiennent l'activité. Pendant les JO, les prestations fournies apportent des bénéfices aux entreprises concernées. Après l'événement, le "soft-power" de la France sera crucial pour déterminer les retombées économiques à long terme. »
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