Greenpeace pousse Leclerc à s'engager dans la lutte anti-pesticides

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L'opération #Leclercobscure de Greenpeace aboutit à des promesses. L'ONG a levé mardi soir le blocage de la Socamil, centrale d'achat du groupement E.Leclerc située près de Toulouse, qui avait duré une vingtaine d'heures. Une décision prise après l'engagement formulé par l'entreprise de "réduire fortement l'usage des pesticides dans l'agriculture".
La centrale a indiqué dans un communiqué son intention de réunir adhérents, responsables qualité et producteurs locaux au sein d'un comité qui rencontrera des représentants de l'ONG "afin d'élaborer ensemble un plan d'action" visant à ce que les achats de la centrale privilégient les produits sans pesticide.
Il s'agirait de mettre en place un groupe similaire à celui qui existe en Bretagne, dans la centrale Scarmor.
Greenpeace a lancé mi-octobre une campagne contre l'usage des pesticides dans l'agriculture, dénonçant leurs conséquences sanitaires et environnementales. Une campagne qui vise d'abord E.Leclerc à travers notamment des déploiements de banderoles, des mobilisations de militants, comme lors d'une opération au rayon fruits et légumes d'une grande surface de Nancy.
Pendant le blocage, mardi 26 octobre, l'association a reçu une convocation au tribunal de grande instance (TGI) de Toulouse pour répondre de l'impossibilité pour les camions d'entrer et sortir du site.
Greenpeace, qui a envoyé des questionnaires à l'ensemble des grands distributeurs sur l'utilisation des pesticides, reprochait notamment son manque de transparence au numéro un du marché.
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La campagne "visant l'enseigne nationale Leclerc et l'ensemble des enseignes de la grande distribution continuera tant que des engagements concrets n'auront pas été pris afin de réduire l'usage des pesticides dans l'agriculture", a indiqué à l'AFP Anaïs Fourest, responsable de l'agriculture chez Greenpeace.
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