Les syndicats du commerce parisien remontent au créneau. Une partie des représentants des salariés des grands magasins et de quelques grandes enseignes appellent à manifester le 15 septembre contre les implications de la loi Macron sur l'ouverture dominicale des magasins. Ils se sont réunis ce mercredi quelques semaines après la diffusion des projets de décret d'application concernant les zones touristiques internationales (ZTI). Dans ces quartiers, dont le caractère touristique "international" est parfois contesté, les magasins pourront ouvrir 52 dimanches par an, contre 5 actuellement.
La dérogation au principe du repos dominical concernera également d'autres "zones touristiques" en France. Mais aussi les "zones commerciales" - qui remplaceront les PUCE - les anciens "périmètres d'usage de consommation exceptionnelle" et de certaines gares. Les magasins pourront en outre y ouvrir plus tard le soir.
Pour les magasins souhaitant ouvrir le dimanche dans ces lieux, la loi prévoit que des accords de branche ou des accords professionnels au sein des entreprises encadrent les compensations prévues par la loi. Ce, dans les six mois suivants la promulgation de la loi, donc avant le 6 février 2016. L'article L3132-25-3, dispose plus spécifiquement:
Il est en outre censé prévoir des "mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés privés du repos dominical".
Des éléments jugées insuffisants pour garantir le respect de l'équilibre entre vie privée et vie professionnelle, un libre choix du travail dominical, ou même une compensation suffisante aux yeux de certains représentants syndicaux. Dans certaines grandes enseignes parisiennes, c'est par exemple le statut du treizième mois qui pose problème, selon plusieurs sources.
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Le collectif Clic-P, à l'origine de d'une série d'actions juridiques contre l'ouverture de magasins de bricolage le dimanche ou contre l'ouverture nocturne du magasin Séphora, prévoit de nouvelles offensives.
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La loi Macron se voit par ailleurs attaqué sur le front politique. Anne Hidalgo, la maire de de Paris, compte même "prochainement" solliciter l'avis du Conseil de constitutionnalité. Dans une lettre adressée le 4 septembre au ministre de l'Economie et dont des extraits ont été diffusés par l'AFP, elle écrit:
Au sein du PS, elle a reçu le soutien de la Maire de Lille, Martin Aubry, à ce propos.
(article mis en ligne le 08/09/2015 à 10:39, mis à jour à 12h30)
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