Titres-restaurant : les supermarchés grappillent encore du terrain
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Au troisième trimestre 2024, seul 40% du flux financier des titres-restaurant est allé dans la poche des restaurateurs.
Yves Forestier
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Au troisième trimestre 2024, seul 40% du flux financier des titres-restaurant est allé dans la poche des restaurateurs.
Yves Forestier
Les salariés utilisent de plus en plus leurs titres-restaurant pour faire leurs courses... Et de moins en moins pour aller au restaurant. C'est la conclusion des derniers chiffres de la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR), diffusés la semaine passée, et que La Tribune a pu consulter.
Au troisième trimestre 2024, seuls 40% du flux financier est allé dans la poche des restaurateurs (-0,1% par rapport au deuxième trimestre), contre 28% (-0,5%) dans celle des assimilés (métiers de bouche) et 31,3% (+0,5%) dans celle des grandes et moyennes surfaces (GMS). Pour rappel, au quatrième 2022, ce flux financier atteignait à 46,5% pour les restaurateurs, à 30,4% pour les assimilés et à 22,4% pour les supermarchés.
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Ces chiffres interviennent alors l'Assemblée nationale a récemment adopté la prolongation - jusqu'à fin 2026 - de la dérogation qui permet d'utiliser les titres-restaurant pour acheter tous les produits alimentaires. Romain Vidal, représentant des restaurateurs et assimilés à la Commission nationale décrit une « évolution constante » depuis la mise en place de cette dérogation en 2022.
