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Titres-restaurants : leur utilisation en supermarché incertaine dès janvier

latribune.fr

Publié le 10 décembre 2024 à 06:33 - Mis à jour le 10 décembre 2024 à 06:33

Il pourrait devenir impossible d'utiliser ses titres-restaurants en supermarché dès le 2 janvier 2025. (Photo d'illustration)

Il pourrait devenir impossible d'utiliser ses titres-restaurants en supermarché dès le 2 janvier 2025. (Photo d'illustration)

Reuters

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Payer avec ses titres-restaurants au supermarché pourrait ne plus être possible après le 1er janvier 2025 en raison de la chute du gouvernement Barnier, a affirmé lundi la secrétaire d’Etat démissionnaire à la consommation Laurence Garnier.

C'est l'une des nombreuses conséquences de la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les « tickets resto » qui permettent aujourd'hui à 5,4 millions de salariés en France d'acheter en supermarché certains produits alimentaires - nécessitant une préparation farine, pâte, riz, viande -, pourraient devenir inutilisables en grande surface après le 1er janvier.

« Cette dérogation, qui était permise par la loi, (...) ne sera plus possible à partir du 1er janvier », a jugé lundi Laurence Garnier, la secrétaire d'Etat démissionnaire à la consommation, interrogée par France Bleu.

« Les Français ne pourront plus utiliser leurs titres-restaurants dès le 2 janvier 2025 pour leurs courses de farine, beurre, huile et tous les produits alimentaires non directement consommables », a-t-elle affirmé lundi sur X. « Moins de pouvoir d'achat grâce au Rassemblement national allié à l'extrême-gauche », a-t-elle encore déploré.

Calendrier trop serré

Une prolongation de deux ans de cette échéance avait été votée fin novembre par l'Assemblée nationale, mais doit être confirmée par un vote au Sénat. Or, la Commission des affaires sociales du Sénat n'a prévu d'examiner cette prolongation mercredi qu'à une seule condition : qu'un gouvernement ait été nommé à cette date. Un calendrier trop serré, selon Laurence Garnier. Emmanuel Macron poursuivant ses consultations à l'Elysée ce mardi.

La restriction de l'utilisation des titres-restaurants risque d'intervenir à un moment où les ménages paient de plus en plus avec en supermarché. Et ce, comme en attestent les derniers chiffres de la Commission nationale des titres-restaurant : au troisième trimestre 2024, 31,3% du flux financier généré par les titres-restaurants est allé aux grandes et moyennes surfaces. C'est près de 10 points de plus par rapport à la fin de l'année 2022.

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Des restaurateurs contre l'utilisation en supermarché

Si les Français apprécient pouvoir utiliser ce moyen de paiement en supermarché, les restaurateurs, eux, sont vent debout. Cet automne, le patron de l'Umih, Thierry Marx s'était élevé contre la prolongation de la dérogation par le Parlement qu'il qualifiait de « scandale ». Le célèbre cuisinier avait estimé la perte pour les restaurateurs à « 576 millions d'euros » par an.

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« Le titre-restaurant devient un titre alimentaire, il perd définitivement son objet »,s'était aussi désolée mi-novembre Catherine Quérard, la présidente du syndicat patronal des restaurateurs GHR.

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Un changement d'utilisation au profit des grandes surfaces qui inquiète également la Commission nationale des titres-restaurant. Son vice-président, Jean-Michel Rousseau s'était alarmé fin novembre auprès de l'AFP que « si le titre-restaurant est un peu dévoyé de son objet, il y a le risque que la Cour des comptes revienne sur l'exonération » de charges accordée aux employeurs. Pour rappel, les titres-restaurants rapporteraient 845 millions d'euros par an de recettes fiscales et sociales à l'Etat.

(Avec AFP)

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