Titres-restaurants : leur utilisation en supermarché incertaine dès janvier
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Il pourrait devenir impossible d'utiliser ses titres-restaurants en supermarché dès le 2 janvier 2025. (Photo d'illustration)
Reuters
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Il pourrait devenir impossible d'utiliser ses titres-restaurants en supermarché dès le 2 janvier 2025. (Photo d'illustration)
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C'est l'une des nombreuses conséquences de la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les « tickets resto » qui permettent aujourd'hui à 5,4 millions de salariés en France d'acheter en supermarché certains produits alimentaires - nécessitant une préparation farine, pâte, riz, viande -, pourraient devenir inutilisables en grande surface après le 1er janvier.
« Les Français ne pourront plus utiliser leurs titres-restaurants dès le 2 janvier 2025 pour leurs courses de farine, beurre, huile et tous les produits alimentaires non directement consommables », a-t-elle affirmé lundi sur X. « Moins de pouvoir d'achat grâce au Rassemblement national allié à l'extrême-gauche », a-t-elle encore déploré.
Une prolongation de deux ans de cette échéance avait été votée fin novembre par l'Assemblée nationale, mais doit être confirmée par un vote au Sénat. Or, la Commission des affaires sociales du Sénat n'a prévu d'examiner cette prolongation mercredi qu'à une seule condition : qu'un gouvernement ait été nommé à cette date. Un calendrier trop serré, selon Laurence Garnier. Emmanuel Macron poursuivant ses consultations à l'Elysée ce mardi.
La restriction de l'utilisation des titres-restaurants risque d'intervenir à un moment où les ménages paient de plus en plus avec en supermarché. Et ce, comme en attestent les derniers chiffres de la Commission nationale des titres-restaurant : au troisième trimestre 2024, 31,3% du flux financier généré par les titres-restaurants est allé aux grandes et moyennes surfaces. C'est près de 10 points de plus par rapport à la fin de l'année 2022.
Si les Français apprécient pouvoir utiliser ce moyen de paiement en supermarché, les restaurateurs, eux, sont vent debout. Cet automne, le patron de l'Umih, Thierry Marx s'était élevé contre la prolongation de la dérogation par le Parlement qu'il qualifiait de « scandale ». Le célèbre cuisinier avait estimé la perte pour les restaurateurs à « 576 millions d'euros » par an.
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Un changement d'utilisation au profit des grandes surfaces qui inquiète également la Commission nationale des titres-restaurant. Son vice-président, Jean-Michel Rousseau s'était alarmé fin novembre auprès de l'AFP que « si le titre-restaurant est un peu dévoyé de son objet, il y a le risque que la Cour des comptes revienne sur l'exonération » de charges accordée aux employeurs. Pour rappel, les titres-restaurants rapporteraient 845 millions d'euros par an de recettes fiscales et sociales à l'Etat.
(Avec AFP)
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