Travail du dimanche dans les grands magasins : la CFDT bloque l'accord

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La CGT et FO, opposées au texte, auraient de toute façon été en mesure de faire valoir leur droit d'opposition, puisqu'elles représentent plus de 50% (56,44%) des voix aux élections professionnelles.
La CGT et FO, opposées au texte, auraient de toute façon été en mesure de faire valoir leur droit d'opposition, puisqu'elles représentent plus de 50% (56,44%) des voix aux élections professionnelles. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Le syndicat a annoncé mercredi qu'il ne signera pas le texte négocié depuis juin. Faute d'accord de branche, les enseignes devront chacune négocier un accord d'entreprise.

La CFDT ne signera pas le projet d'accord de branche sur le travail dominical dans les grands magasins. Le syndicat a annoncé mercredi 16 décembre avoir pris cette décision, qui bloque de facto l'adoption du texte, déjà rejeté par la CGT et FO.

L'accord, négocié depuis juin et proposé à la signature des organisations syndicales par l'Union des grands commerces de centre-ville (UCV, patronat) jusqu'au 23 décembre, vise à permettre les ouvertures dominicales pour les grands magasins et les principales enseignes de centre-ville situés dans les zones commerciales et touristiques créées par la loi Macron. Sans la CFDT, il ne peut pas recueillir les 30% nécessaires à sa signature.

Faute d'accord de branche, les enseignes (Galeries Lafayette, Printemps, Bon Marché, C&A...) devront chacune négocier un accord d'entreprise.

La CFDT toujours ouverte aux négociations

Pour expliquer sa position, la CFDT mentionne notamment la création d'une "catégorie de travailleurs embauchés avec une obligation contractuelle de travail dominical avec moins de droits", le refus de "tout geste pour deux tiers des salariés concernés, à savoir les personnels de la démonstration, les prestataires et les sous-traitants". Le syndicat évoque aussi "l'exigence" exprimée par l'UCV d'augmenter (de 9 à 15 semaines) les "périodes hautes de modulation" pendant lesquelles les magasins ouvrent plus de 10 heures par jour.

"Nous restons dans une position de négociation si la chambre patronale souhaite remettre le sujet à l'ordre du jour (...) en prenant en compte les points" soulevés, a toutefois précisé le syndicat à l'AFP.

Un plafond de 15 dimanches travaillés par an

Pour essayer d'obtenir un accord, l'UCV avait néanmoins revu à la hausse ses propositions en matière de contreparties salariales. L'accord portait à 100% la majoration de tous les dimanches travaillés, au lieu de la majoration dégressive avancée initialement. L'organisation patronale avait aussi finalement accepté l'attribution d'un repos compensateur pour cinq dimanches ainsi qu'un plafond de 15 dimanches travaillés par an. Le président de l'UCV, Claude Boulle, n'était pas joignable mercredi pour commenter la décision de la CFDT, rapporte l'AFP.

Quant aux autres syndicats, la CFE-CGC Commerce n'a pas encore pris sa décision, a indiqué à l'AFP Jacques Biancotto, son président. La CFTC n'a pas non plus encore fait connaître sa position sur le texte. La CGT et FO auraient de toute façon été en mesure de faire valoir leur droit d'opposition, puisqu'elles représentent plus de 50% (56,44%) des voix aux élections professionnelles.

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Commentaires
a écrit le 18/12/2015 à 9:16 :
Nous avons des syndicats du dernier cri, les cadres et permanents passent avant les travailleurs qui cotisent. Bravo les encartés vont se précipiter
a écrit le 17/12/2015 à 16:03 :
Décidément les syndicats français sont les plus grands prédateurs d'emplois ! Les syndicats tels qu'ils sont en France ne servent à rien et doivent disparaitre car ils ne représentent plus rien.
a écrit le 17/12/2015 à 16:03 :
Décidément les syndicats français sont les plus grands prédateurs d'emplois ! Les syndicats tels qu'ils sont en France ne servent à rien et doivent disparaitre car ils ne représentent plus rien.

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